
Karl Weigl (1881-1949)Lina Johnson, soprano
Oliver Triendl, piano
Jenaer Philharmonie
Simon Gaudenz, direction
Trois mélodies pour soprano et orchestre
Rhapsodie pour orchestre à cordes
Concerto pour piano en fa mineur, op. 21
Les chansons orchestrales du compositeur viennois et romantique tardif Karl
Weigl, aujourd’hui presque oublié, datent de 1916, tandis que la Rhapsodie pour
orchestre à cordes remonte au sextuor à cordes composé en 1906,
mais n’a été composée avec le Concerto pour piano qu’en 1931 et, comme ce
dernier, révèle un développement progressif et pourtant complètement organique
et naturel.
Il n’y a ni changement radical de direction ni signes de stagnation dans le
travail de Weigl.
Nous pouvons peut-être mieux voir où Weigl devait être placé dans la nouvelle
musique des années vingt du fait que le prix de composition de la ville de
Vienne en 1925 a été décerné à quatre artistes éminents: Karl Weigl, Franz
Schmidt, Alban Berg et Anton Webern.
Weigl n’a jamais atteint les extrêmes dissonants de l’expression avec son
langage comme l’a fait Alban Berg, mais les œuvres de ce CD montrent qu’il s’est
souvent aventuré jusqu’aux limites de sa portée auto-imposée.
Le Concerto pour piano est l’œuvre la plus inhabituelle et la plus originale de
ce CD et illustre la transition du langage séduisant des premières œuvres
viennoises de Weigl à un ton plus puissant et défini.