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Musique dans la Clandestinité

Copyright © 1999-2024
Claude Torres
Montpellier
France

France

La vie musicale sous Vichy
Sous la direction de Myriam Chimènes

Editions Complexe (2001)
Collection : Histoire Culturelle
ISBN : 978-2-87027-864-2
Composer sous Vichy
Yannick Simon
éditions Symétrie (Lyon, 2009)
Collection : Perpetuum Mobile
Publié avec le concours de la SACEM
(Bourse des Muses)
ISBN : 978-2-91437-357-9
La musique à Paris sous l'occupation
Myriam Chimènes & Yannick Simon
éditions Fayard / Cité de la Musique
ISBN : 978-2-21367-721-7
Octobre 2013
La Vie intellectuelle et artistique
à Marseille à l'époque de Vichy
et sous l'Occupation (1940-1944)

Jean-Michel Guiraud
Editions CRDP; ISBN : 2-86614-159-2
Jeanne Laffitte; ISBN : 2-86276-340-3
       
 
The Musical Legacy of Wartime France
Leslie A. Sprout
California Studies in 20th-Century Music
ISBN: 978-0-52027-530-0
Mai 2013
La musique au pas
Être musicien, en France, sous l'Occupation

Karine Le Bail

Paris, CNRS éditions
ISBN : 978-2-27106-995-5
Mars 2016
La musicologie française sous l'Occupation
Sara Iglesias
Paris, Maison des Sciences de l'Homme
ISBN : 978-2-73511-618-8
2014
Thèse de doctorat en musicologie,
soutenue le 30 novembre 2011,
Humboldt-Universität zu Berlin / EHESS
Au Nom De L'Art
Exiles, Solidarités et Engagements
Limore Yagil
Fayard (4 mars 2015)
ISBN : 978-2-21368-089-7

Nous, maréchal de France, chef de l'état français, décrétons :

Loi du 3 octobre 1940
Premier statut des Juifs publié le 18 octobre 1940

Art.2. - L'accès et l'exercice des fonctions publiques et mandats énumérés ci-après sont interdits aux Juifs :
6° Administrateurs, directeurs, secrétaires généraux dans les entreprises bénéficiaires de concessions ou de subventions accordées par une collectivité publique,
postes à la nomination du Gouvernement dans les entreprises d'intérêt général.

Loi du 2 juin 1942
Deuxième statut des Juifs publié le 11 juin 1942

Art. 1er- Les Juifs ne peuvent tenir un emploi artistique dans des représentations théâtrales, dans des films cinématographiques ou
dans des spectacles quelconques, ou donner des concerts vocaux ou instrumentaux ou y participer...

La Convention d'Armistice du 22 juin 1940
Elle est signée à Rethondes, en forêt de Compiègne, entre le représentant du Troisième Reich allemand et celui du gouvernement français de Philippe Pétain
C'est un texte bref de vingt-quatre articles, qui contient notamment l'article 19
La France doit livrer les réfugiés politiques allemands ou autrichiens présents sur son sol

 


Willem de Vries
Commando Musik
Comment les nazis ont pillé l'Europe musicale

Traduit par Laurent Slaar
Buchet-Chastel
ISBN : 978-2-283-03198-8
Date de parution : 17/10/2019

Dès leur accession au pouvoir, les nazis ont développé une politique culturelle agressive, qui se poursuivit par des saisies et des pillages en France et dans tous les territoires occupés.
L’organisation Rosenberg (ERR) fut notamment créée en 1940 dans le but d’éliminer la vie culturelle juive dans toute l’Europe, à travers la confiscation des œuvres d’art et des bibliothèques.
C’est dans ce cadre qu’une cellule consacrée à la musique a vu le jour, le Sonderstab Musik (commando « musique »), composée d’éminents musicologues allemands, chargés de localiser des instruments, des partitions, des manuscrits.
Dans cet ouvrage, qui a nécessité plus de dix ans de recherches, Willem de Vries révèle pour la première fois l’organisation de ce commando qui, entre 1940 et 1944,
fit « transférer » vers l’Allemagne plusieurs centaines de milliers d’ouvrages et plusieurs dizaines de milliers d’instruments et de partitions.
Le compositeur Darius Milhaud, les pianistes Wanda Landowska et Artur Rubinstein, le critique musical Arno Poldès, le violoncelliste Gregor Piatigorski
furent parmi les victimes de ces spoliations massives, dont les acteurs, le fonctionnement et l’ampleur sont enfin mis au jour.

Né à Amsterdam en 1939, Willem de Vries est docteur en musicologie. C’est au cours de la rédaction de sa thèse sur « Darius Milhaud et le jazz », entre 1984 et 1991, qu’il a découvert l’existence du commando « musique », auquel il consacra ensuite ses recherches.

 


Au centre : Joseph Kosma - Jacques Prévert © Pierre Jamet, 1947
Joseph Kosma ~ Kozma Jozsef
22 octobre 1905, Budapest
7 août 1969, La Roche Guyon

Quand la guerre intervient, Joseph Kosma, interdit de travail, est assigné à résidence dans les Alpes-Maritimes. Grâce à la complicité de Jacques Prévert et sous des noms d'emprunt, il continue néanmoins à travailler pour le cinéma. Il compose pour deux films marquants de Marcel Carné :
"Les Visiteurs du soir" en 1942, puis, en 1944 - partageant l'affiche de compositeur avec Maurice Thiriet - et "Les Enfants du paradis".
Sous le pseudonyme de Georges Mouqué, il compose également la BO de "Adieu Léonard"
(Pierre Prévert, 1943) et de "Le soleil a toujours raison" (Pierre Billon, 1943). Pour "Une femme dans la nuit" (Edmond Gréville, 1943), il n'apparaît même pas au générique.
Mais la guerre est là… Ses parents sont exécutés en Hongrie. Lui-même, menacé, passe dans la clandestinité : il rejoint le maquis de Thorenc en juin 1944, y est blessé, puis participe à la Libération de Nice.

Après la libération, en 1945, il compose le ballet "Le rendez-vous" argument de J. Prévert, chorégraphie de Roland Petit, où se trouve un thème qui deviendra celui des "Feuilles mortes", "La pantomime Baptiste", complétée des "Enfants du Paradis", jouée par Jean-Louis Barrault au Théâtre de l'Odéon; le ballet "L'Ecuyère" (Yvette Chauviré), l'Oratorio "Les Ponts de Paris" ou "Encore une fois sur le fleuve" poème de J. Prévert, des cantates, la fameuse chanson "Si tu t'imagines" sur des paroles de Raymond Queneau écrite pour Juliette Gréco, de nombreuses et belles musiques de films dont "Juliette ou la clef des songes" de Marcel Carné, prix de la meilleure partition au festival de Cannes l951, l'Opéra "Les Canuts", créé à Berlin en 1959, création à l'opéra de Lyon en 1964 dans une des plus belles mises en scènes de Louis Erlo, des pièces symphoniques, de la musique de chambre et sa dernière œuvre "Les Hussards", qu'il n'entendra, ni ne verra, la mort l'ayant frappé le 7 août 1969, le jour même où il avait mis le point final à cet opéra qui sera créé à Lyon en octobre de la même année pour l'inauguration de "L 'opéra nouveau ".


Françoise Miran
C'est une Chanson
Biographie de Joseph Kosma

L'Harmattan - Collection Cabaret
ISBN : 978-2-34314-579-2
26 décembre 2018

1943
LE SOLEIL A TOUJOURS RAISON

Pierre Billon
Jacques Prévert
(Pseudonyme de Jean Marion et de Georges Mouqué)
ADIEU LEONARD
Pierre Prévert
Jacques Prévert
(Pseudonyme de Georges Mouqué)
1943
UNE FEMME DANS LA NUIT

Edmond T. Gréville
Jacques Prévert
(N'apparaît pas au générique)
1942
Les Visiteurs du Soir

Marcel Carné
Paroles de Jacques Prévert
Démons et merveilles
Le tendre et merveilleux visage de l'amour
La complainte de Gilles

Alain Cuny est doublé par Jacques Jansen
1945
LES ENFANTS DU PARADIS
1- Le Boulevard du Crime
2- L'Homme Blanc

Marcel Carné
Jacques Prévert
Séquence du mime, pantomime de Baptiste
(Pseudonyme de Maurice Thiriet ou
Georges Mouqué
selon les auteurs)
Musiques de Films composées pendant l'occupation alors qu' il vivait dans la clandestinité
Voir Maurice Thiriet pour "Les Visiteurs du Soir" et "Les enfants du Paradis" dont Kosma et Thiriet se sont disputés la paternité.
Du 24 octobre 2012 au 27 janvier 2013, la Cinémathèque Française a proposé une exposition sur "Les Enfants du Paradis".
Les partitions de Joseph Kosma et de Maurice Thiriet y étaient présentées.

 

Jean Matteoli, Yannick Simon
La SACEM et les droits des auteurs et
Compositeurs juifs sous l'occupation

Mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France
La Documentation française (1er mai 2000)
ISBN : 978-2-11004-559-1
Irène Inchauspé, journaliste au Point
Rémi Godeau, journaliste au Figaro
Main basse sur la musique, enquête sur la SACEM
(Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de musique)
Calmann-Lévy (Janvier 2003)
ISBN : 2-70213-367-3

 

« Le 13 janvier 1945, un arbitrage est rendu au Conservatoire national de musique, à Paris. Le jury est composé de Georges Auric, Claude Delvincourt, Henri Dutilleux, Manuel Rosenthal, quatre éminents sociétaires de la SACEM. […] Face aux membres du jury se tiennent Maurice Thiriet, dont la carrière a prospéré pendant l'Occupation, et Joseph Kosma. […] Par chance, [Kosma] est accompagné de Jacques Prévert et Marcel Carné. Le jury a écouté les témoignages de l'écrivain et du cinéaste, tous deux validant sans la moindre hésitation les affirmations de Kosma sur la paternité de l'œuvre. Pourtant, il conclut que la partition du film « Les enfants du paradis » est due pour sa majeure partie à la plume de Maurice Thiriet. […]. Ce n'est que grâce au dépôt de son œuvre à la SUISA, dont l'attestation parviendra à Paris après janvier 1945,
que Joseph Kosma sera pour finir rétabli dans ses droits ! Pas rancunier, et satisfait d'avoir obtenu une réhabilitation « morale », il abandonne sa part des redevances sur la musique des « Enfants du paradis » à la SACEM pour qu'elle les affecte à son Comité du cœur, une instance de solidarité pour les sociétaires en difficulté... »

“Le magot de la chanson” de Patrick Bonazza dans “Le Point”, 10/01/2003

« Kosma compose, comme d'habitude, une mélodie au piano, pour "Le tendre et dangereux visage de l'amour" et "Démons et merveilles". Les partitions apportées par Carné sont travaillées par Maurice Thiriet qui fait les orchestrations, les arrangements,
et qui compose lui-même "La Complainte de Gilles". Le génie de Kosma et le talent de Thiriet aboutissent à une création. »

Michel Trihoreau, “La Chanson de Prévert”, éditions du Petit véhicule, 2006, page 129

«C'est aussi l'époque où se situe l'affaire des musiques incluses dans Les Enfants du paradis et Les Visiteurs du soir, que Kosma a écrites dans la clandestinité sous le nom d'un autre. Voilà que son prête-nom, Maurice Thiriet, cherche à s'en attribuer la paternité, à peine la guerre terminée. Malgré le témoignage apporté par la SUISA (la Société suisse des auteurs et éditeurs) où Kosma avait déposé ses manuscrits en 1943, la SACEM lui étant interdite, l'affaire va durer au moins jusqu'en 1952, date à laquelle Kosma s'adresse à un avocat. Nous ne savons pas l'issue de cette affaire, qui a en tout cas été préjudiciable à Kosma ,puisque l'on trouve aujourd'hui encore le nom de Maurice Thiriet associé à ses chansons.»

Article de Laure Schnapper "Un hongrois à Paris" in
"Michel Cullin, Primavera Driessen Gruber, Douce France ? Musik-Exil in Frankreich, Musiciens en exil en France, 1933-1945"
Böhlau Verlag, Wien, 2008 (en français, pp. 425-438)

 

Le Soleil a Toujours Raison
Tu étais la Plus Belle

Incomparable Tino Rossi
Histoires d'Amour
Forlane 19110
Le soleil a toujours raison : Soleil
Tino Rossi
Adieu Léonard : Chanson des petits métiers
Charles Trenet
Les Chansons Du Cinéma
Marianne Mélodie 05 1776
Les Enfants du Paradis
Auvidis
Naive K1601
Les Enfants du Paradis
EMI Classique CDC 7 54764 2
       
Baptiste, Suite d'Orchestre
"Pantomime en 6 Tableaux" pour "Les Enfants du Paradis (1943)

Argument de Jacques Prévert
Joseph Kosma (40 ans)
Itinéraire d'un Génie
Milan 32990 399294 2 1

"Les Visiteurs du soir"
Démons et Merveilles
Le tendre et dangereux visage de l'amour

Jacques Jansen (1942)

Marcel Carné (BOF)
"Les Visiteurs du soir"
"Les Enfants Du Paradis"

Universal Music France 399422-2 2

Charles Munch / Roger Desormière
Orchestre du Théâtre National de l'Opéra
Dir: Serge Baudo
Vega T35 A 2501
(Disque pressé spécialement pour les services de presse et de radio)
LP 33 T. 1/3 [25cm]
Orchestre du Capitole de Toulouse
Michel Plasson
Cinéma : Les Plus Belles Musiques Classiques
Emi Classics C2261632 (5 CDs, édition limitée)

Coffret 50999 027803 2 0
2011
       
Jacques Prévert : Anthologie
Poètes et Chansons 986022
Chants du ghetto pour piano (1932)
Danse des automates pour piano (1942)
L'Hymne à la Résistance *
Decca 460 050-2

François Le Roux (baryton) *
Jeff Cohen (piano)
La grande nuit (Ravensbrück)
Il faudra que je me souvienne Ravensbrück

Poèmes inédits et textes de Micheline Maurel
Musique originale de Joseph Kosma
LP Barclay 88001
Alvarés C 496
Le Chant du Monde

Emmanuèle Riva, Catherine Sellers,
Silvia Monfort et Jany Sylvaire, récitantes
       
     
Ballet "L'Ecuyère"
A Yiddish Touch In Paris

Noel Lee / Jeff Cohen
Arion 68454
     

 

Norbert Glanzberg
12 octobre à Rohatyn, Galicie, Pologne
25 Février 2001, Neuilly-sur-Seine
(Caché en 1942 au Château de Montredon près de Marseille par la Comtesse Lily Pastré, puis en 1943 dans la maison du poète René Laporte à Antibes. Dénoncé, il est emprisonné à Nice et sauvé de le déportation par Marie Bell)
Astrid Freyeisen
Chansons pour Piaf
Norbert Glanzberg, toute une vie 1910-2001

Françoise Saint-Onge (Traductrice)
MJR éditions,Genève, 2006
ISBN : 2-88321-042-X
   
   

Suite Yiddish, 1985
(Dédiée à Isaac Bashevis Singer)

https://www.youtube.com/watch?v=OUBXYoChMPE
Version orchestrée et dirigée par Frédéric Chaslin
Jerusalem Symphony Orchestra

https://www.youtube.com/watch?v=4Izc3y8iZUw
Version orchestrée et dirigée par Daniel Klajner
Orchestre Symphonique de Mulhouse

1. In Shtetl (In the small town)
Andante maestoso
2. Di Bobe gedenkt ir ershtn Bal (Grandma recalls her first ball)
Lento-Tempo di valse
3. Viglid (Lullaby)
Andantino lamentoso
4. Jossele un Jankele af der Britshke (Jossele and Jankele in the coach)
Allegro giocoso
5. Mitsve Tants (Mitsva dance)
Andantino scherzando, ma non rubato
6. Progrom un Kadish
Moderato
7. Un trotsdem (And yet, after all...)
Vivace giocoso

In Memoriam for voice and piano
(Holocaust Lieder, 1984-85)

(Orchestration Amaury du Closel,
3 sax, 2tp, tb, guitare/banjo, batterie, claviers, 2 violons, alto, contrebasse)
(Orchestration Daniel Klajner)
Inclus Transport (Gerry Spies)

  1. An die Völker der Erde (To the peoples of the world) (Werner Bergengrün)
  2. Für Ule (For Ule) (Adam Kuckhoff)
  3. Lied zur guten Nacht (A good-night song) (Chris Hornbogen)
  4. Die letzte Epiphanie (The last epiphany) (Werner Bergengrün)
  5. Nachtgedanken (Night meditations) (Wolfgang Philipp)
  6. Der Ofen von Lublin (The oven of Lublin) (Theodor Kramer)
  7. Versprich mir eins (Do promise me) (Ernst Münzinger)
  8. Alter Baum (The old tree) (Chris Hornbogen)
  9. Im Gefängnis (In prison) (Johanna Kirchner)
  10. Greta (Adam Kuckhoff)
  11. Abschied (Farewell) (Hubert Gsur)

Holocaust Songs (1985)
9 Lieder voix et piano
sur des poèmes inspirés par les camps de concentration.
Première par Gisela May
(Orchestration Amaury du Closel)

  1. Ausflug machen (Rainer Kirsch)
  2. Die letzte (Gerson Stern)
  3. Ein Koffer spricht (Ilse Weber)
  4. Der Gute Ort zu Wien (Franz Werfel)
  5. Ballade von der Judenhure (Berthold Brecht)
  6. Der Tod ist ein Meister aus Deutschland (Paul Ceylan)
  7. ...
  8. ...
  9. ...

 

A Yiddish Touch In Paris
Noel Lee / Jeff Cohen
Arion 68454
Musique Pour Une Fête Foraine
Invitation à la valse, pour 2 pianos
Suite yiddish pour 2 pianos

Duo Desmoulin
Hélène et Marie Desmoulin
Salabert SCD 9602
Suite Yiddish pour 2 pianos
Caroline Sageman, Pascal Amoyel
VHS Synapse Productions
Suite Yiddish pour 2 pianos
The Last Epiphany
Challenge CC72934 (2022)
Philo Dahlmann (Bass-Bariton)
Hedayet Djeddikar (Piano)

Release date: 7.7.2023
 Holocaust Lieder - In Memoriam
       
Suite Yiddish
(Orchestration Frédéric Chaslin)
 In memoriam
(Orchestration Daniel Klajner)
Roman Trekel (baryton)
Orchestre Symphonique de Mulhouse
Daniel Klajner
MD+G 9011588 (SACD)
Suite Yiddish pour 2 pianos
Irit Rub-Levy / Daniel Gortler, piano
 In memoriam
Mira Zakai, alto
Menachem Wiesenberg, piano
BTR 9601 (CD & MC)
Songs of the Holocaust
In memoriam
Holocaust Songs
(No.7 Transport)
Albany Records TROY1627

Rachel Joselson, Soprano
Réne Lecauona, Piano
Hannah Holman, Cello
In Memoriam dedicated to the Great Glanzberg
Lieder & Kammermusik
Castigo 2485

Jakob Johannes Koch (Baryton)
Markus Bellheim (Piano)
Heinrich Martin (Piano *)
2.3.2016
Invitation à la valse pour 2 pianos
In memoriam (Holocaust Songs) pour Baryton & piano *

(version originale, 1988)
Suite Yiddish pour 2 pianos
       
Vienne-Paris-Hollywood
La Musica LMU009 (Harmonia Mundi)
Isabelle Georges, chant
Jeff Cohen, Piano
Enregistré au Studio Malambo
24 janvier 2017
Sophie (Édith Piaf, 1946)
Jenny La Chance
(Claude Delecluse & Michelle Senlis, 1955) 
Padam, Padam
Inspiré de la vie fabuleuse de Norbert Glanzberg
Come See & StayLa Entertainment

Isabelle Georges
Frederik Steenbrink, Jérôme Sarfati, Édouard Pennes & Cyrille Lehn
1er janv. 2011
Die May
Bear Family Records BCD 16064 IL
8-CD / 1-DVD-Box (LP-Format)
ISBN: 3-89916-155-6
Bamberger Chanson Tage
Audare CAB260
Gisela May, voix
Stefan Weinzierl, Piano
Ein Koffer spricht
Gisela May
 
Chansons composées dans la clandestinité pendant l'occupation

Chansophone 701812
Lys Gauty

Music Memoria
Lys Gauty
Sans y penser, valse chantée
sur des paroles de J.M. Huard et G. Groëner
Publications Francis-Day, 1938
Ne voyez-vous pas (1940) Le bonheur est entré dans mon coeur,
valse chantée sur des paroles de
Michel Vaucaire et Gaston Groëner,
composée pour le film "La Goualeuse" de Fernand Rivers
Editions Paul Beuscher, 1938
La belle marinière (1940)
       
Valse du Bataillon de Choc
(J'ai juré de t'aimer toujours)

Paroles de Redon et Michel Vaucaire
1939
Etoiles de la Chanson
Emile Prud'Homme
Padam... Padam...
Paroles de Henri Contet
éditions Musicales Bourgès R. (©1951)
Edith Piaf
L'intégrale (20 CDs)
"Accordéon"
EMI 592205-2
Neuf garçons, un coeur (1947)
Réalisation et scénario de Georges Freedland
Dialogues de Georges Freedland et Norbert Carbonnaux
Musique de Georges Legrand, Charles Trenet, Jean Villard, Louiguy,
Mireille, Marguerite Monnot et Sauvigny
Production : Vox Films

Les 3 cloches
Sophie (Paroles d'Edith Piaf, 1944) *
Un refrain courait dans la rue
C'est pour ça
La Vie en rose
Edith Piaf et les Compagnons de la Chanson
Chansophone 70325 *
Piaf chante Piaf
Marianne Mélodie

15/08/2015
Où sont-ils mes petits copains ?
Paroles : Édith Piaf.
Musique: Marguerite Monnot
1941

 


Paul Arma
(Imre Weisshaus)
22 octobre 1904, Budapest - 28 novembre 1987, Paris
"Chants du Silence"
(1938-1946)
Cycle de 11 mélodies
pour Mezzo-soprano et piano
Phases Contre Phases
Jean-Marie Cottet (Piano),
Fabrice Moretti (Saxophone Soprano)
Atelier Musique de Ville-d'Avray
Jean-Louis Petit
Celui qui dort et dort
(Poèmes de Max Jacob)
Régis Poulain (Basson)
Josette Morata (Récitante)
Alain Béghin (Xylophone)
Francis Petit (Percussion)
Esquisses (5) from a Hungarian Theme
Jean-Marie Cottet (Piano)
Divertissement 1600
Béatrice Delpierre, Pascale Haarscher,
Jean-Noël Catrice, Marie-Aude Menou
(Recorders)
Trois Regards
Jacques Vandeville (Hautbois)
Divertissement for Clarinet and Piano no 6
Dominique Vidal (Clarinette),
Jean-Marie Cottet (Piano)
Parlando
Patrice Bocquillon (Flûte)
Rem 311266
A la Memoire De Bela Bartok
Onze Convergences

Liszt Ferenc Chamber Orchestra
János Rolla
Péter Gazda
Hungaroton SLPX-12347
Sonatine for solo flûte
Jean Pierre Rampal
Deux structure mouvantes for cello solo
Roy Christiansen
Comme une Improvisation for alto sax
Jacques Desloges
Sept transparences for string quartet
The Philarte Quartet
Lumières et Ombres for 2 pianos
Marie Christine et François Doublier
Gasparo GS 214 (Stéréo LP)
     
Paul Arma
Hortus 217
Anne-Lise Polchlopek (mezzo-soprano), Thomas Tacquet (piano)
2022
Enregistré au Studio Stephen Paulello, Villethierry

Cinq esquisses d'après des thèmes populaires hongrois, opus 117
Sonata da ballo, d'après des thèmes populaires français, opus 71
Trois épitaphes pour piano, opus 115
Chant su silence, opus 97-107
Han Coolie, opus 28
Bela Bartok / Paul Arma
Suite Paysanne Hongroise
(trans. pour flûte et piano)

Chants populaires tristes
Ballade
Vieilles danses
Eroica JDT 3052
Hungaroton HCD 31655
Tudor
Soliloque
Lajos Lencsés (Hautbois)
Saltus Hungaricus
Bayer Records 100340
       
 
Hungaroton SLPX 12615
Istvan Matus, fl; Zoltan Racz, perc; Adam Fellegi, pf;
  • 6 Évolutions (1975) 4fl,(12:14)
  • 2 Résonances (1972) perc + pf, (13:58)
  • 7 Variations spatiophoniques (1960) tape, (22:06)
  • Duo Ingolfsson-Stoupel
    Violinsonaten von Exil Komponisten
    Oehms OC491

    Release date : 20/08/2021

    Sonate pour violon et piano, Op.138 (1949)
    (Première mondiale)
    Suite de Danses Op. 74
    pour flûte et cordes (enr. 10/07/58)
    Divertimento n° 1 Op. 168
    pour flûte, cordes et piano (enr. 18/09/59)
    Jean-Pierre Rampal, flûte
    Orchestre de chambre de la Sarre
    Karl Ristenpart
    Les années Ristenpart - Vol. 1 (1954-1966)
    AJPR : "Premiers Horizons" 070.124/125/126 (Coffret 3 CDS)
     

     


    Max Deutsch
    (17. Novembre 1892, Vienne - 22. Novembre 1982, Paris)
       
    Der Schatz
    A Film Symphony in five acts (1923)
    1.Act 1: Mäßig Bewegt
    2.Act 2: Lebhaft Bewegt
    3.Act 3: Moderato
    4.Act 4: Molto Moderato
    5.Act 5: Sehr Langsam (Misterioso)
    Staatsphilharmonie Rheinland-Pfalz
    Frank Strobel
    Rec. 28-30 Aug 2002
    Ludwigshafen, Philharmonie
    CPO 999 925-2
    Arnold Schoenberg
    Suite pour 7 instruments, opus 29
    Contrepoint CO 10/13 (78-rpm)
    (Paris, France, 1947?)
    Gustave Plaquet, E-flat clarinet
    Marcel Jean, clarinet
    André Dupont, bass clarinet
    Henri Bronschwak, violin
    André Focheux, viola
    Jacques Neilz, violoncello
    Jeanne Manchon-Theis, piano
    Max Deutsch, conductor
       

     


    René Leibowitz
    (17 Février 1913, Varsovie - 29 Août 1972, Paris)
    Le compositeur et chef d'orchestre René Leibowitz (1913-72) - un des professeurs du jeune Pierre Boulez - réussit à fuir vers la zone sud (Cannes et St. Tropez) pendant l'été 1940.
    Il revient à Paris à la fin de 1943 où il reste caché, grâce à l'écrivain Georges Bataille et au peintre Louis Balthus, jusqu'à la Libération, le 25 août 1944.
    Pendant cette période, il compose une douzaine d'oeuvres musicales et ses écrits principaux.
    Darmstadt '96
    Sonate pour flûte et piano, op. 12b

    Severino Gazzelloni
    Edward Steuermann
    Col Legno WWE 31893 (4 CDs)
    Chamber Music
    Sonate pour flûte et piano, op. 12b

    Ensemble Aisthesis
    Divox CDX 290303
    Nuits - Weiß wie Lilien
    Two Settings, Op.71 for mixed chorus a cappella, after poems by William Blake

    I. The Sick Rose
    II. Never Seek to Tell Thy Love
    Schola Heidelberg, vocal ensemble
    Ensemble Aisthesis
    Walter Nußbaum, conductor
    BIS CD 1090
    Chamber Music, Violin Concerto
    Six Mélodies op.6 (1937-1942)

    Schola Heidelberg, vocal ensemble
    Ensemble Aisthesis
    Walter Nußbaum, conductor
    Divox CDX21103-4 (2 CDs)

     

    La Résistance parmi les Musiciens
    Le Front National de la Musique

    Pendant l'Occupation, tout un groupe comprenant musiciens, écrivains, cinéastes s'était formé autour de la notion de «Résistance» donnant naissance à quelques œuvres majeures.
    Les fondateurs du groupe "musique" se réunissent grâce à l'action de musiciens membres du PCF.
    Désormière, Barraine et Durey font paraître, en septembre 1941, un manifeste dans une revue clandestine "L'Université libre", refusant formellement le principe de collaboration. Ce texte a probablement été rédigé par Delvincourt.
    Ils font ensuite paraître à partir de avril 1942, une revue clandestine "Musiciens d'aujourd'hui".

    « Mais que peut-on faire si on n’a pas le cœur ou la possibilité de rejoindre les Francs-Tireurs, quand on est un musicien peu préparé à ce rôle ? [...]
    Eh bien, on peut toujours commencer par refuser à l’ennemi toute collaboration, même si elle n'apparaît que "purement" musicale. »

    Éditorial du numéro 3 de la revue clandestine "Musiciens d’aujourd’hui". (Avril 1942)

    Parmi les Musiciens, on comptait Roger Désormière, Manuel Rosenthal, Charles Munch, Paul Paray (chefs d'orchestre et compositeurs), Elsa Barraine (pseudo: Catherine Bonnard ou Triolet), Louis Durey, Francis Poulenc, Georges Auric, 3 membres du Groupe des Six,
    (Honegger est exclu, Tailleferre et Milhaud sont en exil), Henri Dutilleux, Claude Delvincourt, Alexis Roland-Manuel (compositeurs), Irène Joachim (cantatrice) et quelques rares autres.
    Ces actions "bien que modérées" n'empêcheront pas l'exclusion des professeurs et les élèves juifs du Conservatoire, exécutée avec zèle par sa direction, avant même que les forces d'occupations allemandes n'en fasse expressément la demande.


    Guy Hery / Guy Krivopissko / Aurélien Poidevin / Axel Porin
    Quand l'Opéra entre en résistance

    Les personnels de la réunion des Théâtres Lyriques Nationaux sous Vichy et l'Occupation
    L' Oeil D'or - Collection : Essais & Entretiens (2007)
    ISBN-13: 978-2913661257

    Roger Desormière
    (13 septembre 1898, Vichy - 25 octobre 1963, Paris)
    Charles Munch
    (26 Septembre 1891, Strasbourg, Alsace occupée
    - 5 Novembre 1968, Richmond, Virginie, états-Unis)
    Paul Paray
    (24 mai 1886, Le Tréport - 10 octobre 1979, Monte-Carlo)
    Inscrit l'Apprenti Sorcier de Paul Dukas le 21 mai 1942 à Lyon,
    au lendemain de la visite du Berliner Phiharmoniker, dirigé par Clemens Krauss.
    Manuel Rosenthal
    (18 juin 1904, Paris - 5 juin 2003, Paris)
    Fait prisonnier en juin 1940 au Stalag XIA (Altengrabow),
    il y compose une opérette sur un texte de Courteline.
    Libéré en mars 1941, il se réfugie en zone sud,
    puis rentre à Paris fin 1942 où il mène une existence clandestine

    Oeuvres
           
    Georges Auric
    (15 févrie 1899, Lodève - 23 juillet 1983, Paris)
    Oeuvres de Guerre
    Elsa (Jacqueline) Barraine
    (13 février 1910, Paris - 20 mars 1999, Strasbourg)
    Claude Delvincourt
    (12 janvier 1888, Paris - 5 avril 1954, Italie)
    Monsieur Julien, dans la Résistance
    Dans un accident de voiture survenu sur une route d'Orbetello (province de Grosseto)
    Association des Amis de Claude Delvincourt
    Louis Durey
    (27 mai 1888, Paris - 3 juillet 1979, Saint-Tropez)
    Lors de l'occupation nazie, il dut faire face aux dangers encourus par tout membre de la résistance et écrivit des chansons antifascistes.
           
    Henri Dutilleux
    (22 janvier 1916, Angers - 22 mai 2013, Paris)
    Oeuvres de Guerre
    Francis Poulenc
    (7 janvier 1899, Paris - 30 janvier 1963, Paris)
    Oeuvres de Guerre
    Roland Alexis Manuel Lévy
    dit Roland-Manuel
    (22 mars 1891, Paris - 1er novembre 1966, Paris)
    Jean Wiéner
    (19 mars 1896, Paris - 8 juin 1982, Paris)

     

    Croquembouches pour piano (1926)
    Nos. 4, 6, 10, 12
    Sofja Gülbadamova, Piano
    Rarities of Piano Music at "Schloss vor Husum"
    Danacord DACOCD729

    4.9.2013
    Danceries pour violon et piano (1934)
    Christian Ferras, violon
    Pierre Barbizet, piano
    INA Mémoire Vive 052
    2004
    Buffalmaco (extrait de "Boccacerie")
    Françoise Gobet, Piano
    Recording date : 1957
    Forgotten Records 541
    Original edition : Vega C 30 A 88
    Sonate pour violon et piano (1922)
    Maurice Crut, Violon
    Lucette Descaves, Piano
    Recording date : 1955
    Quatuor posthume pour deux violons, alto et violoncelle (1954)
    Quatuor Parrenin
    Jacques Parrenin, 1er violon
    Marcel Chapentier, 2nd violon
    Serge Collot, alto
    Pierre Penassou, violoncelle

    Recording date : 1956
    Forgotten Records 534
    Original edition
    - Ducretet-Thomson 270 C 104
    - Club National du Disque CND 3
           

    Pater noster

    Bernard Levasseur (Baryton)
    Jacques Boucher (Orgue Casavant)
    St. John the Baptist Church, Montréal
    Priez pour Paix
    Eclectra ETA 2062

    2004

    Croquembouches,
    6 pièces pour Alto Saxophone & Piano
    (1926)

    The Columbia Sessions
    Christopher Creviston (Saxophone)
    Hannah Gruber (Piano)
    School of Music Recital Hall
    University of South Carolina
    (01-02/06/2011)

    Albany TROY1341
    2013

    Sortie de Fête

    Marie Ducrot, orgue
    Carthagène 730548
    1984, Réédition 2012

    Sonate pour violon et piano (1922)
    Boccacerie pour le piano, 5 portraits pour le Décaméron
    (1924)
    Danceries pour violon et piano
    (1934)
    Contemplation pour violon et piano
    (1935)

    Ilona Then-Bergh, violon
    Michael Schäfer, piano
    Enregistrement : 04/04-03/06/2012, Munich
    Genuin 13271
    Avril 2013
           
    Sonates de la côte d’Albâtre 
    Musique de Chambre Volume 1
    Sonate de jeunesse inédite pour violon et piano (1907)
    Sonate pour violon et piano (1922)
    Contemplation pour violon et piano (1935)
    Danceries pour violon et piano (1935)

    Eliot Lawson, violon
    Diane Andersen, piano
    Chamber Music, Vol. 1
    Azur Classical AZC121
    Rec. 2012 / Rel. 20-10-2014
    L’Œuvre pour piano Volume 2

    Jacques de la Presle (1888-1969) : Sonate pour violon et piano
    Paul Paray (1886-1979) : Sonate pour violon et piano
    Claude Delvincourt (1888-1954) : Sonate pour violon et piano

    Azur Classical AZC152
    Gautier Dooghe (Violon)
    Alain Raës (Piano)
    Paru le 4 janvier 2019
    Faust et Hélène (1913)
    Lili Boulanger
    Orchestration de Claude Delvincourt
    (Obtiennent le 1er Grand Pris de Rome en 1913)
    Chandos CHAN 9745
    Lynne Dawson, soprano
    Bonaventura Bottone, ténor
    Jason Howard, basse
    BBC Philharmonic
    Yan Pascal Tortelier, conducteur
    Croquembouches
    6 pièces pour Alto Saxophone & Piano (1926)

    Joël Versavaud, saxophone
    Laura Caravello, piano
    Skarbo DSK4158
    Rec. La Grange, Studio Alys (10/27/2014-10/28/2014)
           
       
    L’Œuvre pour piano Volume 1

    Croquembouches (12 pièces)
    Prélude et Fugue
    Menuet
    Gavotte
    Valse
    Galéjade
    Cinq pièces

    Azur Classical AZC152B (Digipack)
    Diane Andersen
    5 mai 2017

      Contemplation pour flûte et piano (1935)
    Albert Roussel : L'œuvre pour flûte et piano
    Coralia Galtier (flûte)
    Alain Raës (piano)
    Azur Classical AZC098
    2016
     
    Claude Delvincourt (1888-1954)

     

    Francis Poulenc
    Le jour m'étonne et la nuit me fait peur

    (1943)
    Poème de Paul Eluard (Figure humaine No.6)

    Elsa Barraine
    Avis

    Poème de Paul Eluard

    Joseph Kosma
    Traquenard

    Poème de Madeleine Riffaud
    Résistante du Front National des étudiants

    Jean Wiéner
    Printemps de Danielle

    Poème de Madeleine Riffaud

    Louis Durey
    Dans la grotte aux glaçons

    Poème de Yves-Pierre Guillevic

    Ensemble Vocal Français de Didier Bolay
    Studio S.M. 369724 / Skarbo DSK 2980
    2003

    Francis Poulenc
    C ("J'ai traversé les ponts de Cé")
    : FP 122/1
    (1943)
    Poème de Louis Aragon

    Henri Dutilleux
    Chanson de la déportée
    Poème de Jean Gandrey-Réty écrit lors de son retour de Buchenwald
    (22 septembre 1945)

    Mélodies à découvrir, Mélodies de toujours
    Polymnie 160751
    Anne Bacquet, soprano
    Damien Rédonchelle, piano
    2006
    Figure humaine, cantate pour 12 voix (1943)
    Poèmes de Paul Eluard : FP 120

    Un soir de neige, petite cantate de chambre pour 6 Voix ou Choeur (1944)
    Poèmes de Paul Eluard : FP 12

    New London Chamber Choir
    Helios CDH 55179
    Réédition de Hypérion CDA66798
    1995

    Les Animaux modèles (ballet intégral) : FP 111
    Le Lion amoureux intègre l'air de
    "Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine"
    comme un acte de résistance.

    Orchestre Philharmonique du Luxembourg
    Jonathan Darlington
    Timpani 1C1146
    1997

           
       
      Naxos Classical Archives 9.81028
    Le bal masqué pour baryton et ensemble de chambre, FP60 (1950)
    Poèmes de Max Jacob
    (12 juillet 1876, Quimper - 5 mars 1944, Drancy)
    Warren Galjour, baryton
    Studio Orchestra et Studio Ensemble
    Edvard Fendler, conducteur
    Complete Chamber Music, Vol.4
    Naxos 8.553614
    4 chants pour baryton et ensemble de vents, FP22 (1921)
    Le bal masqué pour baryton et ensemble de chambre, FP60 (1950)

    Poèmes de Max Jacob
    (12 juillet 1876, Quimper - 5 mars 1944, Drancy)
     
    Francis Poulenc

     

     
    Raffi Ourgandjian, orgue
    Benoît Combreling, xylo marimba
    Jean-Luc Rimey-Meille, gong et tam-tam
    Marcal Classics MA101001
    2010
    Musique rituelle d'après le Bardo Thödol
    pour grand orgue et percussions (1966-1977)
    (Livre des morts tibétain)
    Premier prélude et fugue (1929)
    Deuxième prélude et fugue (1930)
    élévation
    Reflets magyars
    Musique Française au Féminin
    Ensemble Latitudes
    Triton TRI331136
    2005
    Elsa Barraine (1910-1999)
    Ouvrage de Dame (1937)
    Claude Arrieu (1903-1990)
    Quintette en ut (1953)
    Confluence{s} התמזגויות
    Klarthe Records KLA044

    Benjamin Alunni, ténor
    Marine Thoreau La Salle, piano
    Décembre 2017
    Temple de Bon Secours, Paris
    Quatre Chants juifs
    * non enregistré
    I. Le malchanceux (texte de Abraham ibn Ezra)
    II. Le marché du monde (texte de Abraham Reisen)
    III. La chanson du gardien de la vigne (anonyme)
    IV. Bonheur (texte de Morris Rosenfeld) *
     
    Elsa Barraine (1910-1999)

     

    Quatre Mélodies (1942-43) Quatre Mélodies (1942)
    Trois Sonnets de Jean Cassou (Orchestrés en 2011)
    Trois Sonnets de Jean Cassou (Orchestrés en 2011)
    Féérie au clair de lune - Raymond Genty (18 juin 1942)
    Funérailles de Fantasio - André Bellessort (15 juillet 1942)
    Pour une amie perdue - Edmond Borsent (1er août 1942)
    Regards sur l'infini - Anna de Noailles (août 1943)
    Éloignez-vous (1945 redécouvert en 1954) **
    Il n'y avait que des troncs déchirés (1955)
    J'ai rêvé que je vous portais entre mes bras (1954)
    La Geôle (1944) *
    Il n'y avait que des troncs déchirés (1955)
    J'ai rêvé que je vous portais entre mes bras
    (1954)
    Patrick Mason (Baritone)
    Robert Spillman (Piano)
    Bridge BCD 9058
    Vincent Le Texier (Baryton)
    The Orchestre national des Pays de La Loire
    Pascal Rophé
    BIS 1651 (SACD)
    2015
    François Le Roux (baryton)
    Orchestre National de Bordeaux Aquitaine
    Hans Graf
    Arte Nova 82876 63825 2 *
    Renée Fleming, soprano
    Orchestre Philharmonique de Radio France
    Alan Gilbert
    Decca 478 3500
    2012
           
     
    Sarabande et Cortège (1942)
    Sonatine pour flûte et piano (1943)
    Pages de jeunesse - Youthful pages
    Marc Trénel, basson
    Vincent Lucas, flûte
    Pascal Godart, piano
    Indesens 004
    Cinq mélodies (1942-1943)
    Barque d'or (1999)
    Trois mélodies inédites (1941)
    Chanson de la déportée (1945)
    Quatre sonnets de Jean Cassou (1944-1955)
    San Francisco Night (1963)
    Au gré des ondes pour piano solo (1946)
    Petit air à dormir debout pour piano solo (1981)

    Mélodies, intégrale et inédits
    Studio Passavant PAS116022

    François Le Roux, baryton
    Valérie Condoluci, soprano
    Olivier Godin, piano
    Eloignez-vous
    Jean-Baptiste Dumora et Noël Lee (mp3)
    Il n'y avait que des troncs déchirés
    J'ai rêvé que je vous portais entre mes bras

    Gilles Cachemaille, baryton
    Henri Dutilleux, piano
    Erato 0630-14068-2 (3 CD)
     
    Henri Dutilleux (1916-2013)

     

    Musique de Chambre
    Quatuor Danel
    Daniel Blumenthal (piano)
    Calliope 9894
    Œuvres pour piano
    Daniel Blumenthal, piano
    Etcetera KTC 1168
    2001
    L'intégrale pour piano
    Stéphane Lemelin
    ATMA Classique 22587
    2013
    Gaité Parisienne / Offenbachiana
    Monte-Carlo Philharmonic Orchestra
    Manuel Rosenthal, Conductor
    Naxos 8.554005
    1999
           
       
    Confluence{s} התמזגויות
    Klarthe Records KLA044

    Cinq Chansons juives
    * non enregistré
    I. Chanson du gardien de la vigne
    II. Pastorale
    III. Chanson d'amour
    IV. Conseils à un fils *
    V. Bacchanale
    Benjamin Alunni, ténor
    Marine Thoreau La Salle, piano
    Décembre 2017
    Temple de Bon Secours, Paris
    Œuvres pour orchestre
    Catherine Dubosc, soprano
    Orchestre Symphonique et Lyrique de Nancy
    Jérôme Kaltenbach
    Marco Polo 8.223768
    1994
       
    Manuel Rosenthal

     

    Alexis Roland-Manuel (1891-1966)
    Trio for Strings

    Lun Jiang, violin
    Ariel Rudiakov, viola
    Michael Rudiakov, cello
    Arkell Pavillion, Southern Vermont Art Center
    07/30/1998
    Manchester Music Festival 25th Anniversary
    (1974-1999)
    French Delights
    Août 1999
    Eroica Classical JDT3023
    Georges Auric
    Quatre chants de la France malheureuse

    (1943)
    Poèmes de Paul Eluard, Jules Supervielle,
    Louis Aragon
    Six Poèmes de Paul Eluard (1940-1941)
    Trois Poèmes de Max Jacob (1945-1946)
    Mélodies (La Mélodie Française, volume 11)
    Sonia de Beaufort, mezzo-soprano
    Martial Defontaine, ténor
    Alain Jacquon, piano
    Timpani 1C1156
    1998
    Louis Durey
    Mélodies

    Hyperion CDA67257
    Francois LeRoux, baryton
    Graham Johnson, piano
    2002
    Louis Durey
    Musique de Chambre

    Mandala
    Ensemble Erwartung
           

     

    Robert Desnos et Jean Wiéner (Arr. vocaux : Raoul Curet)
    Les Quat' Jeudis
    Les chantefleurs (Mono version)
    Ducretet Thomson 260 V 098
    BNF 3610154889825

    Date de sortie d'origine : janvier 1955
    Date de sortie : 2014
    Robert Desnos et Jean Wiéner
    Les Quat' Jeudis
    30 Chantefables pour les enfants sages (Mono Version)
    Ducretet Thomson 260 V 046
    BNF 3610156023548

    Date de sortie d'origine : 1 janvier 1955
    Date de sortie : 9 avril 2014
    Musique de Chambre
    Bvhaast 1201
    Jeroen de Groot (violin), Taco Kooistra (cello),
    Ilona Stokvis (mezzosopraan), Marcel Worms (piano)
    14 Mars 2001 - Singer Museum, Laren
    Trois Danses (1955, arr. Marcel Worms)
    Suite pour Violon et Piano (1923)
    Sonata pour Violoncelle et Piano (1968)
    Sept Petites Histoires (1924)
    Deux Poèmes de Jean Cocteau (1924)
    Trois Blues Chantés (1923)
    Quatre Petites Pièces-Radio pour piano (1945-1947)
    'Chantefleurs' pour voix et piano (1959)
    'Chantefables' pour voix et piano (1955)
    Musique pour piano
    Bvhaast 9614
    Marcel Worms (piano)
    Septembre et Octobre 1996 - English Reformed Church
    Deuxième Sonatine
    Rêve
    One Step
    Sonatine Syncopée
    3 Moments de Musique
    Blues
    Haarlem
    3 Danses
    Sonate
           
    "Wiener Blues"
    Œuvres pour piano et musique de chambre
    La Musica LMU031D

    Denis Pascal (piano), Marie-Paule Milone (violoncelle)
    Release date : 8.9.2023
  • Blues
  • Sonatine Syncopée
  • Haarlem
  • 4 Petites Pièces Radio
  • Sonatine Nr. 2
  • Chicken Reel (Arr. Paul Lay)
  • Sonate pour piano
  • 3 Danses
  • Pour Pierre Cornevin
  • Sonate pour Violoncelle & Piano
  • Les Années Folles
    Jean Wiéner & Clément Doucet

    Arion 68186
    Concerto pour accordéon et orchestre
    Sonate pour violoncelle et piano
    Concerto pour orchestre. et un piano principal
    1992
    EMI 725703-2 (4 CDs) EMI 586480-2 (2 CDs)
     
    Madame et le mort
    Louis Daquin (1942)
    Le voyageur de la Toussaint
    Louis Daquin (1942)
    Le Mariage de Chiffon
    Claude Autant-Lara (1942)
    Le père Goriot
    Robert Vernay (1944)
           
     
    Les passagers de la grande Ourse
    Paul Grimault – Court Métrage d’Animation (1942)
    L’épouvantail
    Paul Grimault – Court Métrage d’Animation (1943)
    Le voleur de paratonnerres
    Paul Grimault – Court Métrage d’Animation (1944)
     
    Jean Wiéner (1896 - 1982)
    Cinéma pendant la guerre sous le prête-nom de Roger Désormière

     


    Jacques François Antoine Marie Ibert
    Gérard Michel
    Jacques Ibert : L'homme et son œuvre
    Musiciens de tous temps, 37
    Seghers (1968)

    Compositeur français, né le 15 août 1890, 4 Cité d'Hauteville,  à Paris 10e, ville où il est mort le 5 février 1962, dans le 16e arrondissement. Il étudie au Conservatoire de Paris de 1910 à 1914 avec Émile Pessard (1843-1917), André Gédalge (1856-1926) et Paul Vidal (1863-1931). Pendant la Première Guerre mondiale, il sert comme officier chez les fusiliers marins et, après la guerre, remporte le premier Prix de Rome en 1919. Il est nommé directeur de l'Académie de France à Rome (villa Médicis) de 1937 à 1940 et de 1946 à 1960.
    Sans quitter ses fonctions à Rome, il est appelé en 1955 à prendre la charge d'administrateur de la Réunion des théâtres lyriques nationaux. Toutefois, à cause de sa santé fragile, de la lourdeur de la tâche et des attaques dont il faisait l'objet, il se retire dès 1956. La même année, il est élu membre de l'Académie des Beaux-Arts. Il a composé des opéras, des ballets, des musiques pour le théâtre, le cinéma et la radio, des œuvres vocales et instrumentales. Il est enterré au cimetière de Passy. En 1988, le conservatoire municipal du 19ème arrondissement prend son nom.
    Au début de la Seconde Guerre mondiale, officier de réserve de l'Armée de Mer, il est mobilisé le 12 septembre 1939, auprès de l'Attaché Naval à l'Ambassade de France à Rome tout en continuant à exercer ses fonctions à la Villa Médicis. Le 10 juin, Mussolini entraîne son pays dans la guerre. Jacques Ibert quitte Rome avec sa famille le lendemain par le train diplomatique pour arriver à Bordeaux (où s'est réfugié le Gouvernement français) le 17 juin. Embarqué sur le Massilia, le 21 juin 1940, avec 27 parlementaires et et 30 personnalités qui espèrent continuer le combat contre l'Allemagne depuis l'Afrique du Nord (Casablanca), il est accusé de trahison par le gouvernement de Vichy alors qu'il ne fait qu'obéir à un ordre de mission du ministère de la marine.
    De retour à Marseille, car l'armistice a été signé, il est démobilisé en août 1940. Il devient "le vilain petit canard" de la musique française, rayé des cadres de la Marine par le gouvernement de Vichy, il est suspendu de ses fonctions de directeur de l'Académie de France à Rome, et voit en outre ses œuvres interdites. Elles n'apparaissent plus dans les programmes. Meurtri, les quatre années d'occupation le laissent dans un état de solitude morale et de vie semi-clandestine. Il reprend la composition de son Quatuor à cordes dont le manuscrit a été perdu et l'achève au Cap d'Antibes en 1942. Il séjourne en Suisse (octobre 1942 - juin 1943) où il tombe gravement malade (septicémie) puis en Haute-Savoie, à Saint-Gervais, jusqu'à ce que le Gouvernement Provisoire du Général de Gaulle le rappelle à Paris en août 1944 ce qui ne l'aidera pas à recouvrer une santé sans faille. Pendant cette période clandestine, il écrira entre autres :

    Ouverture de fête pour orchestre (1940)
    Commandée par le gouvernement français pour célébrer le 2600e anniversaire de la fondation de l'Empire japonais.
    Créée à Paris en 1942, par la Société des Concerts du Conservatoire, direction : C. Munch.

    Suite élisabéthaine pour orchestre (1942), extraite de la partition composée pour «Le Songe d'une nuit d'été» de W. Shakespeare (1942)
    1. Prélude. – 2. Chasse. – 3. Entrée. – 4. Chanson des fées. – 5. Danserie. – 6. Cortège. – 7. Scherzo. – 8. Nocturne. – 9. Finale. (Nos 4 et 8 avec chœurs)
    Pièce de Shakespeare, traduction de Victor Hugo
    Création clandestine chez la Comtesse Lily Pastré à Montredon, dirigé par Manuel Rosenthal
    Créée à Paris en 1946, par les Concerts Oubradous, direction : F. Oubradous.

    Quatuor à cordes (1937-1942)
    Dédié à son fils Jean-Claude, la Première fut donnée de façon quasi-secrète à Paris en 1943.
    Cette œuvre est en quatre mouvements
    1. Allegro risoluto – 2. Allegro assai – 3. Presto – 4. Allegro marcato

    La tragique histoire du Docteur Faust (1942)
    Texte de G. Boissy d'après l'œuvre de Christopher Marlowe. (vers 1588)
    Créée en 1944 par la Radiodiffusion Française.

    Barbe bleue, opéra bouffe radiophonique (1943)

    Deux chansons de Melpomène (1943), pour voix soprano et piano ou clavecin (1943), paroles de William Aguet, extraites de l'opéra bouffe radiophonique « Barbe Bleue »

    Quintette de la peur, pour chœur (S.S.A.T.B.) avec accompagnement de piano (1943), paroles de William Aguet, extrait de l'opéra bouffe radiophonique « Barbe Bleue »

    Petite Suite en 15 images pour piano (1943)

    Trio pour violon, violoncelle et harpe (Saint-Gervais, 1944)
    "À Ramijou" (Jacqueline Ibert, fille du compositeur)
    1ère exécution : Paris, Salle Gaveau, 17 juin 1946
    Alfred Lowenguth (violon), Pierre Basseux (violoncelle), Jacqueline Ibert (harpe)

    ainsi que 3 musiques pour le cinéma :

    La Comédie du bonheur de Marcel L'Herbier (1942)
    Félicie Nanteuil de Marc Allégret (1942)
    Les Petites du quai aux fleurs de Marc Allégret (1943)

     

    Ouverture de fête pour orchestre (1940)
    La Voix De Son Maître 2C 069 - 12890
    EMI L'Esprit Français CDM764276-2
    EMI 20th Century Classics 094693-2 (2 CDs)
    EMI Gemini 517639-2 (2 CDs)
    Musical Heritage Society 44364-2
    EMI
    Orchestre National De l'O.R.T.F
    Jean Martinon
    1974

    Naxos 8.554222
    Orchestre des Concerts Lamoureux
    Yutaka Sado
    1996

    Quatuor à cordes (1942)
    Accord 472320-2
    Westminster WXN 18659
    Vega C 30 A 4
    Forgotten Records 588
    Ades 13288-2
    Quatuor Parrenin
    Jacques Parrenin, violon I
    Marcel Charpentier, violon II
    Serge Collot, alto
    Pierre Penassou, violoncelle
    1958
    Quatuor à cordes (1942)
    Complete Chamber Music Vol. 2

    Olympia OCD 469
    1997
    Complete Chamber Music
    Brilliant Classics 6486 (2 CDS)
    2000
    Nieuw Nederlands Strijkkwartet
    Kees Hulmann, Mieke Biesta, violon
    Gerrit Oldeman, alto
    Marien Van Staalen, violoncelle
           
    Suite élisabéthaine pour orchestre (1942)
    Marco Polo 8.223508
    Naxos Patrimoine 8.550980
    Naxos 8.555568 (2015)
    Daniela Kubrická, Soprano
    Bratislava Slovak Radio Symphony Orchestra
    Bratislava Slovak Philharmonic Women's Chorus
    Adriano, Conductor
    1993
    Suite élisabéthaine pour orchestre (1942)
    Vive Ibert!
    Jacques Ibert Orchestral Works

    Newport Classic NPD 85531
    Eugenia Zukerman (flûte)
    The Manhattan Chamber Orchestra
    Richard Auldon Clark (Conducteur)
    1993
    Deux chansons de Melpomène (1943)
    Mélodies
    Musisoft PMP 007
    Marie-Jose Dolorian, soprano
    Carlos Cebro, piano
    1996

    Maguelone 110.120
    Catherine Dune, soprano
    Sylvie Lechevalier, piano
    1998

    String quartet (1937-1942)
    Bridge Quartet
    Colin Twigg, Catherine Shofield, violon
    Michel Shofield, alto
    Lucy Wilding, violoncelle

    Trio for violin, cello & harp (Saint-Gervais, 1944)
    Colin Twigg, Lucy Wilding, Bryn Lewis
    Somm 0122
    All Saints Church, Childs Hill, London, 6-7 September 2011
    Rel. 2013
           
       
      Petite Suite en 15 images pour piano (1943)
    Marco Polo 8.223409
    Naxos 8.554720
    Hae Won Chang (piano)
    1991
    Petite Suite en 15 images pour piano (1943)
    Miniatures
    Skarbo DSK 1057
    Jean-Yves Sebillotte, piano
    2016
     

     

    André Jolivet (Paris, 8 août 1905 - Paris, 20 décembre 1974) est mobilisé en 1939, à Fontainebleau, part au combat et reçoit une médaille.
    En 1940, lors de la défaite, il réussit à échapper à la capture par les troupes allemandes et, au moment de l'armistice, à se cacher près de Limoges, avec les 29 survivants
    des 85 soldats de son bataillon anti-char. A son retour à Paris en 1941 et bien que son épouse, Hilda (née Ghuighui), soit juive,
    il est nommé directeur de la musique à la Comédie-Française, poste qu'il occupera jusqu'en 1959.
    A Limoges, il écrit des poèmes, inspirés par son expérience de la guerre, qu'il met en musique (pour voix et orchestre ou piano): Les Trois Complaintes du soldat ainsi que Messe pour le jour de la paix (1940)
    A Paris, il compose clandestinement - entre autres - :
    Petite suite pour flûte, alto et harpe (1941), Suite liturgique (1943), Nocturne pour violoncelle et piano (1943),
    Poèmes intimes (1944) et Chant de Linos pour flûte et piano ou pour flûte principale, alto, violoncelle et harpe (1944)

     

    La France résistante
    Les trois complaintes du soldat
    pour voix et orchestre

    Orchestre de la Société du Conservatoire Paris
    Pierre Bernac (Baryton)
    Charles Münch (1943)
    Cascavelle 3060
    Mélodies, Vol. 1
    Les 3 complaintes du soldat (1940) (Jolivet)
    pour voix et piano
    Poèmes intimes
    (1944) (Louis Emie)

    Lionel Peintre (Baryton)
    Catherine Cournaud (Piano)
    Suite liturgique (1943)
    Christophe Crapez (Ténor)
    Maguelone 111135
    2013
    Music Of Stillness
    Messe pour le jour de la Paix (1940)
    Thomas Keemss (Tambourin)
    Eva Lebherz-Valentin (Soprano)
    Peter Schumann (Orgue)
    Ensemble Nunc
    Michael Valentin
    Signum 6900
    Les enregistrements Erato
    Suite liturgique (1942)
    Mélodie avec petit ensemble
    Maîtrise de l'ORTF.
    Jacques Jouineau
    Chant de Linos pour flûte, violon, alto, violoncelle et harpe (1944)
    Quintette Marie-Claire Jamet
    Poèmes intimes (1944)
    Colette Herzog, soprano
    Orchestre Philharmonique de Strasbourg
    Alain Lombard
    Erato 61320-2 (4 CDs)
    2004

     

    Joseph Beer
    7 Mai 1908, Chodorów (Oblast de Lviv, Galicia, Pologne, aujourd'hui Ukraine) - 23 Novembre 1987, Nice (France)
    En 1934, il compose Der Prinz von Schiras sur un livret de Fritz Loehner-Beda et Ludwig Herzer.
    La première à Zurich est un triomphe - le Theater An Der Wien, le Wielki de Varsovie et le Teatro Fontalba de Madrid - reprennent aussitôt l’ouvrage qui entame une tournée triomphale de Stockholm jusqu’en Amérique du sud.
    Trois ans plus tard Polnische Höchzeit triomphe également à Zurich et doit être repris au Theater An Der Wien.
    Suite à l’Anschluss les répétitions sont arrêtées et la pièce est retirée de la programmation. Beer se réfugie à Paris, ou il vivote de divers travaux de copie et d’arrangements.
    Maurice Lehmann envisage – ainsi qu’en atteste la presse – de produire « Les Noces Polonaises » au Châtelet, mais le projet avorte suite à la victoire allemande.
    Beer se réfugie alors à Nice. Il subsiste en acceptant un travail de nègre sous le nom d'emprunt de Jean Joseph Bérard : Il compose pour le compte d’un suisse-allemand qui se prétend compositeur.
    Mais Beer n’en abandonne pas pour autant sa muse personnelle : il se lance dans un singspiel nouveau, alors que les allemands envahissent la Zone Libre. Stradella in Venedig s’élabore en 1943 de cachette en cachette.
    Sans nouvelles des siens, il apprendra à la Libération que toute sa famille a été déportée et a péri à Auschwitz. (Son père, Uri Isidore Beer, sa mère Amalie Esther Malka et sa jeune sœur Suzanne)
    Joseph Beer (1925) Carte d'identité au nom de Jean Joseph Bérard (1943) Joseph Beer à l'hôtel Regina de Nice (1943) Joseph Beer clandestin en France (1943)


    Affiche de la première de l'opérette Polnische Höchzeit au Zurich Stadttheater (1937)

    Polnische Hochzeit (soprano, ténor, piano)
    Wiener Schmäh auf Polnisch (Charme polonais à Vienne)
    Gramola 98980
    Jolanta Kowalska, soprano
    Alexander Pinderak, tenor
    Cezary Kwapisz, piano
    Polnische Hochzeit
    Livret de Alfred Grünwald et Fritz Löhner-Beda
    CPO 555059-2 (2 CDs)
    22 Novembre 2015
    Prinzregententheater, München
    19.9.2016

     

    Monique Haas
    (Paris le 20 octobre 1909 - Paris, 9 juin 1987)
    Monique Haas et Marcel Mihalovici
    en exil à Cannes en 1942
    Marcel Mihalovici
    (Bucarest le 22 octobre 1898 - Paris le 12 août 1985)

    Entre 1908 et 1918, Mihalovici suit les cours de violon de Franz Fischer et Bernard Bernseld - un élève d'Enescu -, d'harmonie de Dimitri Cuclin et de contrepoint de Robert Cremer  dans sa vile natale.
    Grâce à Bernseld, le jeune musicien, précoce (il compose ses premières pièces à l'âge de onze ans), est très tôt repéré et encouragé par Enescu. Il en deviendra l'héritier spirituel, statut renforcé par les liens étroits qui les unissent durant les dernières années de la vie du maître à Paris.
    C'est dans la capitale française que le jeune musicien débarque en 1919, suivant ainsi les conseils de son mentor. Jusqu'en 1925, Marcel Mihalovici poursuit sa formation à la Schola Cantorum.
    Il profite alors des enseignements de Vincent d'Indy (composition et direction d'orchestre), de Léon Saint-Réquier (harmonie), d'Amédée Gastoué (violon) et de Nestor Lejeune (violon).
    Dès 1921 il se fait remarquer en emportant le deuxième prix de composition du Concours Enescu en Roumanie (pour sa Sonate pour piano et violon n°1).


    Federico Lazzaro
    Écoles de Paris en musique 1920-1950

    Identités, nationalisme, cosmopolitisme
    Vrin - MusicologieS
    ISBN 978-2-7116-2768-4
    Novembre 2018

    En 1928, quelques autres compositeurs étrangers se sont installés en France – le Polonais Alexandre Tansman, le Tchèque Bohuslav Martinů, le Suisse Conrad Beck, le Hongrois Tibor Harsànyi et le Russe Alexandre Tscherepnine.
    Mihalovici participe à un concert assez marquant pour que les critiques les réunissent sous l'expression «école de Paris» par assimilation avec l'école de Paris des peintres.
    Bientôt d'autres musiciens les rejoignent : le Russe Igor Markevitch et l'Autrichien Alexandre Spitzmüller.
    Compositeur militant, Mihalovici devient un animateur de la vie musicale parisienne.
    En 1932 il participe à la fondation du Triton, société de musique contemporaine et vitrine musicale qui réunit à la fois les compositeurs les plus en vue de l'époque : Milhaud, Ibert, Tomasi, Honegger formant l'école de Paris.
    De même, il est cofondateur de la société des compositeurs roumains.
    En 1939-1940, Mihalovici lance l'AMC (Association de la Musique Contemporaine).
    En été 1940, alors que Paris est occupé, avec l'aide de Irène et Lizica Codreanu et de leur fils François, Mihalovici et son épouse, la pianiste Monique Haas, (Ils sont Juifs tous les deux et compagnons de route du Parti Communiste) s'exilent à Cannes.
    Il y écrit les Sonates Op. 45 (violon et piano) et Op. 47 (alto et piano), ainsi que les Ricercari Op. 46 pour piano.
    En 1944 il travaille à la Symphonie Op.48. Pendant cet exil forcé Mihalovici connaît la peur permanente et l'attente est insupportable.
    Après que la Gestapo ait fouillé plusieurs fois son appartement, Mihalovici entre dans la clandestinité et, jusqu'à la fin de l'occupation, il a vécu caché chez des amis à Mont-Saint-Léger.
    A cette époque, il participe à l'organisation de résistance Front national, qui publie des œuvres de compositeurs persécutés par les nazis.

    Après que la guerre, revenu à Paris, il « s'impose comme l'une des figures marquantes du monde musical » (Alain Paris).
    Il continue à être souvent sollicité et joué, notamment, par la Radio française. L'une de ses ultimes compositions, peu avant sa mort, sera une commande du violoniste Yehudi Menuhin.
    Il a aussi été l'ami, notamment, de Samuel Beckett, de Vladimir Jankélévitch et de Pierre Jean Jouve. Naturalité Français en 1955, il se partage alors et jusqu'à la fin de sa vie entre la composition, la promotion de la musique et l'enseignement.

    Inédits Monique Haas
    Tahra 567 - Série solistes
    Toccata pour piano et orchestre Op.44
    Sinfonieorchester des Bayerischen Rundfunks
    Rudolf Albert, direction
    Enregistrement Live du 4 avril 1952
    Mai 2005
    Monique Haas
    Complete Recordings
    Deutsche Grammophon 4776201
    (8 CDs)
    CD 8/8
    2006
    Monique Haas
    Milestones of a Legend (1946-1962)
    Documents 600380
    (10 CDs)
    CD 5 & 6/10
    10.3.2017
    Monique Haas
    DG 18.077
    Récital de piano
    Monique Haas interprète Marcel Mihalovici

    Violin Sonata pour violon et piano No.2 Op.45

    Max Rostal, Violin
    Monique Haas, Piano
    Enregistrement Hannover, Beethovensaal
    6-7 Octobre 1958

    Ricercari pour piano Op.46
    Monique Haas, Piano
    Recording: Hannover, Beethovensaal
    24 October 1951

    Face A
    Ricercari pour piano Op.46
    Monique Haas, Piano
    Recording: Hannover, Beethovensaal
    24 October 1951

           
    Monique Haas interprète Marcel Mihalovici
    Erato STU70634 (LP)

    Piano Sonata, Op.90
    Exercise for Strings, Op.80

    Orchestre de Chambre
    Jean-Francois Paillard

    Etudes in two parts
    Ensemble Ars Nova
    Marius Constant
    Inspirations & Dreams
    Hommage à George Enescu
    Hanssler Profil PH17000 (2 CDs)

    Luiza Borac, piano
    24.3.2017

    Cinq Bagatelles Op. 37
    Dédiées à Monique Haas
    1934

    Max Rostal
    Milestones of a Violin Legend
    Documents 600473
    (10 CDs)
    13 Juillet 2018

    Sonata for Violin and Piano No. 2, Op. 45
    Dedicated to Bohuslav Martinu
    Max Rostal, Violin
    Monique Haas, Piano
    Enregistrement Hannover, Beethovensaal
    6-7 Octobre 1958

    Exposition Paris 1937
    Etcetera Records KTC1061

    Bennett Lerner, piano
    1988

    Marcel Mihalovici
    Un danseur roumain
    Tibor Harsányi
    Le Tourbillon mécanique
    Alexander Tcherepnine
    Autour des montagnes russes, Op. 4

           
    Piano Music
    Matthew Rubenstein, piano
    Toccata TOCC0376

    Sonatine, Op. 11 (1922-23)
    Quatre Caprices, Op. 29 (1928)
    R icercari, Op. 46 (1941)
    Quatre Pastorales, Op. 62 (1950)
    Sonate, Op. 90 (1964)*
    Passacaille (pour la main gauche), Op. 105 (1975)

    Sonate pour violoncelle seul, Op. 60
    Johann Causse (violoncelle)
    Recording: 2019

    Duo pour violon et violoncelle, Op. 50
    Alexis Galpérine (violon)
    Jean de Spengler (violoncelle)
    Recording: 2004

    Quatuor à cordes N° 2, Op. 31
    Quatuor Stanislas
    Recording: 2018
    Forgotten Record 1865
    Hans Rosbaud conducts French Music
    SWR Classic 19115, ADD, 1952-1962
    Series: Original SWR Tapes Remastered
    Release date: 12.8.2022
    Monique Haas
    Südwestfunk-Orchester Baden-Baden, Hans Rosbaud
    Symphonie pour orchestre à cordes Nr. 2 op. 66 "Partita" (1952)
    Toccata pour Piano et Orchestre op. 44 (1938-40)
    Crossroads
    EDA 047
    Veress / Mamlok / Mihalovici / Saygun / Ginastera

    Adele Bitter, violoncello
    C & P 2021
    Date de sortie: 4 février 2022
    Sonate pour violoncelle seul, Op.60 (1949)
    Marcel Mihalovici (1898-1985)
    Œuvres pour piano
    Etcetera KTC 1033, DDD, 85
    Bennett Lerner, Piano
    4.11.1993
    Piano music, 1913 - 61
    Toccata Classics TOCC0079

    Mikhail Shilyaev, piano (13, 43)
    Release Date: 01.10.2012

    My Flowering Staff. Opp. 15, 16 and 17.
    Toccata Classics TOCC0537

    First complete recording

    Inna Dukach, soprano (Tracks 1–16, 18-22, 24-37)
    Paul Whelan, bass (Track 17)
    Acmeist Male Choir (Track 17)
    Tatyana Kebuladze, piano

    Capriccio C5503
    Recording 17-19 march, Boulez Saal, Berlin
    Michelangelo Quartet
    Mihaela Martin, Conrad Muck, Violin
    Michael Barenboim, viola
    Giuseppe Mentuccia (Piano)
    String Quartet Nr. 1 op. 36 (1922)
    String Quartet Nr. 2 op. 40 (1926)
    Piano Quintet in G Major Op. 44 (1927)
    Alexandre Nicolaïevitch Tscherepnine (1899-1971)
       
    La Flute à l'École de Paris
    Oehms OC494

    Tatjana Ruhland (Flûte)
    Oliver Triendl (Piano)
    18.8.2023

    Marcel Mihalovici (1898-1985) :
    Miroir des Songes op. 112 (quasi una Sonata); Mélodie
    Tibor Hársanyi (1898-1954)
    3 Pièces (1930)
    Alexander Tscherepnine (1899-1977)
    Studie
    Conrad Beck (1901-1989)
    Sonatine für Flöte & Klavier
    Bohuslav Martinů (1890-1959)
    Flötensonate
    Alexandre Tansman (1897-1986)
    Sonatine für Flöte & Klavier

    Avie 8553494
    Diyang Mei, alto
    Oliver Triendl, piano

    Bohuslav Martinu (1890-1959)
    Sonate pour alto et piano, H 335

    Alexander Tscherepnine (1899-1977)
    Romance pour violon en la majeur, WoO (trans. pour alto et piano)
    Élégie pour violon et piano, op. 43 (trans. pour alto et piano)

    Alexandre Tansman (1897-1986)
    Alla Polacca, pour alto et piano

    Marcel Mihalovici (1898-1985)
    Sonate pour alto et piano, op. 47
       
    École de Paris

     

    La Comtesse Pastré hébergera des musiciennes d’origine juive :
    Lily Laskine (Aimée Émilie Laskine) - 31 août 1893, Paris IXe - 4 janvier 1988, Paris XVIe, harpiste d'origine russe
    Youra Guller (Rose-Georgette Guller) - 16 mai 1895, Marseille - date et lieu de décès inconnu (1980 ou 1981, Paris, Genève, Londres, Munich), pianiste d'origine Russe et Roumaine
    Monique Haas - 20 Octobre 1909, Paris - 9 juin 1987, Paris, pianiste (grand-père natif du Palatinat)
    Madeleine Grey née Madeleine Nathalie Grunberg - 11 juin 1896, Villaines-la-Juhel, Mayenne - 13 mars 1979, Paris, mezzo-soprano d'origine Russe
    Clara Haskil (hébreu : השׂכיל) - Janvier, 7, 1895, Bucarest, Roumanie - Décembre, 7, 1960, Bruxelles, Belgique, pianiste issue d'une famille roumaine juive séfarade.

     

    Georges Auric, Youra Guller et Clara Haskil
    chez la comtesse Lily Pastré au château de Montredon
    Tibor Harsànyi
    27 juin 1898, Magyarkanizsa, Hongrie
    19 septembre 1954, Paris
    (Réfugié à Cannes puis à Valençay, Indre) en 1943
    après que les Allemands aient occupé la zone contrôlée par les Italiens
    Lily Laskine et Maurice Ravel
    1925
     
    A Hungarian in Paris
    Naxos 8.573556

    Charles Wetherbee (violon & alto)
    David Korevaar (piano)
    29 April 2016

    Violin Sonatina
    Violin Sonata
    3 pièces de danse
    Viola Sonata

    Viola à l'École de Paris. Œuvres pour alto et piano
    Sonate pour alto et piano
    Avie 8553028

    Enregistrement : 2019-2020 (Munich, Allemagne)
    Date de sortie : 14/09/2022
    Diyang Mei, alto
    Oliver Triendl, piano
    La Flute à l'École de Paris
    Oehms OC494

    Tatjana Ruhland (Flûte)
    Oliver Triendl (Piano)
    18.8.2023

    3 Pièces pour flûte te piano (1930)

     
           
     
      Complete Piano Music, VoL.1
    Giorgio Koukl, piano
    Grand Piano GP806
    10 janvier 2020
    Complete Piano Music, VoL.2
    Giorgio Koukl, piano
    Grand Piano GP807
    2020
    Complete Piano Music, VoL.3
    Giorgio Koukl, piano
    Grand Piano GP831
    2020
    Tibor Harsányi

     

    Gérard wang
    Mémoires d'une chanteuse française
    La Vie et les Amours de Madeleine Grey (1896-1979)
    ISBN : 978-2-29605-240-6
    L'Harmatan, 2008
    Youra Guller
    (Rose Georgette Guller, dite Georgette Guller)
    (14 mai 1895, Marseille - ?)
    Jerôme Spycket
    Clara Haskil
    Payot (Lausanne, 1976) - "Les Musiciens"
    ISBN : 2-60100-389-8
    Petite Bibliothèque Payot
    ISBN : 978-2-22888-467-9
    1992
    « Clara Haskil - Le mystère de l'interprète »
    Un documentaire de Pascal Cling, Prune Jaillet et Pierre-Olivier François.
    1 DVD + 1 CD. Louis Productions et Seppia Film. 2017.
    Notice de présentation trilingue (français, anglais et allemand).
    Format son du DVD : 16/9 couleur PAL. Durée : 120' (DVD) ; 60' (CD).

     

    The Art of Youra Guller
    Legendary Artist
    Doron 4012

    Frédéric Chopin
    2009
    The Art of Youra Guller (1895-1980)
    The Legendary Artist
    Nimbus NI 5030

    Septembre 1975, Nimbus Studios
    Clara Haskil
    Portrait
    Documents 232868
    2011
    Clara Haskil
    Milestones of a Legeng
    Documents 600322
    2016

     

    Brigitte Massin
    Les Joachim
    Une famille de musiciens

    Fayard (1999)
    ISBN: 2-213-60418-5
    Irène Joachim
    (13 mars 1913, Paris - 20 avril 2001, Paris)
    Petite-fille du violoniste, chef d'orchestre et
    compositeur Joseph Joachim et du peintre de
    l'école de Barbizon Ferdinand Chaigneau
    Pelléas et Mélisande
    Enregistrement intégral en 20 Disques 78t

    Irène Joachim et Jacques Jansen
    Direction: Roger Desormière
    La Voix de son Maître DB5161-5180
    Salle de l'ancien Conservatoire
    24 avril au 26 mai 1941

     

         
    Claude Debussy
    Pelléas et Mélisande

    Jacques Jansen (Pelléas); Irène Joachim (Melisande); Henri-Bertrand Etcheverry (Golaud);
    Germaine Cernay (Geneviève); Paul Cabanel (Arkel); Leila Ben Sedira (Yniold);
    Émile Rousseau (un berger); Armand Narçon (le médecin);
    Choeurs Yvonne Gouverne
    Orchestre Symphonique du Conservatoire
    Roger Desormière (Chef d'orchestre)
    Enregistrement 24 avril au 26 mai 1941
    Salle du Conservatoire
    EMI 761038-2 / EMI 545780-2
    Grammofono
    Andante 3990
    Yves Nat
    Mélodies (5), pour voix et piano

    Irène Joachim, soprano
    Yves Nat, Piano
    Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire
    Charles Munch, direction
    Enregistré Studio Albert à Paris le 1er juin 1943
    78t : AFAA AA 31 (Part. 1968/69)
    Enregistrements 3 juin 1943
    Coffret du 50è anniversaire (15 CDs)
    EMI 347826 2
    Marcel Delannoy
    Ginévra
    (Livret: Julien Luchaire, d'après Boccace)
    Pathé Marconi PDT 76-78
    (matrices: CPTX 542-547)
    Irène Joachim (Ginévra)
    Martha Angelici (Catherine)
    Eliette Schenneberg (Nurse)
    Henry Etcheverry (Ambrogio)
    Paul Derenne (Chanteur)
    Camille Maurane (Doria)
    Orchestre de l'opéra comique
    Roger Désormière
    Enregistrement 9 Juin 1943
    Paris, Studio Albert
    Marston

     

    Edouard Kriff (Joseph Edouard Krihiff)
    Chanteur d'opéra (ténor) français
    Alger le 3 août 1905 - Paris le 19 mars 1966

    En septembre 1938 Jacques Rouché l'engage pour son premier contrat à l'année au Théâtre National de l'Opéra de Paris. Il chante les rôles de Samson du Samson et Dalila de Saint-Saëns, Radamès d'Aida de Verdi puis Faust de la Damnation de Faust de Berlioz.
    En 1939, il se marie et devient père d'un enfant. La guerre est déclarée. Il est soldat à Laon.
    Après l'armistice de juin 1940, il est contraint de passer en zone libre. Au moment de l'exode, début juillet 1940, il quitte la capitale avec sa famille à laquelle s'est jointe sa mère Fortunée, née Tubiana (veuve de guerre). Après l'Armistice, il tente de revenir en zone nord (la France étant coupée en deux) mais est refoulé par les Allemands en tant que juif à Chalon (s/Saône) le 2 août 1940. Il s'installe à Marseille où l'Opéra l'accueille. On le voit et on l'entend à la Radio Nationale, la plupart du temps sous la direction de Paul Bastide dans une trentaine de premiers rôles. Au soir du 21 janvier 1943, il interprète le rôle de Mario : - "...Et je n'aimais jamais autant la vie !" et rentre chez lui, 33 rue du Musée. Le lendemain, il est arrêté par la police collaborationniste française, en même temps que sa mère, dénoncés en tant que juifs par des employés du théâtre, du moins s'il faut en croire les dires de l'officier allemand qui l'interroge à la prison des Baumettes. Fortunée Kriff sera enfermée à Compiègne puis à Drancy avant d'être portée disparue à Majdanek le 27 mars 1943.
    Lui prit la décision de s'évader. Il parviendra à sauter du train pendant la nuit du 24 au 25 janvier, sera recueilli par un prêtre puis un médecin et amené dans une famille de Firminy, les Durif pour y être soigné. Muni d'une fausse carte d'identité, il regagnera Marseille, sera caché pendant deux mois par la famille Josuan au Lycée musical du 10 boulevard Salvator puis la famille Mansio à Bouc-Bel-Air avant de pouvoir être évacué dans l'Ardèche où, avec sa femme et son fils, il attendra grâce à des maquisards ardéchois la libération de Paris. En 1944, il reprend ses activités à l'Opéra-comique.

     

    Récital d'Airs d'opéras et chansons napolitaines
    Malibran Musique MR620
    Louise de G. Charpentier
    Malibran Musique MR737

    Boué, Kriff, Musy, Michel, Gilly, Cluytens & Wolff
    (Genève et Opéra-Comique)

     

    Les Juifs sont chassés du Conservatoire de Musique

    Pendant l'occupation allemande de la France, Jacques Chailley était le Secrétaire Général du Conservatoire National de Musique de Paris. Le 3 octobre 1940, le directeur du Conservatoire, Henri Rabaud (qui sera remplacé par Claude Delvincourt le 15 avril 1941), charge Jacques Chailley de prendre contact avec les autorités nazies, pour savoir que faire des professeurs et des élèves juifs, avant que les premières lois les concernant ne soient promulguées le 18 octobre par le gouvernement de Vichy, et alors que le Conservatoire dépend des autorités françaises.
    Du 4 au 10 octobre, Jacques Chailley se charge pratiquement seul, de ficher les élèves, en indiquant «juif, 3/4 juif, 1/2 juif ou 1/4 juif», devant le nom de chaque élève.
    Deux ans plus tard, le 21 septembre 1942, suite à une demande du ministre Abel Bonnard, cette liste permet d'exclure rapidement tous les élèves juifs de l'établissement malgré les réticences de Delvincourt. Il ne restait plus que trois professeurs juifs - André Bloch, Maurice Franck, et Lazare Lévy (1882-1964) - sur les 75 enseignants, et vingt étudiants juifs sur 580 élèves dont quinze étaient considérés "partiellement Juifs" selon les critères des lois anti-juives de Vichy. (*)
    Le directeur de l'institution, Claude Delvincourt (1888-1954), rejoignit les mouvements de résistance en septembre 1942.
    Jules Boucherit (1877-1962), un des professeurs de violon les plus respectés du Conservatoire, fut révolté par le sort qui était réservé à ses étudiants juifs. Le second statut des juifs ainsi que les déportations, le scandalisèrent à tel point qu'il décida de cacher cinq de ses élèves pourchassés.
    "Sous le prétexte d'une santé précaire, et avec l'assentiment du directeur administratif, [Jules Boucherit] transféra ses cours à la villa de Bourron-Marlotte 'La Chansonnière', près de Fontainebleau. Cette maison lui avait été laissée par la pianiste Magda Tagliaferro, alors en mission en Amérique du Sud et aux États-Unis.
    Les cinq élèves cachés à Bourron-Marlotte étaient Devy Erlih, futur professeur à l'école Normale de Musique; Ivry Gitlis; Charles Cyroulnik; Denise Soriano (1916-2003) - En dépit des difficultés, Denise Soriano réussit à les rejoindre; elle avait été dénoncée comme Juive.- et Michel Schwalbé, qui devient plus tard premier violon de l'Orchestre Philharmonique de Berlin dirigé par Herbert von Karajan. Aucun d'entre eux ne fut arrêté. Boucherit non plus.
    En février 1993, Jules Boucherit fut nommé de façon posthume, "Juste parmi les Nations" lors d'une cérémonie organisée à Jérusalem par l'institut "Yad VaShem" chargé de maintenir la mémoire de la Shoah. Cette distinction, est réservée aux non-juifs ayant sauvés des juifs pendant la 2ème guerre mondiale. En décembre 1994, son épouse, Denise Soriano (il s'étaient mariés en 1956) alla recevoir cet honneur en son nom.

    (*) Revue "Musicologie"

    François Coadou : La musique en France sous l'Occupation (2005)
    Jean Gribenski : L'exclusion des juifs du Conservatoire (1940-1942) (28/4/2011)
    Articles LM 401 - 826 et LM 403 - 907 de "La Lettre du Musicien"
    Jean-Marc Warszawski : Jacques Chailley (19/05/2011)
    Jean-Marc Warszawski : Le Conservatoire National sous l'Occupation : Jacques Chailley, l'histoire et la mémoire (19/05/2011)

    Monsieur Dominique Chailley, fils de Jacques Chailley, conteste les faits mis en exergue par les chercheurs, historiens et musicologues tels que Jean Gribenski, professeur émérite d'histoire - Myriam Chimènes, directrice de recherche au CNRS -
    Laure Schnapper-Flender, Professeur agrégée EHESS - Yannick Simon, Professeur à l'université de Rouen - Karine le Bail, chercheuse au CNRS et à l'EHESS - Sara-Elena Iglesias Munoz, docteure en musicologie.
    Je laisse à ces personnes la responsabilité de leurs propos.

     

    André Bloch
    14 janvier 1873, Wissembourg (Bas-Rhin) - 7 août 1960, Paris

    Professeur d’harmonie, il doit atteindre bientôt l’âge de la retraite.
    Il sera exclu fin 1940.

    Maurice Franck
    22 avril 1897, Paris IXe - 21 Mars 1983, Paris, XVIIe

    Au début de la guerre, Maurice Franck a été fait prisonnier et envoyé dans un Oflag.
    Il a été libéré le 14 août 1941, mais de retour à Paris, il est de nouveau arrêté le 12 décembre 1941 à Paris, lors de la "rafle des intellectuels Juifs" et interné au Camp de Royallieu à Compiègne
    . Il y a dirigé un petit chœur amateur (1). Transféré à Drancy en avril-août 1942 (2), il est rapidement libéré, grâce à l'action de sa deuxième femme, Marcelle Horvilleur, également musicienne (qu'il avait récemment épousée le 6 septembre 1941 à Paris XVIIe), et à l'aide de certains milieux artistiques (3), dont Henri Rabaud qui a fait valoir son engagement volontaire lors de la première guerre mondiale, et ses décorations de la Croix de Guerre
    et de la Légion d'Honneur (4). Il sollicite une dérogation qui sera refusée.

    Lazare-Lévy
    18 janvier 1882, Bruxelles - 20 septembre 1964, Paris

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, Lazare-Lévy fut démis de son professorat en raison des
    lois antisémites proclamées par l'État Français, qui le contraignirent à la clandestinité.
    Il sollicite lui aussi une dérogation qui sera refusée.
    Son fils cadet Philippe (1918-1944), haut responsable du Mouvement de Résistance Combat, fut d'ailleurs dénoncé par un couple travaillant pour le compte de la Gestapo,
    arrêté par la Police française, interné à Drancy où il fut torturé par le S.S. Aloïs Brunner et
    déporté au camp d'extermination d'Auschwitz où il périt en avril 1944.

     

    (1) "Le Camp Juif de Royallieu Compiègne 1941-1943" par Castro / Gompel / Jacob-Rick Kohn / Rousso / Rutkowski / Wellers.
    (Éditions Le Manuscrit, 18.10.2007, ISBN : 978-2-30400-474-8)

    (2) "Obéir: Les déshonneurs du capitaine Vieux - Drancy 1941-1944" par Didier Epelbaum.
    (Éditions Stock, 28 octobre 2009, ISBN : 978-2-23406-136-1)

    (3) "Le Pull-Over de Buchenwald : J'avais 14 ans dans les camps de la mort" par Bertrand Herz.
    (Éditions Tallandier, 22 janvier 2015, ISBN : 979-1-02100-705-5)

    (4)"L'exclusion des Juifs du Conservatoire" par Jean Gribenski (dans "La vie musicale sous Vichy" dirigée par Myriam Chimènes.)
    (Éditions Complexes, 2001, ISBN : 978-2-87027-864-2)

     

    André Bloch : Denneriana
    Recital Favorites for Clarinet and Piano
    James Jones (Clarinet)
    Karen Schlabaugh (Piano)
    Centaur 2738
    Maurice Franck : Trio pour hautbois, clarinette et basson
    Trio d'Anches de Monte Carlo
    Jean-Paul Barrellon, hautbois
    Daniel Favre, clarinette
    Jacques Petit, basson
    REM 311240 XCD
    « L'Ecole Lazare-Lévy »
    (Clara Haskil, Solomon et Monique Haas)
    Tahra 556-558

    Lazare-Lévy : Piano Archives: Volume 1
    Prélude No.1 (1929)

    Tahra TAH 591

    « Victor Staub - Lazare-Lévy »
    Complete Studio Recordings

    Lazare-Lévy
    Prélude No.1, 2, 5 (1929)
    Valses pour piano (1950)

    APR 6028

     

    Les Secrets du violon
    Souvenirs de Jules Boucherit (1877-1962)

    Marc Soriano (Sous la direction de)
    Les Cendres (1993)
    Collection Itineraire Musical
    ISBN : 978-2-86742-045-0
    Sophie Sultan
    Devy Erlih, portrait d’un violoniste pionnier (1928-2012)

    Éditions du Robec (220 p.)
    978-2-9564338-0-4
    18 mai 2018

     


    Villa de Bourron-Marlotte, chez Jules Boucherit en 1935.
    De gauche à droite : Melle Charmasson, Melle N..., Denise Soriano et son chien, Jacques Chailley (à l'arrière),
    Céliny Chailley-Richez (épouse de Marcel Chailley), Jules Boucherit, Marcel Chailley (père de Jacques), Eldar Aram et Ivry Gitlis.
    Source : Coll. Dominique Chailley; Crédit : (DR)


    Jules Boucherit à sa villa "La Chansonnière" de Bourron-Marlotte en 1942.
    Denise Soriano avec son professeur (et futur époux), Jules Boucherit, ainsi que les violonistes Devy Erlih (gauche) et Serge Blanc, juif d'Europe centrale (droite)
    Source : Coll. Serge Blanc; Crédit : (DR)

    Jules Boucherit et ses disciples
    Green Door GD-2039 (Japan)
    The Great Violinists, Vol. 23
    Symposium 1349
    Denise Soriano
    Forgotten Records 569
    2013
    Mozart, Saint-Saëns, Hahn and Ravel
    Melo Classics MC 2015
    Denise Soriano, violin
    Jeanne Marie Darré, piano
    Paris, Radiodiffusion-Télévision Française Studio Recording
    2 May 2014

     

    Les élèves protégés par Jules Boucherit

    Serge Blanc
    Juif d'origine Roumaine
    Il a la chance de porter un nom typiquement français et entre au conservatoire en 1942.
    https://www.youtube.com/channel/UCpREkAuN3JtNQeoeY6cozbQ
    Charles Cyroulnik
    1er mars 1923, Paris
    Son frère, émile, est arrêté puis déporté et assassiné à Auschwitz-Birkenau le 13 février 1942
    Devy Erlih
    5 novembre 1928, Paris - 7 février 2012, Paris
    https://www.youtube.com/channel/UCVJrCLSU7ZJz5Bn7py9rfTA
    Ivry Gitlis - עברי גיטליס
    22 août 1922, Haïfa, - 24 décembre 2020, Paris
    Né en Palestine sous mandat anglais.
    Pendant la guerre, il quitte la France et se réfugie à Londres où il joue pour l'armée britannique tout en se portant volontaire pour travailler dans une usine de munitions.
           
       
      Denise Soriano
    15 janvier 1916, Le Caire, égypte
    (Père grec naturalisé français)
    5 mars 2006, Paris
    Sous l'occupation, elle doit interrompre sa carrière et se cacher ayant été dénoncée n 1942 comme étant de religion juive.
    Michel Schwalbé
    27 octobre 1919, Radom, Pologne
    8 octobre 2012, Berlin, Allemagne
    élève de Moritz Frenkel, il est diplômé de l'Académie de Musique de Varsovie (1931)
    Pendant la guerre, il est soliste dans l'Ensemble Symphonique de Lyon (1942-44), puis violon solo de l'Orchestre de la Suisse Romande à Genève de 1944 à 1946.
     

     

    Odette Gartenlaub
    13 mars 1922, Paris - 19 septembre 2014, Paris

    Odette Gartenlaub Jean-Michel Ferran
    Odette Gartenlaub
    Les vies multiples d’une musicienne du XXème siècle
    .
    Editions Aedem musicae
    25 septembre 1942
    Lettre d'exclusion du Conservatoire
    Signée Claude Delvincourt

    Odette Gartenlaub, l'aînée de 4 enfants, est née à Paris le 13 mars 1922, d'un père bijoutier (Jacques) né en Bucovine (alternativement autrichienne, roumaine et ukrainienne) et d'un mère (Pauline) anglaise. Ils se marient en 1921 à Paris et sont naturalisés français en 1927.
    Elle commence l'apprentissage de la musique dès l'âge de 7 ans. Deux ans plus tard elle entre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris où elle obtient la même année une première médaille de solfège. Lauréate à 15 ans du premier Concours International Gabriel Fauré,
    elle perfectionne ensuite sa technique pianistique auprès de Lazare Lévy et Yves Nat, poursuit ses études d'écriture avec Olivier Messiaen et Noël Gallon et étudie la composition avec Henri Busser et Darius Milhaud, et l'histoire de la musique auprès de Maurice Emmanuel et Louis Laloy.
    Après l'invasion de la France, Jacques Gartenlaub est obligé de signaler son entreprise comme juive, et sa bijouterie est aryanisée. L'appartement dans lequel ils habitaient est confisqué par les autorités françaises en 1941. Ils confient des bijoux et des objets précieux qu'ils ont réussi à emporter à Georgette Cheverry - le professeur de musique d'Odette - qui vit seule à Paris avec son petit garçon, tandis que son mari, médecin a été fait prisonnier par les Allemands.
    Odette ne peut plus s'inscrire au Conservatoire interdit aux Juifs à partir de juin 1942, tout comme l'accès aux jardins publics, aux théâtres, aux cinémas... et n'ont accès aux magasins d'alimentation qu'une heure par jour. Elle entre à l'UGIF (Union générale des Israélites de France) en tant qu'assistante sociale.
    Les 16 et 17 juillet 1942, lors de la rafle du Vel' d'Hiv' à Paris et dans son agglomération, visant les familles juives étrangères, 13 000 personnes sont arrêtées dont 4000 enfants. De nombreux de leurs amis et connaissances sont arrêtés et déportés. Les Gartenlaub ne sont pas raflés.
    Le 18 juillet 1943, Odette entend qu'une nouvelle rafle va avoir lieu dans la nuit et en attendant de trouver une meilleure solution, elle emmène ses petites sœurs chez Georgette Cheverry. Son frère, Georges a réussi à passer en zone sud et est entré dans la résistance.
    Georgette retire l'étoile jaune de leurs vêtements, les brûle et cache les fillettes à la campagne où elles resteront jusqu'en 1945 pour finir leur année scolaire avant de retrouver toute leur famille saine et sauve. A Paris, elle reste en contact avec Jacques et Pauline Gartenlaub et leur fille Odette.
    Malgré l'interruption de ses études de musique jusqu'en 1945, Odette obtient un Premier Grand Prix de Rome en 1948 avec la mise en musique d'un poème d'une centaine de vers de Charles Clerc à la gloire de Sainte-Geneviève. Après trois années passées à la Villa Médicis, alors dirigée par Jacques Ibert, qui lui laisseront "une émotion inoubliable", elle rentre à Paris et poursuit une carrière de pianiste et de compositeur. En 1987, Georgette Cheverry a été nommée "Juste parmi les Nations" par le comité de "Yad VaShem"

    Works for Horn and Piano by female Composers
    Odette Gartenlaub : Pour le Cor
    Lin Foulk, cor
    Martha Fischer, piano
    Four Elements
    Johannes Brahms
    Deux Sonates pour Clarinette et Piano
    Odette Gartenlaub, Piano
    Guy Deplus, Clarinette
    Le Club Français du Disque 374
    Devy Erlih, violin
    Maurice Bureau, piano
    Ducretet-Thomson DTL93103 (LP 33 T/m)
    The Paris recital 1952
    Devy Erlih, violin
    Maurice Bureau, piano
    Live Recording, Radiodiffusion-Télévision Française
    15 December 1952, Salle Gaveau, Paris
    Meloclassic MC2024

     

    Michel Schwalbé ‎: Virtuoso Violin
    Hör Zu ‎SHZE 320
    Electrola - His Master's Voice
    (LP, Vinyl, Stereo, Germany)
    Michel Schwalbé, violon
    Karl Engel, piano
    1970

     

    Reynaldo Hahn
    Caracas, 9 août 1874 - Paris, 28 janvier 1947
    Pendant l'occupation allemande et le régime fasciste de Vichy (1940-1944), sa musique est interdite, et il doit se cacher.
  • 1940, Bien qu’élevé par sa mère dans la religion catholique, Reynaldo Hahn, doit fuir l'occupant en raison de ses ascendances paternelles juives (Son père, un ingénieur allemand, a tenté sa fortune en Amérique du sud.).
    Il quitte Paris et s'installe dans le midi, avec Guy Ferrant (acteur et artiste lyrique). Passe successivement à Argentat (Corrèze), Montpellier (Hérault), Nîmes (Gard) et Marseille (Bouches-du-Rhône).
  • 1941, Reynaldo Hahn s'installe à Toulon, puis à Cannes, de septembre 1941 à avril 42. Il dirige la saison du Casino: reprises d "L'Île du Rêve" et de "Ciboulette".
    Il faut cependant signaler que Reynaldo Hahn réussit à la fin de l'année 1941 à prouver son "aryennité" en jouant sur les termes de la définition retenue par l'État français pour qualifier les Juifs.
    Le commissariat général aux questions juives se trouva dans l'obligation de le réintégrer dans la vie musicale française.
  • Juillet 1942 et 13 novembre 1942, tentatives de reprise de "Ciboulette", et de "Mozart" au Théâtre Marigny à Paris.
    Les autorités allemandes font interdire les spectacles, arguant que Reynaldo Hahn est "demi-juif".
  • Le compositeur, par prudence, resta en zone libre et se réfugia à Monte-Carlo en décembre 1942 (Hôtels de Russie et Balmoral), lieu un peu plus sûr que les villes du sud qu'il avait habitées précédemment.
    Tournée de concerts en zone non occupée avec Ninon Vallin. (Vichy, Lyon, Arles, Marseille)
  • 1945, Retour à Paris, en février. - Reynaldo Hahn quitte "Le Figaro" et prend la direction de l'Opéra. - Fait Chancelier de la Légion d'Honneur. - Élection à l'Institut le 26 mars.
  •  

    Reynaldo Hahn (1898, Nadar) Reynaldo Hahn (1946, Opera) Reynaldo Hahn (1938)

     

    Bernard Gavoty
    Reynaldo Hahn

    Le musicien de la Belle Époque
    *
    Couv. ill. par Jean Cocteau, 1976 *
    ISBN : 2-28301-733-5 *
    Buchet/Chastel : 15/01/1997, 314 p.
    ISBN : 978-2-28301-733-3
    Jacques Depaulis
    Reynaldo Hahn

    Seguier - Empreinte
    ISBN : 978-2-84049-484-3
    Format: 16 x 24 cm - 184 pages
    Parution : 15/07/2007
    Collectif : Philippe Blay, Directeur d'Ouvrage
    Reynaldo Hahn - Un éclectique en musique

    Actes Sud - Coédition Palazzetto Bru Zane
    ISBN : 978-2-33004-803-7
    Avril 2015

     

    1940, Quatuor en la mineur pour 2 violons, alto et violoncelle
  • I. Andante molto moderato
  • II. Récit et chanson de Provence
  • III. Andantino
  • IV. Allegro assai
  • Composé entre l'Hermitage et Toulon, au cours de l'année 1939,
    dédicacé « A mes amis du quatuor Calvet »
    Joué à Radio-Paris le 1er janvier 1940, par le Quatuor Calvet
    Paris, Heugel, 1943, réédition en 2002 Alphonse Leduc

    Quatuor Parisii
    Alexandre Tharaud, piano
    Valois-Naïve V4848
    2000
    Sérénade pour flûte, hautbois, clarinette et basson.
    Manuscrit autographe, 1942
  • I. Vif et gai
  • II. Moderato quasi andantino
  • III. Preste et léger
  • Youtube : 1er mouvement

    Concerto provençal
    pour flûte, clarinette, basson, cor et double quintette à cordes
    1942
    Paris, Salabert, 1954
    Joué à Radio-Paris, le 30 juillet 1945, sous la direction d'André Girard
  • I. Sous les platanes
  • II. Sous les pins
  • III. Sous les oliviers
  • Concerto provençal
    pour flûte, clarinette, basson, cor et double quintette à cordes
    Orchestre Symphonique de Chambre
    Fernand Oubradous
    Gravé le 7 avril 1946, salle du Conservatoire
    Disque 78t Gramophone DA 4993
    Youtube
    Ensemble Initium
    Julien Vern, flûte
    François Lemoine, clarinette
    Julien Desplanque, cor
    Frank Sibold, basson

    Orchestre des Pays de Savoie
    Nicolas Chalvin
    Timpani 1C1231
    2015

     

    Occupation, Résistance & Libération


    Isabelle Rivé-Doré
    Somogy
    ISBN : 2-85056-720-5
    Janvier 2004

     

    Bernard Lonjon
    Nuit et Chansons
    Les chanteurs français face aux années noires

    Éditions du: Moment (31/03/2011)
    ISBN : 978-2-35417-094-3
    253 pages
    Chantons sous l'Occupation
    DVD
    Réalisation : Andre Halimi
    Production : Argos Films, France / Films Armorial, France / INA, France
    Chef monteur, Henri Colpi
    Distribution, Artédis, France

    Livre
    André Halimi
    SBN : 2-7475-4389-7
    Juin 2003

    Les Chansons de la Libération
    DVD

    L.C.J. éditions et Productions
    2006
           
    Complainte du Partisan
    Paroles de Emmanuel d'Astier de la Vigerie dit "Bernard"
    Musique de Anna Marly
    Anna Marly (Betoulinsky)
    30 octobre 1917, Saint-Pétersbourg
    15 février 2006, Alaska
    Le Chant de la Libération ou
    "Chant des Partisans"

    Paroles de Maurice Druon et Joseph Kessel
    Musique de Anna Marly

     

    Chantons sous l'Occupation
    Pickwick PFK 540302
    Verboten! - Les voix de la liberté
    La 2ème Guerre Mondiale à travers des œuvres interdites
    de diffusion sous l'occupation
    Blanche-Net BL-HF-044
    Anthologie Chanson Française
    Enregistrée Les années 1940-1950
    Universal Music France
    Epm 989722 (10 CDs)
    La vie quotidienne en chansons
    Sous la drôle de guerre et l'occupation
    1939-1944
    Forlane 619109
           
    La Résistance en chantant. 1939-1945
    + CD audio

    Sylvain Chimello, Serge Domini
    Editions Autrement
    ISBN : 2-74670-563-X
    2004
    Anna Marly
    Troubadour de la Résistance
    Livre-album + CD

    Tallandier / Historia
    ISBN : 2-23502-279-0
    Les chants de la Résistance et de la Libération
    Anna Marly

    Textes dits par Claude Dauphin
    Dpi 320e847
    AERI 2-2003-2
           
    Chants de la Résistance et de la Déportation
    Le Chant des Partisans Français

    Chorale Populaire de Paris
    Gilbert Martin
    Le Chant des Marais
    Chorale de la Fédération Musicale de Paris
    Ilya Holodenko
    FNDIRP 45-2022 (45t)
    La Résistance, ses chants et ses poètes
    Adès 203682 (2 LPs / 2 CDs)
    Chants, Poèmes et Discours du Temps de la Résistance
    LCD (2 LPs)
    Chant Du Monde LDX274734
           
    La Grande épopée de la Libération
    Marianne Mélodie 252
    (3 CDs)
    Jours Heureux de la Libération
    Marianne Mélodie 260
    (4 CDs)
    Les Chansons de la Libération
    Solidor
    100 Refrains pour la Libération
    EMI 07243 571951 2 6
    (4 CDs)
           
     
    Les chansons oubliées de la guerre 39-45
    Marianne Mélodie 445234

    Janvier 2014
    Les plus belles Chansons du Cinéma Français sous l'Occupation(1940-1944)
    Marianne Mélodie 171672

    René Chateau et André Bernard
    Complainte du Partisan
    Les Compagnons de la Chanson
    Sony Music Entertainment 476873 (France) S.A.

    1997
     

     


    Alexander Paucker, alias Francis Chagrin, Compositeur et chef d'orchestre
    15 Novembre1905, Bucarest, Roumanie
    10 Novembre 10 1972 , Hampstead, Londres, Angleterre
    Alexander Paucker est né à Bucarest, en Roumanie, dans une famille juive. Peu disposés à laisser leur fils se consacrer à la musique, ils l'envoyèrent à Zurich pour suivre une école d'ingénieur avec succès.
    Cependant, il s'inscrit secrètement au conservatoire de musique de cette ville d'où il sortit diplômé en 1928.
    Devant le refus de la famille de le laisser continuer dans cette voie artistique, il quitta le domicile familial pour Paris où il adopta son nouveau nom à consonance française : Francis Chagrin.
    C'est en jouant dans les cabarets et les cafés, en écrivant des chansons populaires, qu'il réussit à financer de 1933 à 1936 ses études musicales à l'École Normale de Musique de Paris avec, entre autres, Paul Dukas et Nadia Boulanger parmi ses professeurs.
    En 1936, il s'installe au Royaume Uni. Au début de la deuxième guerre mondiale, il est nommé directeur musical et compositeur des programmes de la BBC en français : "Les Français parlent aux Français."
    En janvier1943, il fonda "The Committee for the Promotion of New Music" (qui devient la "Society for the Promotion of New Music") pour favoriser l'éclosion des jeunes musiciens.
    Cette société fut présidée par Ralph Williams Vaughan avec Arthur Bliss comme vice-président.
    En 1948, en récompense des services rendus pendant la guerre, le gouvernement français le nomma "Officier d'Académie".
    Une des fonctions importantes de Radio-Londres fut de diffuser des chansons françaises célébrant la résistance.
    Certaines furent composées en Angleterre telles que
    ‘Le Chant des Partisans’ de Joseph Kessel, Maurice Druon et Anna Marly
    ‘La Chanson du Maquis’ de Maurice van Moppes et Francis Chagrin
    D'autres, composées en France furent envoyées à Londres,
    ‘L’Hymne de la Résistance’ de Marcel Salin
    ‘Les Amis du Maquis’ de Blanche Gabrielle
    ‘La Chanson de la Résistance’ de Jean Nocher
    En 1951 Francis Chagrin constitua son propre orchestre de chambre.
    En 1955 il composa la musique du film, "The Colditz Story". En 1956, la "Fantaisie roumaine pour harmonica" fut dédiée à Larry Adler.
    En 1956, Gerard Hoffnung (né en 1925 à Berlin) organise au Royal Festival Hall de Londres un concert symphonique de pièces burlesques dues à des compositeurs britanniques réputés :
    Malcolm Arnold, Francis Chagrin, Joseph Horowitz, Gordon Jacob, Franz Reizenstein, Humphrey Searle, Matyas Seiber et Donald Swann.
    Le point culminant de ces concerts est l'opéra, écrit par Reizenstein, sur un livret de William Mann « Let's fake an opera » ou « The Tales of Hoffnung» (« Truquons un Opéra » ou « Les Contes d'Hoffnung»)
    Devant un immense succès, le Festival Hoffnung connaîtra deux éditions supplémentaires en 1958 et en 1961.
    Francis Chagrin composa plus de 200 musiques pour le cinéma et la télévision.
    In 1963, il remporta le Prix International Harriet Cohen en tant que compositeur de musique de film de l'année.

     

    Symphonies n° 1 et n° 2
    Naxos 8.571371

    BBC Symphony Orchestra
    Martyn Brabbins
    16 février 2016
    The Film Music
    Chandos Movies 10323

    BBC Philharmonic
    Rumon Gamba
    Studio 7, New Broadcasting House, Manchester
    29 & 30 Juin 2004
    Music from Paris
    Sept Petite Pièces pour 8 Instruments
    Albany TROY1127

    Atlanta Chamber Winds
    Robert J. Ambrose, direction
    14 juillet 2009

    Exil des Artistes de Music-Hall


    Renée Lebas
    23 avril 1917 - 18 décembre 2009, Paris
    (Parents d'origine roumaine)

    Avec l'arrivée des troupes allemandes à Paris, sa carrière est chamboulée est interrompue et elle se rend en zone libre. (Elle rejoint Michel Emer et Paul Misraki).
    Elle se réfugie à Lausanne et y chante "Exil" de François Reichenbach et Philippe Gérard. ainsi que "14 juillet". Son père et sa soeur cadette sont emportés dans la rafle du Vel' d'Hiv' en juillet 1942.
    Après la Seconde Guerre mondiale, Renée Lebas abordera dans diverses chansons le thème de la Shoah, à commencer par "La Fontaine endormie" (1956), écrite en hommage à sa sœur, jamais revenue d'Auschwitz.
    Diverses chansons sont inspirées du folklore juif ashkénaze, comme "Tire, tire l'aiguille" et "Mammy".
    Elle chantera aussi "Garde l'Espérance" sur la musique de la "Hatikva", l'hymne de l'état d'Israël. (En 1981, Radio J en avait fait son générique d'ouverture d'antenne)

    Marie Dubas
    3 septembre 1894 - 21 février 1972, Paris
    (Parents d'origine polonaise)

    Alors qu'elle se trouve en Amérique du Sud, elle est surprise par la déclaration de guerre, elle y reste jusqu'au début 1940. Elle séjourne ensuite au Portugal. Marie Dubas est interdite de scène et de radio
    suite au décret du gouvernement de Vichy du 3 octobre 1940. Elle est condamnée à chanter à l'étranger, notamment au Maroc.
    Elle arrive tout de même à passer en zone libre et à s'y produire. Les rafles se multiplient après celle du Vel' d'Hiv' (juillet 1942), même en zone libre.
    Marie Dubas se réfugie en Suisse et s'installe à Lausanne,
    où elle retrouve Renée Lebas.
    Elle continue la scène
    (Moulin Rouge de Genève, Théâtre Municipal de Lausanne...)
    et chante beaucoup à la radio. Début 1944, elle crée à Radio-Genève,
    "Ce soir je pense à mon pays", une chanson autobiographique, composée par Philippe Gérard sur un texte de François Reichenbach.

    Ray Ventura
    16 Avril 1908, Chateaudun (Eure-et-Loire)
    29 Mars 1979, Palma de Majorque (Espagne)

    C'est après dix ans de gloire en France que Ray Ventura (qui était juif) et ses Collégiens se replient en zone libre (1940-41) puis doivent quitter la France pour fuir les lois antisémites de Vichy.

    C'est ainsi que Coco Aslan, Loulou Gasté, Paul Misraki, Guy Paquinet, Micheline Day, rejoints par quelques nouveaux dont André Ekyan, Hubert Giraud, Alain Romans, et Henri Salvador,
    réussissent à sortir de France et à prendre le bateau en Espagne en novembre 1941 pour Buenos-Aires et Rio de Janeiro. Ils y resteront entre 1942 et 1944.
    Mauricio Hassid Michael, peintre et pianiste juif de Salonique s'enfuit à Barcelone.
    L'orchestre est dissous en novembre 1944 et Ventura et Misraki rentrent en France.
    Paul Misraki
    28 janvier 1908, Constantinople
    29 octobre 1998, Paris
    (Parents d'origine française)

    Parmi ses succès on peut noter :
    "Tout va très bien madame la marquise" (1936)
    "Ça vaut mieux que d'attraper la scarlatine" (1937)
    "Qu'est qu'on attend pour être heureux" (1937)
    "Tiens tiens tiens" (1939)
    "Sur deux notes" (1938)
    "Comme tout le monde" (1940)

    Pendant l'occupation, sa famille étant d'origine juive,
    l'auteur-compositeur doit s'exiler en Amérique du Sud, puis à Hollywood.
    En 1942, à Rio de Janeiro, il écrit la musique de scène de
    "On ne badine pas avec l'amour"
    que lui demande Louis Jouvet, puis il crée plusieurs comédies musicales dont "Si Eva se hubiese vestido" (Si ève avait été vêtue)
    et de la musique pour le cinéma :
    Stella (Benito Perojo, 1943)
    Eclipse de sol (Luis Saslavsky, 1943)
    La Casta Susana (Benito Perojo, 1944)
    El Fin de la noche (Alberto de Zavalia, 1944)
    Delirio (Arturo García Buhr, 1944)
    La Importancia de ser Ladron (Julio Saraceni, 1944)
    Siete mujeres (Benito Perojo, 1944)

    À la libération, il revient en France où il poursuit sa carrière dans la chanson, mais aussi dans l'opérette. Il compose également des musiques de films (qui donnent souvent lieu à des chansons).
    Parmi les interprètes de cette époque, figurent édith Piaf (C'est la moindre des choses, Sur une colline) et Renée Lebas (Messieurs les journalistes, 1948).

     

    Renée Lebas
    Où es tu mon amour ? Vol.1
    ILD-MCF 875186

    1999
    Marie Dubas
    Intégrale (1927-1945)
    Frémeaux & Associés FA053
    Ray Ventura et ses Collégiens
    L'Aventure Sud-Américaine (1942-1944)
    Frémeaux & Associés FA5005
    Paul Misraki chante ses succès
    Le livre d'or de la chanson française (2 x 45T)
    Ducretet Thomson 460V223/224

    Tout va très bien Monsieur Misraki
    Les plus belles chansons de Paul Misraki
    Polygram 845919-2

    D'autres artistes juifs du Music-hall seront contraints à la clandestinité et l'exil, comme Georges Tabet (né en Algérie), Jacques Canetti (origine bulgare), Michel Emer (origine russe),
    Lyne Clevers (origine bulgare), etc... Des artistes dont les idées politiques sont contraires au régime de Vichy suivront le même chemin : Germaine Montero, Henri Salvador, Jean Sablon, etc...

    Georges Tabet (Georges Zacharie Tabet)
    23 janvier 1905, Alger - 28 février 1984, Paris
    Nissim Jacques Canetti
    30 mai 1909, Roustchouk, Bulgarie
    7 juin 1997, Suresnes
    Pendant la Seconde Guerre mondiale, avec la promulgation des lois anti-juives, l'actrice Françoise Rosay l'aide à rejoindre la Zone libre. Il organise avec elle des tournées dans le sud de la France et en Afrique du Nord, ce qui le conduit à diriger des théâtres ou à diriger des radios. Il fonde notamment avec Pierre-Jean Vaillard en 1943 le théâtre des Trois-Baudets à Alger
    (rue Mogador).
    Michel Emer
    19 juin 1906, Saint-Pétersbourg
    23 novembre 1984, Neuilly-sur-Seine
    Auteur incontournable des années 30, 40 et 50, parolier et compositeur attitré de Piaf pour qui il écrit, entre autres, "L'accordéoniste", "Bal dans ma rue" ou "À quoi ça sert l'amour ?".
    Pendant l'occupation allemande, il suit le même chemin que Renée Lebas ("De l'autre côté de la rue", "L'accordéoniste", "Am Stram Gram"). D'abord réfugié à Nice, en zone non occupée, (En 1941, il accompagne Renée Lebas sur scène à Cannes). Il s'exile ensuite en Suisse.
    Lyne Clevers
    (Céline Marie Rhalewsky ou Rhalavsky,
    de parents Juifs immigrés de Bulgarie)
    22 octobre 1909, Paris
    28 novembre 1991, Poissy (Yvelines)
    En 1938, elle se retire quelque peu de la scène et disparaît en 1940, à cause de ses origines, pour ne réapparaître qu'à la Libération, à la radio d'abord, puis plus discrètement dans divers cabarets pour donner une ultime représentation à l'Olympia en 1954. - Elle a alors 45 ans.

     

         
        Les Chansons de ma jeunesse
    Michel Emer
    Marianne Mélodie 415204
     

     


    Marianne Oswald
    Sarah Alice Bloch, est une chanteuse et actrice française fille d'un couple de juifs polonais exilés.
    Elle tire son pseudonyme du personnage des Revenants, drame d'Ibsen et choisit son prénom en hommage à la République Française.
    Née le 9 janvier 1901 à Sarreguemines en Moselle (alors Saargemünd, ville allemande dans l'ancien Reichsland d'Alsace-Lorraine à la frontière avec l'Allemagne).
    Elle décède le 25 février 1985 à Limeil-Brévannes, dans le Val-de-Marne.

    Son autobiographie est intitulée en français,
    Je n'ai pas appris à vivre...
    Éditions Domat (1948)
    Éditions Pierron - Collection patrimoine/littérature (1999)

    ISBN : 2-70850-196-8
    Préface de Jacques Prévert

    À seize ans, orpheline, elle est mise en pension à Munich. Elle est opérée d'un goitre thyroïdien mais "après s'être fait trancher la gorge" et avoir recouvré la parole après avoir assisté à un spectacle d'Ibsen, décidée à devenir chanteuse, elle monte sur les planches à Berlin dans les années 1920. En 1931, du fait de la montée du parti nazi, elle s'exile à Paris, où elle introduit dans la chanson française des techniques propres à l'expressionnisme allemand. (elle popularise les œuvres de Bertolt Brecht et Kurt Weill, ainsi que Anna la bonne et La Dame de Monte Carlo de Cocteau, et elle innove en interprétant des textes de Prévert sur les musiques de Kosma).
    Elle finit quand même par percer grâce à, outre Jean Cocteau, Jean Tranchant, Jacques Prévert et Henri-Georges Clouzot qui, charmés par son parlé-chanté et sa voix qui semble sortir d'outre-tombe, lui confient de très beaux textes qu'elle dit, plutôt qu'elle ne les chante, accompagnée des orchestres de Wal Berg ou de Pierre Chagnon ou tout simplement au piano.
    Jusqu'en 1939, on peut l'entendre au Bœuf sur le Toit, à l'Alcazar, à Bobino, à l'Européen, aux Deux ânes, rarement en vedette mais partout ou elle chante elle ne passe pas inaperçue.
    En 1939, elle s'exile aux états-Unis (elle est connue à New York sous le nom de "Marianne Lorraine"), où elle restera sept ans se produisant à la radio et dans différents cabarets où, ayant lu ses souvenirs, publiés en anglais sous le titre de "One Small Voice" (Whittlesey House, 1945), Albert Camus la redécouvre et la ramène à Paris où elle fait l'objet d'une série d'émissions à la radio, présentées par Cocteau, Camus, Seghers, Ribemont-Dessaignes et Gaston Bonheur, sous le titre de Le retour de Marianne Oswald où elle chante et récite des textes d'Apollinaire, d'Eluard, de Prévert et de Jean Nohain mais son style commence à être dépassé.
    Elle s'essaie au cinéma : Les amants de Vérone, Le guérisseur, Notre-Dame de Paris (version Jean Delannoy - 1956), Les Amants de Montparnasse... puis se tourne vers la télévision où elle produit des émissions pour enfants, intervenant à l'occasion à la radio.

    L'Art de Marianne Oswald - 1932-1937
    Marianne Oswald
    EPM 3982272
    Marianne Oswald chante Cocteau
    Philips 432.181 NE (45 t)
    Un texte d'Albert Camus au dos de la pochette (1957)

    Le dernier poème de Robert Desnos
    Anna La Bonne de Jean Cocteau
    La grasse matinée de Jacques Prévert et Joseph Kosma
    L'écolière de René Char.

     

    Sophie Rose Fridmann dite Agnès Capri
    15 avril 1907, L'Arbresle (Rhône) - 15 novembre 1976, Paris (7ème)
    Actrice, chanteuse, directrice de théâtre, productrice de radio et écrivain.

    Music-hall, Poésie
    Seghers, 1957
    (Recueil de 26 textes, poèmes et chansons d'Agnès Capri.)

    Sept épées de mélancolie
    Julliard, 1975
    (Première partie des mémoires d'Agnès Capri, qui s'arrêtent un peu avant 1938)

    Agnès Capri est issue d'une famille juive d'origine polonaise et lithuanienne (Registre de l'état civil de L'Arbresle : Naissance le 15 avril 1907 de Sophie Rose Fridmann, fille de Hermann David (né Hermanovitch Fridmann), 33 ans, industriel demeurant rue de la Brévenne et de Dinak Katz, 22 ans) qui a fui la Révolution russe. Adolescente, elle prend d'abord des cours d'art dramatique chez Charles Dullin et Louis Jouvet, et s'initie au chant dès l'âge de seize ans à la célèbre Schola Cantorum.
    Imprégnée d'idées révolutionnaires, elle devient membre de l'Association des Artistes et écrivains Révolutionnaires (AAER) et fréquente à cette occasion Paul Nizan, Louis Aragon,Jacques Prévert et Max Ernst. Elle se constitue alors un répertoire en puisant dans les textes d'auteurs considérés alors comme des poètes et écrivains sulfureux ou d'avant garde : Jacques Prévert, qu'elle a rencontré au groupe Octobre, Raymond Queneau, Robert Desnos, Paul Eluard, Henri Michaux, Guillaume Apollinaire ou Léon-Paul Fargue. Elle ajoute à son répertoire des textes d'Erik Satie puis de Jean Cocteau. Dans la foulée, Agnès Capri est programmée à l'A.B.C. (où elle fait scandale le jour de Pâques pour avoir récité le poème de Jacques Prévert Pater Noster (Notre Père qui êtes aux cieux, restez-y !). Elle est soutenue à cette époque par Charles Trenet qui dans les salles où elle se produit, réclame les textes que la direction veut lui supprimer (Adrien de Jacques Prévert, entre autres)!
    Elle se produit également sur la scène de l'Opéra bouffe, avant d'ouvrir, en 1938, son propre lieu, Le Petit Théâtre de nuit (en hommage à Mozart), rue Molière à Paris, qui devient vite le Théâtre Chez Agnès Capri pour ses habitués. C'est dans cet endroit révolutionnaire qu'elle retrouve plusieurs artistes surréalistes et amis du Groupe Octobre comme Jacques Prévert, Michel Vaucaire et Joseph Kosma. C'est à cette époque qu'elle enregistre ses premiers disques au Chant du Monde et chez Columbia.
    L'arrivée de la guerre et les lois antijuives la contraignent à fermer Le Petit Théâtre de nuit et faute de pouvoir chanter en zone libre, elle quitte Paris pour se réfugier en Algérie où elle présente des spectacles de chansonniers et anime les spectacles de l'Opéra d'Alger (un théâtre) avec l'aide de Jacques Canetti.
    Elle revient à Paris en 1944, et prend en 1945 la direction du Théâtre de la Gaîté-Montparnasse auquel elle donne le nom de Théâtre Agnès Capri. Elle y reste jusqu'en 1949, date à laquelle elle réinstalle son cabaret (Chez Agnès Capri, rue Molière) où se produiront entre autres Germaine Montero dans son répertoire espagnol, Jean Sablon, Catherine Sauvage, Cora Vaucaire, Mouloudji, Serge Reggiani, Juliette Greco, Marc Ogeret, Pierre Louki, qui y chante, entre autres, La Môme aux Boutons, Georges Moustaki et les Frères Jacques qui y remportent leurs premiers succès. Agnès Capri, est aussi auteur de nombreuses chansons (« La Grande Opéra », « Laisse parler Jacob », « Il m'a toujours dit à demain ») et peut véritablement être considérée comme l'une des pionnières de la chanson au féminin.

     

    Agnès Capri
    Succès et Raretés
    Marianne Mélodie 4811.246

    2012


    Musiques de soutien aux armées

    Joséphine Baker


    Joséphine Baker (Freda Joséphine McDonald)
    3 juin 1906, Saint-Louis, Missouri, États-Unis - 12 avril 1975, Paris, France
    Chanteuse, danseuse et meneuse de revue.
    Chantant le Marseillaise lors d'une tournée à Alger en 1943, en présence du Général de Gaulle.
    En uniforme de sous-lieutenant de l'armée de l'air (1944)
    Charles Onana
    Joséphine Baker contre Hitler : La star noire de la France Libre

    Éditions Duboiris-Itinéraire (2006)
    ISBN : 978-2-95223-157-2

    «J'ai deux amours,
    Mon pays et Paris.
    Par eux toujours,
    Mon cœur est ravi.
    Ma savane est belle,
    Mais à quoi bon le nier.
    Ce qui m'ensorcèle,
    C'est Paris, Paris tout entier»


    Joséphine Baker
    יוספין בקר
    Soirée au Profit des Groupes de Résistance Français
    Palestine sous Mandat Britanique
    Sous le Haut Patronage du Général de Gaulle
    Cinéma Mograbi, Tel-Aviv, 8 octobre 1943

    Lorsque en 1939, la guerre éclate, Joséphine Baker est au sommet de sa gloire. Elle est devenue citoyenne française (et juive par convenance) par son mariage avec Jean Lion en 1937. Il n'est pas question pour elle de regagner les États-Unis et de trahir son pays d'adoption. Elle est sollicitée par un capitaine des services de renseignement, Jacques Abtey, et accepte immédiatement de servir d'agent de contre-espionnage. Elle "rejoint" Marlène Dietrich sur la liste des « à fusiller sur place ». Aux Millandes (Dordogne) elle cache réfugiés, résistants , juifs. Elle installe un émetteur radio dans la plus grosse tour de son château pour prendre ses ordres de Londres. Elle est affectée à Marseille avec Jacques Abtey qui devient désormais « le secrétaire artistique monsieur Hébert ». Elle ira ensuite à Alger, Lisbonne, Casablanca d'ou elle fera parvenir des information (dissimulées dans des partitions de musique) au bureau de renseignements du général de Gaulle à Londres. Au Maroc, Joséphine Baker tombe gravement malade et subit de nombreuses opérations chirurgicales. Elle doit rester à l'hôpital plus de dix-neuf mois. Sa chambre devient un centre de renseignements improvisé.
    A sa sortie en 1943, elle participe activement au théâtre aux armées alliées. Une tournée officielle de propagande est organisée, au bénéfice des groupes de résistance français. Après ses très nombreuses missions en Afrique, le 23 mai 1944 à Alger, Joséphine Baker est officiellement engagée dans l'armée de l'Air, pour la durée de la guerre. Elle est affectée au bataillon de l'air 117 comme sous-lieutenant. En octobre 1944, Joséphine Baker est de retour à Paris, pour peu de temps. Elle est chargée par le général de Lattre de Tassigny de suivre la première armée française au fur et à mesure de son avance dans le pays libéré afin de chanter et de recueillir de nouveaux fonds. Les galas ont d'abord lieu à Monte-Carlo, Nice, Cannes, Toulon, puis se poursuivent à Belfort, Strasbourg, Mulhouse. Sa dernière étape est Buchenwald où elle chante dans la salle des « intransportables ».
    Le 6 octobre 1946, elle est décorée de la médaille de la Résistance avec rosette. La médaille de la France Libre et la médaille de la Commémoration de la Guerre 39-45 viennent compléter la compléter. Enfin, le 18 août 1961, Joséphine Baker reçoit les insignes de la Légion d'honneur ainsi que la Croix de guerre avec palme. La discographie de Joséphine Baker est très abondante. Elle a également participé à de nombreux films.

             
    Marlene Dietrich
    Amérique
    Marie Magdalene Dietrich, dite Marlene Dietrich
    Actrice et chanteuse allemande naturalisée américaine
    Née le 27 décembre 1901 à Berlin et morte le 6 mai 1992 à Paris 8e.

    Résolument opposée au régime nazi, Marlene Dietrich rompt peu à peu, bien qu'à contre-cœur, les liens qui l'attachent à l'Allemagne. Suite à ses films, elle est surnommée « L'Ange bleu » ou « La Vénus blonde ».
    Devenue citoyenne américaine en Juin 1939, elle met sa célébrité au service de l'effort de guerre après l'entrée en guerre des États-Unis dans le conflit mondial en décembre 1941.
    Elle participe ainsi à la « Hollywood Canteen », et récolte des bons du trésor avec Orson Welles. Elle intègre l'United Service Organizations (USO) et part pour le front européen en avril 1944, chantant pour les troupes américaines et britanniques stationnées au Royaume-Uni, avant d'accompagner la 3e armée américaine du général Patton en Italie, en France puis en Allemagne et en Tchécoslovaquie pendant la campagne de libération, donnant plus de 60 concerts en quinze mois. Son interprétation de Lili Marleen, chanson popularisée par le régime nazi, devient l’emblème de la résistance à celui-ci.

      Glenn Miller (Alton Glenn Miller)
    Tromboniste et chef d'orchestre de jazz américain
    1er mars 1904 à Clarinda, Iowa,
    disparu, probablement au-dessus de la Manche, le 15 décembre 1944.

    Promu au grade de capitaine, il dirige alors le « Glenn Miller Army Air Force Band », un orchestre militaire de jazz et de danse qui donne des concerts (plus de 800) « pour le moral des troupes », participe à des centaines d'émissions radiophoniques et enregistre de nombreux disques. En 1944, l'orchestre est basé à Londres. Le 15 décembre de cette année-là, Glenn Miller embarque dans un petit avion Noorduyn Norseman pour la France pour y préparer l'arrivée de son orchestre. Il y a ce jour-là un épais brouillard et l'avion n’arrivera jamais à destination.

      Vera Lynn
    Angleterre
    Vera Lynn, de son vrai nom Vera Margaret Welch
    Chanteuse britannique
    Née le 20 mars 1917 à Newham elle fête son 100è anniversaire en 2017.

    Sa popularité est née pendant la Seconde Guerre mondiale, époque pendant laquelle elle anime, sur la BBC, une émission radiophonique hebdomadaire destinée à réconforter les forces armées, intitulée «Sincerely yours». Elle en a gardé un surnom, «La fiancée des forces armées» («The Forces Sweetheart»), et le titre d'officier (1969) puis de «Dame» (1975) de l'Ordre de l'Empire britannique. Elle est décorée depuis 1998 de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem (OStJ).
    Sa chanson la plus célèbre est «We'll Meet Again» (Nous nous retrouverons).
    De même, son interprétation de la version anglaise de «Lili Marleen» connaît un grand succès.

             
       
    Andrews Sisters
    New York, 1044
       

     

    Marlene Dietrich
    Das Beste 1929 - 1959
    56 Evergreens & Raritäten
    Documents (Fab Four) 233124 (4 CDs)

    4 octobre 2013
    Marlene Dietrich
    La Blonde Venus 1928 - 1948
    Frémeaux & Associés FA194 (2 CDs)

    2000
    Vera Lynn Remembers
    The Songs That Won World War 2
    EMI 829232-2

    Original recording remastered
    31 mai 1994
    Dame Vera Lynn 100
    Decca 264420-2

    Disque du Centième anniversaire
    Alfie Boe, Alexander Armstrong, Aled Jones and Cynthia Erivo
    31 Mars 2017
           
    Disc 1-4 Disc 5-8 Disc 9-12 Disc 13
    The Complete Glenn Miller and His Orchestra
    (September 27, 1938 - July 14, 1942)
    RCA 61015-2 (Bluebird Records)

    Septembre 1991
    Ce coffret de 13 CDs set est une réédition de 9 double LPs contenant 277 enregistrements studio
    (20 prises alternatives sont placées dans le CD 13)
     
       
      The Andrews Sisters
    The Best of the War Years
    Stardust Records / Cleopatra CLP1067
    2002
    The Andrews Sisters
    Best of the Decca Singles 1937-1953
    Real Gone Music 15071 (4 CDs)
    3 mars 2017
     

     

    Le Jazz, les Zazous et le Swing

    Occupation et Jazz

     

    Etoile de David Factice portée par les Zazous (Swings)
    en signe de protestation contre les lois allemandes.
    Maurice Lombart, auteur de ce badge a été arrêté à Paris en 1942
    © Archives de la Police de Paris

     

    Nicolas Benie
    Le Souffle de la Liberté, 1944: le Jazz Débarque
    ISBN : 978-2-91582-539-8
    C&F éditions (2014)
    Gérard Régnier
    Django Reinhardtt : Um musicien tzigane dans l'Europe Nazie
    ISBN : 978-2-343-22153-3
    L'Harmattan
    5 février 2021
    Esi Edugyan
    3 minutes 33 secondes
    Traduit par Michelle Herpe-Voslinsky
    ISBN 978-2-86746-662-5
    Éditions Liana Levi (2013)
    Collection « Littérature étrangère »

     

    Les Grands Orchestres De Jazz De Paris
    EMI Music 519241-2
    Platinum Collection (3 CDs)

    2007
    Django Reinhardt
    Renown & Resistance 1937-1943
    JSP Records (5 CDs)

    Royaume-Uni (2011)
    À Paris en 1943 sous l’Occupation, le musicien Django Reinhardt est au sommet de son art. Guitariste génial et insouciant, au swing aérien, il triomphe dans les grandes salles de spectacle alors qu’en Europe ses frères Tsiganes sont persécutés. Ses affaires se gâtent lorsque la propagande nazie veut l’envoyer jouer en Allemagne pour une série de concerts.
    Jazz in Paris
    Jazz Sous L'occupation
    Emarcy Records
    Universal - 0440 018431 2 9

    Avec l'occupation le jazz ne fut pas interdit malgré la vigilance de la «Propaganda Staffel» qui contrôlait toutes les activités artistiques. Certains des occupants sont même des amateurs de cette musique. (Le Jazz était assimilé à la variété). Rien d'ailleurs n'était précisé concernant le jazz et sa diffusion. Seule était bannis l'exécution publique d'œuvres de compositeurs juifs. Comme il était obligatoire d'avoir l'autorisation de l'occupant pour les concerts et les disques, les noms de Gershwin, Irving Berlin, Jérôme Kern etc... ne figurent plus sur les affiches.
    Après septembre 1939 les musiciens de jazz ne viennent plus faire de tournées dans notre pays. Les importations de disques cessent brusquement. Les 78 tours de jazz se font de plus en plus rares.
    Enfin, nombres d'amateurs sont obligés de vendre leurs collections et proposent des ventes aux enchères par correspondance. Hugues Panassié quitte Paris pour s'installer à Montauban. (De de retour à Paris, il animera une émission sur Radio Vichy).
    En 1945, le jazz, qui est devenu musique de la libération avec l'arrivée des troupes américaines, suscite un engouement populaire. Il donne naissance à la mode swing et influence beaucoup de musiciens français.

    Les pochettes d'album et les affiches sont modifiées et c'est ainsi que fleurissent des appellations françaises fantaisistes pour le répertoire d'origine américaine :

    «China boy» = Le petit chinois
    «Some of these days» = Bébé d'amour
    «Honeysuckle rose» = Rose de miel
    «Gotta Date In Louisiana» = Rendez à Lausanne
    «Sweet Georgia Brown» = Douce Georgette brune
    «Lady Be good» = Les bigoudis(Boris Vian)
    «Take the A train» = L'attaque du train
    «Saint-Louis Blues» = La tristesse de Saint-Louis
    etc...

    Cependant, le plus surprenant est l'engouement du public français pour le jazz durant l'occupation, à la grande surprise des premiers amateurs.
    Le jazz devient donc une réaction contre l'occupation et donne naissance en grande partie à la mode des zazous dès 1942, mouvement protestataire par excellence dont un des principaux chefs de file est le chanteur Charles Trenet.


    Charles Delaunay
    (18 janvier 1911, Paris, Seine – 16 février 1988, Chantilly)
    Auteur, critique musical français, producteur et agent artistique, cofondateur et longtemps leader du Hot Club de France.
    Né de Robert Delaunay (12 avril 1885, Paris) et de Sonia Delaunay (née Sarah Stern puis adoptée sous le nom de Sofia Terk, 14 novembre 1885, Odessa, Ukraine)
    tous deux artistes peintres et décorateurs.

    Anne Legrand
    Charles Delaunay et le jazz en France dans les années 30 et 40

    Editions du Layeur (2006)
    ISBN : 978-2-91511-857-5

    Delaunay's dilemma : De la peinture au jazz
    Autobiographie

    Editions W (Domaine musical, 1985), Mâcon
    ISBN : 978-2-86887-004-9

    En 1937, Charles Delaunay crée la compagnie Swing en collaboration avec le Hot Club et le directeur de la maison Pathé-Marconi qui enregistre des musiciens français : Alix Combelle, Pierre Allier, et des américains comme Coleman Hawkins, Eddie South, Benny Carter, Dicky Wells, entre autres. Auteur de la première discographie exhaustive du Jazz en 1936, se met aussi à la batterie sous le pseudonyme de H.P. Chadel et organise de nombreux concerts, par exemple de Benny Carter.
    Durant la Seconde Guerre mondiale, tout en continuant à diriger le Hot Club, Charles Delaunay décide de s'engager dans la lutte contre l'occupant en travaillant d'abord pour le réseau Carte d'André Girard sous la pseudonyme de "Benny" et ensuite pour le réseau Prosper de Francis Suttill, agent anglais de la section française du service secret britannique, le S.O.E (Special Operations Executive). Le pavillon de la rue Chaptal, siège du Hot Club de France, servait à fois de boîte au lettres et de refuge aux aviateurs anglais. De nombreux membres de ces réseaux mourront dans les Camps de Concentration nazis.


    Alain Romans
    13 janvier 1905, Czestochowa (Silésie, Pologne) - 1989, Paris
    Pianiste, Chef d'orchestre, Compositeur, Arrangeur

    Barry Wynne
    Un Cercueil de Trop

    L'extraordinaire aventure d'Alain Romans
    Presses De La Cité, 1960

    D'abord violoniste enfant prodige, puis pianiste classique (études à Leipzig, à Berlin, au Conservatoire de Paris et à la Schola Cantorum), il se tourne vers le jazz. Il participe à la fondation du Hot Club de France, en 1932. Il ne lui déplaisait pas d'être considéré comme un pianiste de bar.
    On lui doit de nombreuses partitions (classique, variétés, musique de films). Fin 1930, il est pianiste au cabaret "Oceanic" puis il fait un court passage à "La Jungle" où il revient avec son orchestre en 1938 pour une plus longue période.
    En 1931 / 1932, il travaille, avec André Ekyan, Stéphane Grappelli, Django Reinhardt et Alix Combelle à "La Croix du Sud". En juin / juillet 1932, il fait l'ouverture de "L'Aéroport", au sein de l'orchestre d'André Ekyan où il sera remplacé par Michel Emer.
    A la fin de la même année, il dirige le «jazz» du cabaret Plantation de Colombie. En 1933, il est au dancing Le Rêve. Il se produit de fin 1933 à janvier 1934 à La Cigogne. On l'entend, en compagnie de «Big Boy» Goudie, du clarinettiste virtuose James Boucher et du saxophoniste
    Edmond Cohanier, en 1934 au "Bricktop's". De fin 1934 à mai / juin 1935, il se produit au "Café de Paris" avec Michel Warlop. En novembre 1935, il tient le piano au "Derby" où il conduit son orchestre le mois suivant. Fin 1935, il joue, à deux pianos avec Michel Emer au cabaret
    "Chez Vous". Courant 1938, il partage le piano du cabaret "Chez Michel et Doucet" avec le belge Clément Doucet et on l'entend, en compagnie de Django Reinhardt, du violoniste Bela Rex et du batteur Bert Marshall au "Princes's".
    Soldat au 46° R.I. (où il avait fait son Service Militaire en 1925) lors de l'invasion allemande, il est blessé au genou à Malmédy mais réussit à atteindre la frontière espagnole qu'il passe clandestinement.
    En automne 1940, il est envoyé comme agent de renseignements sur la Côte d'Azur où il joue du piano dans divers cabarets tout en poursuivant son action clandestine. De retour en Angleterre en 1941, il est largué sur l'Ile de Batz (au large de Roscoff) pour y saboter les
    préparations allemandes du débarquement en Angleterre. L'avion, dans la nuit, se trompe de cible, et atterrit sur l'Ile de Cézembre, au large de Saint-Malo. Accueilli par la Kriegsmarine qui occupait les lieux, il est aussitôt inculpé de «terrorisme flagrant», du seul fait qu'il était
    armé mais ne portait aucun costume reconnu comme militaire par la Convention de Genève. Le jugement est expéditif : tous sont condamnés à mort, puis rassemblés à Saint-Servan, dans les fossés de la tour Solidor, et fusillés en groupe.
    Le soir, les pêcheurs de Saint-Servan vinrent pour ensevelir les corps et en dépit des douze balles reçues en plein corps et du «coup de grâce» administré au pistolet sur le front après la fusillade (et d'un œil perdu), Alain Romans avait survécu au massacre.
    Recueilli et soigné par des médecins résistants bretons. (Il sera plus tard opéré par un médecin Allemand pendant son séjour en prison à Berlin, puis en Argentine et il recouvrera presque toutes ses facultés). De retour sur le continent, il est à nouveau arrêté par les Allemands et
    déporté en Lituanie (Kaunas), via l'Allemagne et la Pologne (Treblinka). Il réussit à s'évader avec quelques codétenus et à rejoindre les lignes russes. Après quelques mois de détention, il est libéré et rejoint de nouveau Londres avec l'aide des services de l'Armée Soviétique.
    Il réussit à rejoindre l'Algérie et par sécurité, il profite du départ de Ray Ventura pour l'Argentine pour s'éloigner quelques temps. De retour en 1943, il s'engage dans les Forces Française libres et fait la Campagne d'Italie, et après avoir débarqué en Méditerranée,
    remonte la France jusqu'en Allemagne où il sert dans les troupes d'occupation. Il dirigera un concert à Stuttgart devant le Général de Lattre de Tassigny. Après la libération, avec le grade de Capitaine, il apprend que toute sa famille a été anéantie.
    Il écrit les musiques de films pour Jacques Tati (Les Vacances de monsieur Hulot, 1953 et Mon oncle, 1959)

    Alain Romans, Piano & Ses Rythmes
    Henri Salvador, Guitare
    Fred Ermelin, Basse
    Robert Solat, Batterie
    Pathé PA 2445 (78 RPM, 10")
    1950
    Alain Romans, Piano Solo & Ses Rythmes
    Sarane Ferret, Guitare
    Francis Luca, Basse
    Mac-Kac, Batterie
    Pathé PG 254 (78 RPM, 10")
    1945
    Alain Romans
    Vintage Jazz No. 162 (LP, mp3)
    Piano Bar No. 1

    2011
    Films de Jacques Tati
    Philips B 77.748 L

    (1968)

     

    Jacques Chesnel
    Le jazz en quarantaine: 1940-1946
    Occupation / Libération

    Editions Isoète
    (Mai 1994)
    ISBN : 978-2-90538-552-9
    Le Hot Club de France organise à Paris, plusieurs concerts de jazz à la Salle Pleyel
    En 1941, grand Festival Swing avec toutes les vedettes du jazz français : Douze orchestres, quatre-vingt musiciens dont :
    Alix Combelle, Django Reinhardt, Gus Viseur, Michel Warlop, Pierre Allier, Guy Paquinet, Hubert Rostaing,
    Christian Wagner, Noël Chiboust, André Ekyan, Alex Renard, Aimé Barelli, Sarane Ferret.
    Gérard Régnier
    Jazz et Société Sous l'Occupation

    éditions L'Harmattan - Musiques et Champ Social
    Préface de Pascal Ory
    (Novembre 2009)
    ISBN : 2296101348 / 978-2-296-10134-0
     
    En 1943, à l' école Normale de Musique avec deux saxophonistes guadeloupéens Mavounzy et Siobud Concert de jazz du Hot Club Colonial à Rennes le 11 janvier 1944 avec un grand orchestre dirigé par Félix Valvert, en solidarité avec les prisonniers de guerre du FrontStalag 221W (Rennes, Ille-et-Vilaine).

     

    Les Zazous

    Gérard Régnier
    L'histoire des zazous: Paris-Bruxelles-Prague-Berlin

    Éditions L'Harmattan
    ISBN : 978-2343194097
    3 avril 2020
    Gérard de Cortanze
    Zazous

    Albin Michel (Romans et nouvelles), Paris, France
    ISBN : 978-2-22632-404-7
    2 mars 2016
    Ils avaient 15 ans en 1940. Ni collabos, ni résistants, ils étaient swing. On les appelait les zazous.
    La propagande de Vichy et la presse de la collaboration les prennent pour cible. Habillés de chic et de choc, tout de large vêtus, portant parapluie (fermé) et coiffure excentrique,
    les Zazous jettent un vent de liberté et de fronde adolescente sur la France de l'Occupation et de la Révolution nationale.

    « Dangereux, les zazous ? Non. Ou plutôt, si. A la manière des poux.
    Ils démangent, ces invertis négroïdes ; ils exaspèrent, ces amateurs de jazz américain dégénéré.
    Ils méritent une lotion d'onguent gris, ces « petits-swing ». Mieux : tous au STO, tous à Drancy avec leurs amis juifs ! »

    La Gerbe, juillet 1942

    Les Zazous font de la résistance
    1939-1945, Le Swing sous l'Occupation
    RDM Edition 277872
    (4 CDs)
    Les Zazous
    Swing Obsession 1938-1946
    Frémeaux & Associés FA5116
    (2 CDs)
    Les Zazous
    Estelle Meyrand et Rodolphe
    BD Jazz / Nocturne
    (BD + 2 CDs)
    ISBN : 978-2-849-07167-0
    Zazous
    L'Expression d'un Monde Libre
    "La Quintessence du Swing"
    Epm 986918 (2 CDs)

    21 janvier 2016

     

    À l'étranger

    Swing Tanzen Verboten

    Michael H. Kater
    Different Drummers
    Jazz in the Culture of Nazi Germany

    New York: Oxford University Press (1992)
    ISBN : 0-195-16553-5 / 978-0-195-16553-1
    Mike Zwerin
    Swing Under the Nazis
    Jazz As a Metaphor for Freedom

    Cooper Square Publishers Inc.,U.S.
    ISBN : 0-815-41075-1 / 978-0-815-41075-1
    Mike Zwerin
    Jazz Under the Nazis
    La Tristesse De Saint Louis

    William Morrow & Co (Janvier 1987)
    ISBN : 0-792-44172-9 / 978-0-792-44172-4

     

    Swing à Berlin
    Christophe Lambert

    Editions Bayard - Collection Millézime
    (Roman, 2013)
    ISBN : 978-2-74704-327-4
    Swing Kids
    Film de Thomas Carter (1992)

    Original Motion Picture Soundtrack
    Hollywood Records 161357
    James Horner
    Propaganda Swing
    Dr Goebbel's Jazz Orchestra

    The Music of Charlie and his Orchestra.

    Alors même que les nazis considéraient le Jazz et le Swing comme une musique dégénérée et envoyaient les "Swing Kids" en Camps de Concentration, Joseph Goebbels, ministre de la Propagande
    a été à l'origine de la création d'un orchestre de jazz qui servirait à la propagande nazie. Il demanda à Karl Schwedler de constituer un ensemble "Aryen". Le résultat fut "Charlie and his Orchestra" composé d'excellents musiciens allemands.
    Ils composaient des textes de propagande nazie et antisémites en allemand sur des standards de jazz américains. Les retransmissions sur la radio ondes courtes étaient destinées à un auditoire anglais, canadien et américain.
    Ils furent bientôt réputés à l'étranger et, beaucoup plus secrètement, dans le Reich lui-même. Parmi leurs enregistrements on trouve "Churchill-baiting You're Driving Me Crazy" , "Anti-Roosevelt FDR Jones, "Slumming on Park Avenue ( Let's go bombing... )"...
    A la fin de la guerre, les membres de l'orchestre furent très demandés par les forces d'occupation américaines, certains sont devenant des membre célèbres et respectés de la scène de jazz européenne.

     

    Swing Tanzen Verboten
    Unerwünschte Musik

    1929 - 1945
    Vol. 1 et Vol. 2 (2 x 4 CDs)
    Documents
    Swingdansen Verboden
    HKX4860
    Swing Tanzen Verboten!
    Swing Music & Nazi Propaganda Swing During World War II

    Proper Records PROPERBOX56 (4 CDs)
    2003
           
    Charlie and his Orchestra

     

    Résistance Intérieure en Allemagne et en Autriche

    L'affiche annonce le concert de Heidelberg au soir du 3 Mai 1943.
    Kreiten ne donnera jamais ce concert ayant été arrêté quelques heures plus tôt.
    Karlrobert Kreiten
    26 juin 1916, Godesberg près de Bonn
    7 septembre 1943, Prison de Berlin-Plötzensee
    Pianiste
    Affiche du concert du 16 mars 1942 à Berlin

    Élève de Claudio Arrau, il donne son dernier concert à Berlin le 23 mars 1943. Ayant fait des confidences sur ses idées antinazies à Ellen Ott-Monecke, celle-ci le dénonce à la Gestapo.
    Il est arrêté en mai 1943 et après un simulacre de procès, il est condamné à mort le 3 septembre 1943 par un tribunal berlinois présidé par Roland Freisler.
    Il est exécuté le soir du 7 septembre 1943 à Berlin-Plötzensee (avec 185 autres prisonniers).

     
    Chopin : Nocturne cis-Moll, op. posth.
    Karlrobert Kreiten, Piano, 1934
    Piano Historical Recordings
    CAvi 4260085531554

    Karlrobert Kreiten, piano, 1933-35
    Tobias Koch, Udo Falkner, piano (Hommages, 2016)*
    Digital Booklet
    17.2.2017
     
    LP Thorofon ARTH-259
    1984
    Forbidden but not Forgotten
    Verboten, Verfolgt, aber nicht Vergessen
    Documents 600252 (CD 10/05)

    2015

     

    La Rose blanche - Die weiße Rose


    Hans Scholl, Sophie Scholl, Christoph Probst
    Hans Scholl, frère de Sophie et fondateur
    Alexander Schmorell, fondateur
    Kurt Huber, un de leurs professeurs
    Wilhelm Graf
    Sophie Scholl, sœur d'Hans
    Christoph Probst, camarade de Hans à la faculté de médecine
    Jürgen Wittenstein
    Anneliese Knoop-Graf, sœur de Wilhelm
    Traute Lafrenz, amie de Sophie et Han

    "La Rose blanche est fondée au printemps 1942 dans un atelier de peinture de Munich, par Hans Scholl et Alexander Schmorell.
    Ce fut d'abord Hans Scholl qui prit l'initiative de distribuer des tracts dans leur lycée, sans prévenir ses compagnons, puis ils décidèrent d'agir en commun.
    Les jeunes étudiants refusent le totalitarisme sous la coupe duquel se trouve alors l’Allemagne du Troisième Reich et veulent sauvegarder leur indépendance face à la menace nazie.
    La majorité des étudiants sont catholiques, Alexandre Schmorell est orthodoxe, Hans et Sophie Scholl, protestants
    Hans Scholl a en particulier été inspiré par des sermons de Mgr Von Galen, évêque de Münster, qui s'est élevé contre les assassinats de malades mentaux (Aktion T4) et les atteintes faites à l’Église.
    Ils discutent de la situation politique avec Kurt Huber, professeur à l’université de Munich, réputé pour ses cours de philosophie qui influencent beaucoup d’étudiants.
    Kurt Huber, d'abord opposé à l'idée de révolte envers un pays qu'il aime, finit par appuyer totalement ses élèves qui ont fondé la Rose blanche.
    Révoltés par la dictature hitlérienne et les souffrances causées par la guerre, les étudiants décident d’agir pendant l’été 1942.
    Hans Scholl et Alexander Schmorell rédigent les quatre premiers tracts. Le cinquième tract, intitulé « Appel à tous les Allemands », est rédigé pendant l'hiver 42-43, pendant la bataille de Stalingrad.
    Le sixième tract fut la cause de leurs arrestations. Ils sont dénoncés par le concierge et arrêtés par la Gestapo.
    Après leur arrestation, Hans et Sophie Scholl sont amenés au palais Wittelsbacher, le principal centre de la Gestapo.
    Ils y sont interrogés et maintenus en détention jusqu'au 21 février. Lors de son arrestation, Hans Scholl possède un écrit de Christoph Probst, un autre membre du réseau, ce qui conduit à l'arrestation et à l'inculpation de celui-ci.
    Hans et Sophie Scholl, ainsi que Christoph Probst, sont jugés par le Volksgerichtshof (« tribunal du Peuple ») présidé par Roland Freisler, venu de Berlin.
    Ils sont tous trois condamnés à mort sous les chefs de « haute trahison et intelligence avec l'ennemi, incitation à la haute trahison, atteinte à l'effort de défense ».
    Au cours du procès, Sophie Scholl fait face avec un courage inébranlable et déclare : « Ce que nous avons dit et écrit, beaucoup le pensent. Mais ils n’osent pas l’exprimer. »
    Hans Scholl lui aussi résiste jusqu'à la fin en déclarant : « Dans quelque temps, c'est vous qui serez à notre place. »
    Le procès dure à peine trois heures. Ils sont guillotinés dans la prison de Stadelheim, près de Munich, le jour même de leur condamnation, le 22 février 1943.
    D’autres résistants, Alexander Schmorell, Willi Graf et le professeur Huber sont décapités quelques mois plus tard.
    Au total, 16 membres du réseau paient de leur vie, soit par exécution, soit par mauvais traitements dans les camps."

    Extrait de https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Rose_blanche

    "La fin sera atroce mais, si terrible qu'elle doive être, elle est moins redoutable qu'une atrocité sans fin."

    Très vite, la Rose blanche bénéficie d'une forte notoriété : dès juin 1943, Thomas Mann lui rend hommage à la BBC
    et durant l'été 1943 l'aviation anglaise jette sur le Reich un million d'exemplaires de son dernier tract.

    « Courageux, magnifiques jeunes gens ! Vous ne serez pas morts en vain, vous ne serez pas oubliés.
    Les nazis ont élevé des monuments à de solides apaches, à de vulgaires tueurs;
    la révolution allemande, la vraie, les détruira et à leur place, elle immortalisera vos noms, vous qui saviez et qui proclamiez, alors que la nuit couvrait l’Allemagne et l’Europe,
    qu’il naissait une foi nouvelle, la foi en l’honneur et en la liberté. »
    Extrait de « L’hommage à la Rose Blanche » par Thomas Mann le 27 Juin 1943.

     

    Sophie Scholl Inge Scholl
    La rose blanche

    Les Éditions de Minuit (10 avril 2008)
    ISBN : 978-2-70732-051-3
    La Résistance allemande face au nazisme
    Dans ce spectacle vivant, des lectures
    (extraites de Die weiße Rose / La Rose blanche,
    d' Inge Scholl) alternent avec des scènes de théâtre , des poèmes et des chansons pour retracer le parcours de ces jeunes résistants.
    Sophie Scholl - Les derniers jours
    Marc Rothemund

    Julia Jentsch (Sophie Scholl)
    Fabian Hinrichs (Hans Scholl)
    Arte Vidéo DVD
    (Allemagne, 2004, 2h)
    Hans Scholl

     

    Udo Zimmermann : Die Weisse Rose
    Wolfgang Willaschek, Librettiste
    Editeur : Breitkopf & Härtel, Leipzig
    Orfeo C 162 871 A (LP S 162 871 A)
    Gabriele Fontana (Sopran)
    Lutz-Michael Harder (Tenor)
    Instrumentalensemble
    Udo Zimmermann (Dirigent)
    January 5, 1988
    Udo Zimmermann : Die Weisse Rose
    Brilliant 95125 (Opera Collection)

    Recorded in 1988 in Dresden, Germany
    Grazyna Szklarecka, soprano
    Frank Schiller, baritone
    Musica Viva Ensemble Dresden
    Udo Zimmerman, conductor
    September 2015

     

    Partisans Anti-Fascistes Italiens

    Chants de la résistance italienne
    (A.N.P.I.)

    Matvei Isaakovich Blanter (Матвей Исаакович Блантер)
    10 Février / 28 Janvier 1903 à Potshep, Chernigov govt., près de Bryansk
    24 Septembre 1990, Moscou
    La chanson "Katyusha" (1938), sur des paroles de Mikhail Isakovsky, fut adaptée comme hymne des résistants anti-fascistes italiens (Fischia il vento) par Felice Cascione (1918-1944).
    Partigiani!
    Zuf de Zur

    Moni Ovadia, Giovanna Marini, Vlado Kreslin, Ivan della Mea
    Due cori sloveni della zona di Gorizia.
    Finisterre
    2004
    Pietà l'é morta - Fischia il vento
    Ala Bianca
    (2 CDs)
    Where Are You, My Brothers?
    Dmitri Hvorostovsky, Baryton
    Style of Five
    Constantine Orbelian, Conducteur
    Delos Records 3315
           
     
    Canti della Resistenza
    Paolo 'Saetta' Castagnino
    De Ferrari DeVega DD1054
    Fischia il vento
    Canti della Resistenza

    Gruppo Folk Italiano
    Paolo 'Saetta' Castagnino
    Piero Buttarelli
    LP Vedette Way Out VDS 247
    Matvey Isaakovich Blanter
    Katyusha
    In a Frontline Forest (V lesu prifrontovom)
    The Small Light (Ogonek)
    My Love (Moja ljubimaja)
    Smolny Cathedral Choir
    St. Petersburg State Academic Symphony Orchestra
    Alexander Titov

    Northern Flowers PMA99101
    2010
     

     


    Igor Markevitch (Né Igor Matmémitch)
    27 juillet 1912 à Kiev en Ukraine - 7 mars 1983 à Antibes en France
    Chef d'orchestre et compositeur.
    Vit en Ukraine, France, Suisse, Italie, Angleterre.
    Naturalisé italien en 1947 et français en 1982
    Pendant la Seconde Guerre mondiale, lors de l'invasion de l'Italie par les troupes nazies en 1943,
    Igor Markevitch entre dans la résistance, dans la région des Apennins au nord de Florence.
    .
    Être et avoir été - Mémoires
    Gallimard - Collection Blanche (14 octobre 1980)
    ISBN : 978-2-07022-523-1
    Psaume - Tehilim (1933)
    Textes regroupant des extraits des Psaumes 8, 9, 59, 65, 102, 148 et 150
    Profil Hanssler PH4036
    Lorenzo il magnifico, symphonie concertante (1940)
    Symphonie concertante pour soprano et orchestre
    sur des poèmes de Lorenzo de Medici
    Complete Orchestral Music Vol. 4
    Marco Polo 8.223882
    Œuvres orchestrales (Intégrale - Volume 5)
    Naxos 8.572155
    Lucy Shelton, soprano
    Arnhem Philharmonic Orchestra
    Christopher Lyndon-Gee, conducteur
    Stefan Le Poète - Impressions d'enfance (1939)
    Variations, Fugue et Envoi pour piano sur un Thème of Händel (1941)
    Kazuoki Fujii (piano)
    Pavane ADW 7217
    Icare (1943)
    Révision pour orchestre du ballet "L'envol d'Icare" (1932)
    Complete Orchestral Music Vol. 6
    Marco Polo 8.225076
    Orchestral Works (Complete), Vol. 7
    Naxos 8.572157
    Arnhem Philharmonic Orchestra
    Christopher Lyndon-Gee, conducteur

     

    Musiciens Polonais dans la clandestinité

    Andrzej Panufnik
    Concert de Bienfaisance dans Varsovie occupée, 1944
    Panufnik Archive at Twickenham
    Andrzej Panufnik - Witold Lutosławski
    1990
    Andrzej Panufnik
    Dirige "Tragic Overture" lors d'un concert clandestin
    Panufnik Archive at Twickenham


    © Polona
    Andrzej Panufnik (24 septembre 1914, Varsovie - 27 octobre 1991, Twickenham, Londres)
    Dés le début de la 2ème guerre mondiale, Andrzej Panufnik et Witold Lutosławski se voient interdire de concert.
    Il réalisa de nombreux arrangements pour 2 pianos en collaboration avec Witold Lutosławski qu'ils jouèrent dans des "cafés artistiques"
    Il se produisit également avec son ami le violoniste juif Tadeusz (Thadé) Geisler jusqu'à la fermeture définitive du ghetto.
    Ce dernier fut déporté dans le camp de Sachsenhausen, subit les "marches de la mort" mais, libéré par l'armée belge, il survécut.
    En dépit des risques, Panufnik dirigea clandestinement des concerts de bienfaisance, et composa des chants de résistance.
    La plupart de sa famille disparut pendant la guerre et l'essentiel des compositions de ses 30 premières années furent détruites pendant le soulèvement de Varsovie en 1944.


    Andrzej Panufnik dirige un Concert de Charité dans la Varsovie occupée en 1944

     


    Witold Roman Lutosławski (25 janvier 1913, Varsovie – 7 février 1994, Varsovie)
    Lutosławski a complété ses Variations symphoniques en 1939, et l'œuvre a été créée par l'Orchestre Symphonique de la Radio Polonaise dirigé par Grzegorz Fitelberg, et diffusée à la radio le 9 Mars 1939.
    Ses projets de terminer ses études musicales à Paris ont été anéantis en septembre 1939, lorsque l'Allemagne et la Russie envahirent la Pologne. Lutosławski a été mobilisé dans l'Unité de Radio de l'armée de Cracovie.
    Il fut bientôt capturé par les allemands, mais réussit à s'échapper pendant la marche vers un camp de prisonniers situé à 400 kilomètres de Varsovie.
    Il a formé un duo de piano avec son ami le compositeur Andrzej Panufnik, et ils ont joué ensemble dans les cafés de Varsovie. ("Aria", ...)
    Leur répertoire était composé d'un large éventail de leurs propres arrangements et transcriptions pour deux pianos.
    Par défi, ils ont même joué de la musique polonaise (que les nazis avaient interdite en Pologne, y compris Chopin).
    Lutosławski quitta Varsovie en juillet 1944 avec sa mère, quelques jours seulement avant le soulèvement de Varsovie, sauvant seulement quelques partitions et croquis.
    Le reste de sa musique fut totalement perdu lors de la destruction de la ville.
    Sur les quelque 200 arrangements que Lutosławski et Panufnik ont ​​crées pour leur duo de pianos, seules les Variations sur un thème de Paganini de Lutosławski ont survécu.
    Lutosławski est retourné à Varsovie en ruines après le traité polono-soviétique d'avril 1945.

       
    Andrzej Panufnik
    Uwertura tragiczna na orkiestrę
    Tragic Overture pour orchestre

    (1942, perdue en 1944, reconstituée en 1945, révisée en 1955)
    Unicorn-Kanchana RHS 306 (1971)
    Unicorn-Kanchana UKCD 2016 (1993)
    https://www.youtube.com/watch?v=tCANhyaOpmA
    London Symphony Orchestra
    Jascha Horenstein, conductor
    21 & 22 December, 1970
    Walthamstow Assembly Hall, London
    Cztery pieśni walki podziemnej na głos z fortepianem
    Chants (4) de combat clandestin (1944)

    1. Niech się podniesie lud [Let the People Rise]
    (Texte de Zofia Zawadzka)
    2. Warszawskie dzieci [Warsaw Children]
    (Texte de Stanisław Ryszard Dobrowolski)
    3. Pieśń żołnierska [Soldiers’ Song]
    (Texte de Wasilij Lebiediew Kumacz)
    4. Żegnaj! [Farewell!]
    (Texte de Stanisław Ryszard Dobrowolski)
    Pięć polskich pieśni wiejskich
    na chór unisono i instrumenty dęte drewniane

    Cinq chansons paysannes polonaises pour
    chœur à l'unisson, (garçons ou filles)
    et 5 instruments à vent
    (2 flûtes à bec, 2 clarinettes, clarinette basse)

    Textes en polonais (1940)
    1. Od Zwoleń
    2. Od Przysucha
    3. Od Olkusz
    4. Od Kazanów
    5. Od Janowiec

    http://www.panufnik.polmic.pl/images/audio/5_Piesni_ludowych.mp3
    Ensemble vocal et instrumental de la radio polonaise de Varsovie
    Andrzej Panufnik, direction
    Polskie Radio, 1954
    (9'59)

     
           
     
    Witold Lutosławski
    Wariacje na temat Paganiniego
    Variations on a theme by Paganini

    (1943)
    Jacek and Maciej Łukaszczyk
    Polskie Nagrania PNCD 045 (1989)
    Martha Argerich, Nelson Freire, piano
    Tokyo, October 2003
    https://www.youtube.com/watch?v=vsQo0z5CqM8
    Pieśni walki podziemnej (1942–1944)
    Chants (5) de la lutte clandestine (1942-1944)

    1. Żelazny marsz [Marche de Fer]
    (Texte de Stanislaw Ryszard Dobrowolski)
    2. Do broni [Aux armes]
    (Texte de Aleksander Maliszewski)
    3. Przed nami przestrzeń otwarta [Devant nous s'ouvre l'espace]
    (Texte de Zofia Zawadzka)
    4. Jedno słowo, jeden znak [Un mot, un personnage]
    (Texte de Henry Huzik)
    5. Wesoły pluton [Joyeux peloton]
    (Texte Anonyme)
    Chamber Music With Piano
    Two Studies for Solo Piano
    (1940-41)
    Variations on a Theme of Paganini for Two Pianos (1943)
    Jedno Slowo, Jeden Znak (One Word, One Sign)
    (from Pieśni walki podziemnej - Songs of the Underground Struggle)

    (1942)
    ASV CDA 1046
    Ann Martin-Davis, piano
    Susan Legg, mezzo-soprano / second piano
    12/1/1998
    Complete Piano Music
    Grand Piano GP768
    Two Studies for Solo Piano
    (1940-41)
    I. Allegro
    II. Non tropo allegro
    Giorgio Koukl, piano
    2018

     

    Gouvernement Polonais en Exil

    Jacques Burko, Pawel Korzec
    Le Gouvernement polonais en exil
    et la persécution des juifs en France en 1942

    Éditions du Cerf
    Collection Histoires - Judaïsmes - Toledot
    ISBN : 978-2-20405-372-3

    Février 1997
    Henryk Szeryng est un violoniste juif polonais naturalisé mexicain.
    22 septembre 1918, Żelazowa Wola, Pologne
    3 mars 1988, Kassel, Allemagne
    (Il est enterré au cimetière de Monaco)
    Władysław Eugeniusz Sikorski
    (20 mai 1881, Tuszów Narodowy, Pologne - 4 juillet 1943, Gibraltar)
    Premier ministre du Gouvernement Polonais en Exil
    30 septembre 1939 - 4 juillet 1943

    En septembre 1939, le Gouvernement polonais s'est reformé en France, en exil, ayant à sa tête le général Władysław Sikorski comme Premier ministre et commandant en chef de l'Armée polonaise reconstituée en Occident.
    Le 30 septembre 1939, après avoir prêté serment dans les locaux de l'ambassade de Pologne à Paris, Władysław Raczkiewicz prend ses fonctions de président après la démission de Ignacy Moscicki conformément à la constitution polonaise de 1935.
    Il nomme le général Sikorski Président du Conseil des ministres et ministre des Affaires étrangères. Par décret du 7 novembre 1939, le Président Raczkiewicz nomme le général Sikorski commandant en chef et inspecteur général des forces armées.
    Le Gouvernement polonais cherche à maintenir son effort militaire en France qui lui offre la possibilité de développer le noyau de l'armée polonaise.
    Le 21 septembre 1939 est signé un accord permettant la création d'une division polonaise sur le territoire français.
    Le 3 octobre 1939, le
    Journal officiel publie le décret qui institue la mobilisation obligatoire des ressortissants polonais.
    Le 4 janvier 1940, les deux chefs de gouvernement, M. Édouard Daladier et le général Władysław Sikorski signent un accord permettant à la Pologne de reconstituer en France une nouvelle armée.
    (Soit 72.336 hommes pour l'armée de terre et 7.990 pour l'armée de l'air.)

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, Henryk Szeryng travaille comme interprète pour le gouvernement polonais en exil (il parlait couramment sept ou huit langues) et donne plus de 300 concerts pour les troupes alliées partout dans le monde.
    En 1941, il accompagne Władysław Sikorski en mission au Mexique pour chercher un foyer pour 4 000 réfugiés polonais.
    L’asile leur est accordé par le président mexicain, Manuel Ávila Camacho.
    En 1943, durant l'un de ses concerts à Mexico, on lui propose de prendre la direction du département des cordes de l'université de la ville.
    En 1945, il finit par accepter et devient citoyen mexicain en 1946.

    Henryk Szeryng (1918-1988)
    Documents 600451 (10 CDs)

    Milestones of a Violin Legend
    Enregistrements de 1951 à 1961
    2018
    Henryk Szeryng in Concert
    Decca 482 6220 (13 CDs)

    Booklet in English & Italian. (28 pp)
    2016
    Henryk Szeryng
    Complete Philips, Mercury and
    Deutsche Grammophon Recordings (44 CDs)
    Decca 4834194
    2018