Project Paloma Vol. 1
Second World War Masterpieces for Flute & Piano
Records ZEF 9682

Emily Beynon (Flute), Andrew West (Piano)
Recording: 26 & 27 August 2020 at the Zeeuwse Concertzaal, Middelburg (NL)
Total time: 54’03
Release 24.5.2022

 

; Volume 1: the pre-war years, unrest...

The first disc of the Project Paloma series starts with the music of five composers who were writing in the shadow of the rising political tensions in Europe.

We begin with Frank Martin’s darkly dramatic, turbulent ‘Ballade’, written for the Geneva International competition on the very brink of the war in 1939.

Carl Frühling’s ‘Fantasy’ from a decade earlier was discovered in a Vienna library some seventy after its composition, its dusty cover chillingly marked with the letter J contained within a Star of David and the word “verboten”.

Boris Blacher’s music was banned by the Nazis for its “degenerate” artistic style. This short sonata in the dry, spare idiom typical of the Berlin avant-garde, exudes a defiant lightness.

The three solo piano pieces by Hans Gál are also light, even schmaltzy; the lush sweetness maybe a refuge from the horrors around or perhaps looking back to a vanished world.
In the year they were written their composer was summarily ousted as director of the Mainz conservatory due to his Jewish heritage.

Paul Hindemith completed the Sonata for Flute and Piano in 1936 before resigning from his post at the Berlin Hochschule.
The Nazi regime forbade the premiere performance in Berlin and it was instead premiered by Georges Barrère in Washington the following year.

 

Il est difficile de surestimer l'influence que le Conservatoire de Paris a eue sur la pratique de la flûte dans le monde entier. La nomination de Gaston Crunelle au poste de professeur en 1941 (poste qu'il a occupé jusqu'en 1969) a marqué le début d'une période particulièrement féconde pour la classe de flûte.
Il a commandé les quatre duos de ce CD comme Morceaux de concours pour les étudiants du Conservatoire, et chaque œuvre lui a été dédiée.
Les sonatines de Dutilleux et de Sancan sont des œuvres souples et subtiles, qui mettent l'accent sur une ligne souple et une texture claire, tandis que la Bozza exerce d'abord un charme ombrageux et exotique avant de nous laisser partir vers un final plus lumineux et enjoué.
Jolivet disait que son Chant de Linos était inspiré des cris et des lamentations funèbres de la mythologie grecque. La qualité rituelle et païenne de sa force rythmique est complétée par des sections sombres et tendues, pleines de dissonances harmoniques.
La guerre réelle, en dehors du cabinet de travail du compositeur, éclate à chaque pas. En revanche, Messiaen, qui contemple l'enfant Jésus de vingt manières différentes, souligne la beauté éternelle et le calme dont l'homme dispose encore. Ses oiseaux sonnent affairés, mais leur gazouillis innocent est intemporel et immuable ; et l'exaltation dans le cœur de la communion de Marie avec Dieu est entourée au début et à la fin par la représentation musicale de son amour.