La Dolce Volta LDV42
Enregistrement du 4 juillet 2017
Salle Philharmonique
2018
Gary Hoffman, violoncelle
Orchestre Philharmonique Royal de Liège
Christian Arming
Ernest Bloch : Schelomo, Rhapsodie Hébraïque pour violoncelle et orchestre
- Lento moderato 9’04
- Allegro moderato 5’36
- Andante moderato 8’33
Edward Elgar : Concerto pour violoncelle, op.85
- Adagio – Moderato 7’39
- Lento – Allegro molto 4’37
- Adagio 4’53
- Allegro – Moderato – Allegro, ma non troppo 11’12
Pour sa première collaboration avec le label français La Dolce Volta, l’Orchestre
Philharmonique Royal de Liège enregistre cette semaine deux œuvres
concertantes pour violoncelle avec le soliste Gary Hoffman : le Concerto pour violoncelle d’Elgar (1919) et Schelomo de Bloch (1916),
sous la direction de Christian Arming. Deux œuvres majeures du répertoire concertant pour violoncelle, liées au contexte de la Première Guerre mondiale ; la sortie est prévue pour l’automne 2018.
Professeur à la Chapelle Musicale Reine Élisabeth depuis 2011, Gary Hoffman a déjà enregistré pour La Dolce Volta l’intégrale de l’œuvre pour violoncelle et piano de Mendelssohn, avec David Selig. Ce disque avec l’OPRL sera son
deuxième enregistrement concertant.
La direction artistique de l’enregistrement est confiée à Jean-Marc Laisné, qui connait bien la Salle Philharmonique pour y avoir enregistré, notamment, les disques Ravel / Schulhoff et Franck / Chausson de l’OPRL avec Louis Langrée (2005),
mais aussi un disque de musique de chambre avec Gary Hoffman et Claire Désert (La Dolce Volta, à paraître).
Élu « label de l’année » par Classica (2013), La Dolce Volta privilégie la qualité sur la quantité depuis son lancement en octobre 2011. Le label publie maximum 6 albums par an,
fruits d’une relation particulière entre les interprètes et les musiques enregistrées.
Les musiciens disposent d’une carte blanche éditoriale. La Dolce Volta promeut le disque comme un objet « physique », un objet d’art en édition limitée.
Parmi ses interprètes, citons Menahem Pressler, Roger Muraro, Philippe Bianconi, Philippe Cassard, Pascal Amoyel, ou encore les Quatuors Talich et Hermès.
La Dolce Volta assurera aussi à partir de l’automne 2018 la commercialisation et la distribution du livre-disque « Comptines. L’orchestre raconte… » édité par
l’OPRL en mai. www.ladolcevolta.com
Jacqueline du Pré du fervent et passionné Concerto pour violoncelle, composé en
1919 par Edward Elgar à l’âge de 62 ans. Sans aucun doute contribua-t-elle à
propulser au- delà de la seule sphère anglaise cet authentique et singulier
chef-d’œuvre. Sans doute également peut-on à juste titre reconnaître qu’au fil
du temps, d’autres instrumentistes ont apporté leur lecture souvent magnifique
mais distincte.
La démonstration nous en est fournie avec la version de Gary Hoffman réalisée
aux côtés de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège et de son Directeur
musical Christian Arming. Elle se distingue ici par sa musicalité et sa chaleur.
Ernest Bloch commentait ainsi les dernières pages deSchelomo : « Cette œuvre est
la seule de mon catalogue qui s’achève sur une totale négation, mais le sujet
l’exige ». Le sujet et l’époque ! Écrite au cœur de la Grande Guerre de 14-18,
cette rhapsodie judaïque est tout entière résumée, dans son approche
philosophique, par la maxime de Salomon « Vanité des vanités, tout n’est que
vanité ». Elle résonne aujourd’hui comme l’écho amer que Bloch percevait,
réfugié dans son exil américain, des tueries qui ensanglantaient l’Europe. Une
parabole à la fois biblique et inscrite dans l’Histoire du XXe Siècle.
Gary Hoffman et Christian Arming détaillent ici la partition avec une souplesse
et une sensualité presque improvisées : une grande réussite ! Voici l’occasion
de (re) découvrir la musique d’Ernest Bloch, qui affirma toute sa vie dans sa
musique ses racines hébraïques.