Milken Archives Volume 04: Digital Album 13Organ Music for the Synagogue Barbara Harbach, Organ Calvary Church, Charlotte, North Carolina February 1993 Length: 72:51 Release Date: February 3, 2015 |
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| Organ Preludes Prelude No. 1 Prelude No. 2 Prelude No. 3 Prelude No. 5 |
Bloch, Ernest |
2:51 2:00 2:13 2:30 |
| Prelude | Richards, Stephen | 4:20 |
| Theme and Variations | Kosakoff, Reuven | 3:03 |
| Variations No. 1 on Yigdal | Kohs, Ellis | 3:37 |
| Mosaic Horizons | Strassburg, Robert | 6:23 |
| Wedding March No. 3 | Bloch, Ernest | 3:52 |
| Nine Preludes
Prelude No. 1 Prelude No. 4 Prelude No. 7 Prelude No. 9 |
Milhaud, Darius | |
| Processional | Fromm, Herbert | 3:41 |
| Gratitude and Praise | Isaacson, Michael | 4:41 |
| Silent Prayer | Starer, Robert | 1:47 |
| Benediction | Starer, Robert | 1:24 |
| The Lord of All | Adler, Samuel | 2:23 |
| Pastoral Invocation | Ben-Amots, Ofer | 7:58 |
| The Q Anthem | Ben-Amots, Ofer | 7:09 |
Il existe une hypothèse communément admise que l’adoption de l’orgue dans le culte de la synagogue américaine était un acte d’assimilation. C’est-à-dire que pour paraître plus américaines, les synagogues cherchaient à faire en sorte que leur musique ressemble davantage à celle de leurs compatriotes chrétiens. Deux parutions de 2012 de la Milken Archive of Jewish Music présentaient de la musique liturgique juive de la congrégation réformée américaine du milieu à la fin du 19esiècle jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale, et étaient accompagnées d’un essai en ligne détaillé démontrant qu’il s’agissait d’une décision esthétique consciente plutôt que d’une décision assimilatrice. Avec la sortie de Organ Music for the Synagogue (album 13 du volume 4 : Cycle of Life in Synagogue and Home), les archives Milken se concentrent sur certains des points culminants du répertoire depuis l’adoption de l’instrument il y a environ deux siècles.
Parmi les joyaux inclus ici figurent un ensemble de six préludes d’Ernest Bloch et quatre d’un ensemble de neuf de Darius Milhaud. Celles de Bloch ont été composées en 1949, une année autrement improductive qui n’a pas vu grand-chose d’autre de la part du compositeur que le premier enregistrement de son Avodat Hakodesh, dont la version la plus célèbre a été publiée par les archives Milken en janvier de cette année et qui sera bientôt suivie d’un court documentaire vidéo mettant en vedette Robert Merrill, qui a joué sur cet enregistrement. Les quatre préludes de Milhaud ont été extraits d’un ensemble plus vaste qu’il a composé en 1941 alors qu’il venait d’arriver en Californie en provenance de la France occupée par les nazis. Adaptés d’une musique de scène précédemment composée pour une pièce de théâtre, les préludes sont basés sur des mélodies provençales et troubadour de la période médiévale française, mais témoignent de l’approche unique de Milhaud en matière de contrepoint. Par coïncidence, les deux compositeurs ont passé beaucoup de temps dans la région de San Francisco et ont tous deux composé d’importants services sacrés pour son temple Emanu-El.