Joshua Bell Complete Decca RecordingsUn virtuose du nouveau monde avec une musicalité de l’ancien monde : les
enregistrements complets de JOSHUA BELL,
qui signa son 1er contrat à 19 ans pour
Decca, capturant la première décennie de la carrière du violoniste sur disque.
CD 1
PRESENTING JOSHUA BELLCD 2
BRUCH Violin Concerto No. 1CD 3
FAURÉ Violin Sonata No. 1CD 4
CHAUSSON Concert for Piano, Violin and String QuartetCD 5
POÈMECD 6
MOZART Violin Concertos Nos. 3 & 5; Adagio K.261; Rondo K.373CD 7
PROKOFIEV Violin Sonatas Nos. 1 & 2CD 8
SHOSTAKOVICH Piano Trio No. 2CD 9
THE KREISLER ALBUMCD 10
TCHAIKOVSKY Violin ConcertoCD 11
SAINT-SAËNS Violin Concerto No. 3CD 12
PROKOFIEV Violin Concertos Nos. 1 & 2CD 13
BRAHMS Violin ConcertoCD 14
KERNIS Air for violinLa beauté naturelle de sa sonorité était grisante, elle enchanta une dizaine de disques qui firent sa réputation internationale.
Les mélomanes avaient trouvé leur nouveau petit prince du violon. À cet archet
radieux s’ajoutait un profil d’adolescent aussi séducteur que le son ailé de sond’alors,
le « Tom Taylor ».
Bell, le jeune homme maîtrisant avant sa
trentaine tous les grands concertos du répertoire, et déjà le Beethoven,
qu’il se garda d’enregistrer alors. Passé chez Sony
Classical – qui serait bien inspiré de réunir
ses gravures en un joli petit coffret – et armé d’un nouveau ,
le « Gibson »,
il l’enregistrera, un rien gêné par l’accompagnement
historiquement informé de Sir
Roger Norrington.
Que n’eut-il plutôt le concours de Christoph
von Dohnányi : leur Concerto de Brahms est
irrésistible, sommet de cette belle boîte où tout rayonne de simplicité, de
musicalité jusque dans la sombre ardeur des Concertos de Prokofiev,
dont il délivrera également des lectures majeures de deux Sonates avec
le piano percutant d’Olli
Mustonen, partenaire qui l’entraîna vers les Modernes,
jusqu’au Quatuor
pour la fin du Temps.
Mais le charme naturel des phrasés, l’élégance sans
fard du chant, et une certaine manière d’attaquer qui rappelle les grands
anciens le trouve aussi chez lui dans les miniatures de Kreisler (un
plein album), dans la sensualité des Français avec,
côté Seconde
Sonate et Trio Jean-Yves
Thibaudet, guide impeccable, avec plus (Dutoit)
ou moins (Litton)
de bonheur côté orchestre. Son Concert de Chausson,
ses Saint-Saëns,
sa Symphonie
espagnole sans folklore mais jouée avec tant d’esprit, sa Sonate de
Debussy,
son magique Trio de Ravel,
ce Tzigane tenu
loin de tout effet et qui en fait d’autant plus, sont impérissables.
Le brio ne manquera pas pour les Concertos de Walton et
de Barber où
la balance claire réglée par David
Zinman s’accorde à la fulgurance de son archet,
mais il laisse d’abord la place à ce chant élégiaque qui met au Barber plus
d’ombres, plus de nostalgie.
Cet art si pur est à son comble pour un album Mozart (Concertos No.
3 et No.
5, Adagio, Rondo)
subtilement accompagné par Peter
Maag, rencontre magique restée hélas sans
lendemain, qui fait pleurer les autres Concertos,
mais aussi les Sonates,
jamais gravées.