Musique
dans les Camps de Concentration
et les Camps d'Extermination

 

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Claude Torres
Montpellier
France

Ghetto de Lwów (Lvov, Lviv, Lemberg) (Ukraine)
Camp de travail de Janovska (Yanov)


Orchestre de Janowska (env. 60 musiciens) était dirigé par le Professeur Leonid Striks (violoniste) et le chef d'orchestre Jozef Münd.
Parmi les musiciens : Leon Eber (violoncelle), Jozef Herman, Eduard Steinberger, Schatz (également compositeur).
(Détails du procès de Nuremberg)

Janovska: The Camp at Lvov
52 min / Color & B/W
VHS / VCH00374
English, Hebrew and Yiddish
English sub-titles
Why? Extermination Camp Lwów (Lemberg)
134 Janowska Street, Poland
A Documentary by an Inmate
Leon Richman
Vantage Press, New York, 1975

Le Tango de la Mort
Les SS obligeaient les musiciens à jour pendant les sélections et les actes de tortures. Ils "commandèrent" une composition pour être jouée à ses occasions.
Nommée "Todestango" (Tango de la mort), elle fut composée par Yakub Munt (ancien directeur de l'opéra de Lvov) sur une musique originale de
Eduardo Bianco, "Plegaria" (Prière) de 1927. Lors de la liquidation du camp en 1943, tous les membres de l'orchestre furent assassinés.
Bianco (proche des idées nazies) va promouvoir le Tango Argentin auprès des élites du IIIème Reich, pour le plus grand plaisir de Joseph Goebbels,
qui y voit une excellente alternative au Jazz des Noirs Américains. Lors d’une réception organisée à l’ambassade d’Argentine,
l’occasion lui fut donnée d’interpréter avec son orchestre quelques morceaux, en présence de Adolf Hitler.
En Mai 1947 à Bucarest,  Paul Celan publia en roumain, un poème nommé "Tango de la Mort" inspiré de Plegaria.


Orchestre Bianco-Bachicha

Odeón 165.098
(78t. 25 cm. - Matrice : KI 1187)
Telefunken (Japon) 43101
(78t. 25 cm. - Matrice : 024083)
Music Memoria 840908
Tangos Argentins Vol.3
Eduardo Bianco et son fameux orchestre argentin
1928-1939
Das Todestango (The Death Tango)
Folkways Records FSS/ FW 37700
(LP 33 1/3rpm 12")
Songs From The Depths Of Hell
Aleksander Kulisiewicz

 

Camps de travail de Jaktorów et Kurowica (Ukraine)


Leopold Kozłowski (Piano) et Dulko Kozłowski (Violon) à Przemyślany, 1930
Leopold Kozłowski (Accordeon) et Dulko Kozłowski (Violon) avec leur ensemble Klezmer à Przemyślany, 1941
Leopold Kozłowski Kleinman (en yiddish : לעאָפּאָלד קאָזלאָװסקי)
Leopold est né le 26 novembre 1918, Przemyślany près de Lvov (Pologne puis Ukraine)

Avant la guerre, la moitié des 7000 habitants de Przemyslany étaient Juifs. En septembre 1939, après que la Pologne ait été partagée entre l'Allemagne et l'URSS, la ville devint Ukrainienne.
En 1941 la population des Juifs de Przemyslany doubla suite à la fuite de l'Allemagne nazie.
Les Allemands entrèrent dans la ville en juillet de cette année; pendant les quelques mois qui suivirent un grand nombre de camps de travail forcé furent établis dans les environs.
Leopold Kozłowski, son père Zvi et son frère Dulko, rejoignirent les forces soviétiques qui battaient en retraite.
Deux ans plus tard, fin mai 1943, Przemyslany fut déclarée "nettoyée de ses Juifs" (Judenrein).
En novembre 1941 ils retournèrent dans leur ville natale, mais ils furent pris par la Gestapo. Zvi fut conduit dans la forêt proche et fusillé avec 360 autres Juifs.
Leur mère fut assassinée peu après. À l'été 1943, Leopold Kozłowski et son frère rejoignirent les partisans polonais.
Arrêtés par les allemands, les 2 frères Kozlowski passèrent plusieurs mois dans des camps de travail forcé. (Kurowica puis Jaktorów)
À Kurowica Leopold enseigna l'accordéon à l'officier nazi, Karl Kempka, (il voulait jouer "Le beau Danube bleu" de Strauss pour une réuniondes officiers la semaine suivante),
en échange de sa vie et d'un peu de nourriture supplémentaire. Avec Dulko, ils jouèrent parfis en duo.
À Jaktorów, où il y  eut un petit orchestre, le SS Shaul obligea Leopold à composer un "Tango de la Mort" qu'il dut jouer pendant que ses camarades étaient conduits à la mort.
Après avoir été libérés des camps de travail, ils reprirent leur action résistante. Dulko périt de la main des alliés ukrainiens des nazis. Leopold, 95 ans, vit à Cracovie (Krakow, Pologne)

The Last Klezmer
Global Village Music
1994
The Last Klezmer of Galicia
Jewish songs
Klezmer Hois KH 002
2002
Rodzynki z migdałami (Raisins et Amandes)
DVD Austeria
2008
 

 

Camps de Maly Trostenets (Maly Trostinez, Maly Trostenez) (Biélorussie)
Малы Трасьцянец = Maly Tras’tsyanyets (Biélorusse)
Малый Тростенец = Malyĭ Trostenëts (Russe)

Petit village situé à 12km au sud-est de Minsk en Biélorussie où furent exterminées entre 40000 et 60000 personnes, pour la plupart juives, entre mai 1942 et juin 1944.
Construit à l'été 1941 sur le site d'un kolkhoze pour être un camp de concentration destiné aux prisonniers de guerre soviétiques capturés lors de l'Opération Barbarossa, le camp devient un site d'extermination où la Shoah est mise en œuvre à partir du 10 mai 1942.
De nombreux Juifs allemands, autrichiens et tchèques y sont exterminés, dans la plupart des cas d'une balle dans la nuque juste après leur arrivée, après avoir été transportés dans les forêts proches de Blagovshchina (Благовщина) et Shashkovka (Шашковка).
Le camp était à l'origine destiné à exterminer l'importante communauté juive de Minsk et de ses environs.
Les chambres à gaz mobiles "Gaswagen" qui y ont été déployées ont joué un rôle secondaire dans le processus d'extermination.


Mémorial sur le lieu principal des massacres
Localisation du Camp
Mémorial pricipal

   
Grete Forst (18 août 1878, Vienne, Autriche - 1er juin 1942, Maly Trostenets, Bielorussie), soprano autrichienne.
Née Margarete Feiglstock dans une famille juive, elle fait ses débuts à Cologne en 1900 dans le rôle titre de Lucia di Lammermoor.
Trois ans plus tard elle joue ce même rôle au Vienna State Opera dont elle est nommée membre titulaire par Gustav Mahler.
Le 2 janvier 1908, elle fait partie de la création de Ein Wintermärchen de Karl Goldmark avec Leopold Demuth au , Hofoper de Vienne.
Elle continue sa carrière à Vienne dans les rôles de colorature tels que :
Olympia (Les Contes d'Hoffmann de Jacques Offenbach), La Reine de la Nuit (La flûte enchantée de Mozart), Oscar (Le bal masqué de Verdi),
Fiordiligi (Cosi fan tutte de Mozart)
, ainsi que des rôles de soprano comme Cio-Cio-San (Madame Butterfly de Puccini).
En 1911, suite à son mariage avec le banquier Johann Schuschny, elle se consacre à des récitals, abandonnant ainsi sa carrière théâtrale.
Elle donne naissance à un fils, Fritz Schuschny.
Bien que convertie au catholicisme en 1940, le 27 mai 1942 elle est arrêtée et déportée au Camp d'extermination de Maly Trostenets en Biélorussie où elle est assassinée le 1er juin 1942.

Giacomo Puccini : La Bohême (Mimi)
Gramophone Concert Record 43942
Karl Goldmark : La Reine de Saba (Astaroth)
Enregistré à Vienne de 1903 à 1909
(Gala GL100620 - 3 CDs, 2005)

 

Camp de Natzweiler-Struthof (France)


Un camp de concentration nazi en France (Alsace)

Y sont déportés tous les opposants à la force d'occupation nazie, considérés comme un danger pour la sécurité de l'armée allemande et comme des ennemis du Reich
selon les termes du décret "Nacht und Nebel" (NN) - "Nuit et Brouillard" des 7 et 12 décembre 1941
(d'après une citation de Wagner dans "L'or du Rhin")
L'orchestre du camp composé des détenus et dirigé par l'Allemand Franz Kozlik.
La porte dessinée par Henry Gayot, déporté NN, matricule 11784

Robert Steegmann
Struthof

Le KL-Natzweiler et ses kommandos
une nébuleuse concentrationnaire des deux côtés du Rhin, 1941-1945
Seuil - L'Univers historique
ISBN : 978-2-02095-633-8
Paris, 2009
La Nuée Bleue
ISBN : 978-2-71650-632-8
Strasbourg, 2005

 


La voix du rêve
Chant de Natzweiler-Struthof
Paroles et musique de Arthur Poitevin, surnommé "Tutur"
Composé dans le Block 10, le 19 janvier 1944


Struthof - un camp nazi sur le sol français : LIV1007
Prise de son, ambiances sonores et musique : Pascal Doumange
Texte dit par Catherine Javaloyès
Une production France Bleu Alsace
Audio : la série radiophonique d'Olivier Vogel, produite par France Bleu alsace et l'Atelier de création radiophonique de l'Est.
DVD : un reportage photos de Jacques Robert sur le site et le camp de Natzweiler-Struthof, le centre européen du résistant déporté et le musée du KL-Natzweiler
Harmonia Mundi 211871


http://www.shonyalexbraun.com/


Sandor (Shony) Alex Yitzhak Braun
14 Juillet 1930, Cristuru-Secuiesc, Transylvanie, Roumanie - 4 Octobre 2002, Los Angeles, USA
Déporte à Auschwitz en Mai 1944
Transféré au camp de Kochendorf, annexe de Natzweiler-Struthof, France, puis vers Dachau
Libéré par les américains en Avril 1945, émigre aux USA.
   
From Concentration Camp
To Concert Hall
My Heart Is a Violin
Renowned Violinist Composer
and Holocaust Survivor
ISBN: 0-75969-616(7)-0(9)
with Emily Cavins
1st Books Library (2003)

 

Shalom
Shony Records Vol. 9
From Shony With Love
Shony Records Vol. 10
Live in Concert
“Symphony of the Holocaust”
for solo violin and orchestra
Dayton Philharmonic Orchestra
Isaiah Jackson
Avril 1993
Gypsy Festival
LP Impromptu Records ST-1007/1008
Excerpts from "Symphony of the Holocaust"
a) Song of the Holocaust
b) The Prayer
c) Song of Liberation
d) Commemoration
e) The joy of life and freedom
Musique du film "’68" de Steven Kovacs, 1988
Apparait dans un épisode de "Perry Mason" - The Case of the Fugitive Fraulein (1965)
et de "WKRP in Cincinnati"- Jennifer and the Will (1981)
Songs pour le film Wild At Heart de David Lynch" - "Chrysanthemum" & "Avant de Mourir" (1990) (Impromptu Records)

 

Jaap van Mesdag naît le 4 janvier 1922 à Fribourg (Suisse)
Après quelques mois, sa famille retourne aux Pays Bas. Il passe sa jeunesse à Hilversum.
Dès 1940, Jaap commence à faire « un peu » de résistance avec Ernst Sillem, son ami d’école (Baarnsch Lyceum). Ils ont dans l’idée de faire sauter un dépôt de munitions…
En 1942, les deux jeunes gens décident de s’évader de Hollande en canoë. Le seul objet personnel que Jaap a emporté avec lui est sa trompette qu'il perd dans un naufrage.
Ils sont sauvés par un navire allemand. À Rotterdam, Jaap et Ernst deviennent les prisonniers de la Sicherheitsdienst (services de renseignements de la SS).
Au bout de deux semaines, ils sont transférés dans le camp nazi d’Amersfoort (Pays-Bas). Le 17 janvier 1943, tout le camp est transféré vers Kamp Vught (camp de concentration SS). A Vught, Jaap reçoit de son père une nouvelle trompette.
Le 7 juillet, ils arrivent en Alsace au camp de concentration de Natzweiler destiné aux déportés NN (Nacht und Nebel).
Grâce à sa trompette, il rejoint l’orchestre au camp. C’est Piet van den Hurk, (chef de l’orchestre de la Radio chrétienne hollandaise), qui lui demande de faire partie des musiciens. L’orchestre joue plusieurs fois par mois. Il est composé de 12 personnes environ : un violoniste Tchécoslovaque, un Autrichien (Gozlik), écrivain qui jouait de l’harmonica, des Français, un Norvégien, un Luxembourgeois (Rogier Kouthen). De temps à autre, le dimanche, Jaap le « Musiker » est invité à jouer de la trompette pour les Autrichiens. En septembre 1944, alors que le camp de Natzweiler est évacué par les nazis qui acheminent les déportés vers l’Est, Jaap reste avec environ 400 détenus au Struthof. Il garde le Jourhaus, l’entrée du camp.
Le 22 septembre, il est transféré à Dachau. Là aussi, il joue dans l’orchestre sur l’Apellplatz.
Après la libération de Dachau le 19 avril 1945, Jaap reste encore au camp et fait partie de la « Military Guard Police ».
C’est par un bus américain que lui-même et seize autres Néerlandais regagnent les Pays-Bas.

Jaap a fait don de sa trompette et de son étui au musée du Struthof.
Il s’est éteint le 23 Octobre 2015 à Hilversum.

 

Camp de Breendonk (Belgique)
Breendonk était officiellement un camp d'accueil (Auffangslager), sur l'ancienne route Bruxelles - Anvers, destiné aux prisonniers politiques et aux juifs en attente de transfert vers l'Allemagne.
Les premiers prisonniers arrivèrent le 20 septembre 1940.
Cependant, dès après l'entrée des troupes allemandes en Russie, les gardiens SS allemands furent renforcés par des SS belges.
Il comptera au moins 3.532 détenus jusqu'en septembre 1944, dont 1.733 ne survivront pas à la guerre. 
À Breendonk même, 185 prisonniers au moins seront exécutés.
http://www.breendonk.be/

Frans Fischer
L'Enfer de Breendonck, souvenirs vécus
Labor, Bruxelles
Victor Trudo
Breendonck
Le camp du silence, de la mort et du crime

J. Dupuis Fils & Cie
1944
Jos Vander Velpen
Breendonck
Chronique d'un Camp (1940-1944)

Aden - Belgique, 2005
ISBN : 2930402075
Patrick Nefors
Breendonk 1940-1945
Emmanuel Brutsaert, Walter Hilgers (Traduction)
Racine Lannoo, 2005
ISBN : 978-2-87386-420-0
       
Chant de Breendonck
Die Sechziger
1933-1963
Lieder Des Europäischen Widerstandes gegen den Faschismus
Michele L. Straniero, Sergio Liberovici
Sangue e Libertà
Elsa Albonico
Il Bozzolo
Pläne 89002
Sony BMG Music Entertainment
74321 52481 2 5
Pläne 33 55 201 L (LP, Germany) Eterna 810 029
1967

 

Caserne Dossin de Saint-Georges (ville de Malines, Mechelen) (Belgique)

La Caserne Dossin est un camp de transit (SS-Sammellager) : on n'y passe en général que quelques jours en attendant la formation d'un nouveau convoi;
certains individus y ont néanmoins séjourné plusieurs semaines.
Les conditions de vie y sont rudes, les détenus étant brusquement plongés dans l'incertitude la plus complète.
Le premier groupe de Juifs arrive au camp en provenance d’Anvers, le 22 juillet 1942. Le 4 août 1942, le premier convoi de déportés part de la Caserne Dossin.
Jusqu’en décembre 1942, deux convois d’environ 1.000 Juifs chacun quittent le camp chaque semaine à destination d’Auschwitz-Birkenau.
Au total, entre le 4 août 1942 et le 31 juillet 1944, 28 convois quittent Malines pour la Pologne avec 24.908 Juifs, la plupart à destination d’Auschwitz-Birkenau.
Parmi eux, 5.430 enfants dont 150 n’ont même pas deux ans. S’y ajoutent quelques convois de Tsiganes (351) vers Auschwitz entre fin 1943 et début de 1944.
Le convoi N°20 sera arrêté en avril 1943 par le mouvement clandestin juif de Belgique : 231 Juifs s’échappent, mais les gardes de l’escorte tuent 23 des fugitifs.
Les Allemands ferment le camp de Malines en septembre 1944.
Un petite partie de l'ancienne caserne abrite depuis 1995 le Musée juif de la Déportation et de la Résistance (inauguré par sa Majesté le Roi Albert II le 7 mai), ainsi que les archives de la déportation.


Daniel (Daan) Sternefeld
(Anvers, le 27 novembre 1905 - Uccle, le 2 juin 1986)
Chef d'orchestre, professeur de musique et compositeur belge.
En 1935, il est nommé chef d'orchestre à l'Opéra d'Anvers. D’origine juive, il dut démissionner pendant la Seconde Guerre mondiale.
À l'automne de 1943, il passa plusieurs mois à la caserne Dossin à Malines, dans laquelle avait été établi un camp de transit pour les camps d'extermination.
Il réussit à se faire libérer probablement en soudoyant un garde (ou peut-être sur intervention de la Reine Elisabeth). Avec le soutien d'amis il put survivre dans la clandestinité à Anvers.
En 1948, il travaille à l'Orchestre Symphonique de la Radio Belge à Bruxelles, d'abord comme chef d'orchestre adjoint et de 1957 jusqu'à sa retraite en 1970 comme chef d'orchestre principal.

Symphony No. 1
Mater Dolorosa
(Interludes et Finale)
Rossiniazata (Suite Orchestrale d'après Gioachino Rossini)
Moscow Symphony Orchestra
Frederic Devreese, direction
Marco Polo 8.223813
Symphony No. 1
Mater Dolorosa
(Interludes et Finale)
Élégie, "Paraphrase sur Kol Nidrei"
Variations sur "Frère Jacques"

Brussels Philharmonic (Radio flamande)
Arturo Tamayo, direction
Etcetera KTC 4029
Marco Polo 8.225068-69 (2 CDs) Naxos 8.554500-01 (2 CDs)
La Symphonie No.1 en Ut (1943), a été composée en pleine Seconde Guerre mondiale à une époque où le compositeur vivait dans la clandestinité.
Ce journal de guerre en trois parties se fait l'écho dramatique des sentiments les plus profonds de son créateur: la peur, la tristesse et l'appel à la libération.
Mater Dolorosa
Opéra sur un livret de Willem Gijssels en néerlandais avec une traduction en anglais.
Marie Therese Letorney (la mère), Lucienne Van Deyck (la nuit),
Tom Sol (la mort), Cathérine Vandevelde (1ère naïade), Barbara Haveman (2ème naïade)
Chœur de la Radio flamande, Ensemble vocal Zeffiretti d'Anvers
Orchestre royal philharmonique de Flandre
Grant Llewellyn, direction
   
 
In Flanders' Fields, Vol. 7
Mater Dolorosa (Interludes et Finale) (1935)
Pierlala, ballet (1938)
Symphony No. 1 (1943)
Symphony No. 2 "Breugel" (1981-1983)

BRTN-Philharmonic Orchestra, Bruxelles
Meir Minsky, conducteur
Phaedra 92007 (2 CDs)
Lieder Der Europäischen Arbeiterbewegung (2004)
A.B.V.V. mars (1949)
Marcel Coole, paroles
Brecht-Eisler Choir
Thorofon CTH2208
Musique Belge Contemporaine
Frère Jacques
Cuivres et Percussion de l'Orchestre National de Belgique
Daniel Sternefeld
Decca 143.396 (LP)
 

 

Camp de Grini Fangeleir (Norvège)
Camp de concentration nazi dans la ville de Bærum, près d'Oslo. Construit en 1939 comme prison pour femmes, il fut utilisé, à partir de l'occupation nazie de la Norvège en Juin 1941,
comme camp de concentration pour les déportés politiques norvégiens. Après la guerre, il a continué son rôle de prison pour détenus de longue peine


Gerd & Otto Nielsen (1909-82)
Otto Nielsen est déporté au camp de Grini de 1943 à 1945
Chansons de Cabaret

Normann Records NOMCD3010 Normann Records NOMCD3011
Det har vi
Grinimarsjen
Det har vi
Evergreens Songs
       

 

Camps de concentration italiens

La casa rossa
Camp de Concentration de Alberobello
(Bari, Pouilles)




Charles di Moritz Abeles
(15 Août 1903, Zurich - )

Déporté à Alberobello le 28 Juillet 1940, puis transféré au Camp de Ferramonti di Tarsia

Felicita Op. 282 pour piano
Francesco Lotoro, piano
KZ Musik Vol. 1
Musikstrasse MC 2123
KZ Musik Vol. 1
Membran 231694
ISBN 978-3-86735-468-4

 

Fossoli di Carpi, Risiera di San Sabba, Borgo San Dalmazzo et Bolzano-Gries

Primo Levi, qui fut arrêté le 13 décembre 1943 dans la vallée d’Aoste à la frontière du Piémont en tant que politique, avoua qu’il était juif. Fin Janvier 1944, il fut envoyé camp de "Fossoli di Carpi", à côté de Modène (Le camp fut créé par les italiens en Mai 1942, puis passa sous le contrôle des nazis en Septembre 1943), où il resta un mois dans les baraquements réservés aux juifs.
Il parle peu de Fossoli dans son livre "Si c’est un homme" (Pocket, 1998) : "On nous fit alors monter dans des autocars qui nous conduisirent à la gare de Carpi. C’est là que nous attendaient le train et l’escorte qui devait nous accompagner durant le voyage. C’est là que nous reçûmes les premiers coups : et la chose fut si inattendue, si insensée, que nous n’éprouvâmes nulle douleur ni dans le corps ni dans l’âme, mais seulement une profonde stupeur : comment pouvait-on frapper un homme sans colère ?"
Il fut déporté à Auschwitz le 22 février 1944. Le 12 juillet 1944, les nazis tuèrent 70 antifascistes dans le camp de Fossoli. Leurs noms sont inscrits sur les murs du musée à Carpi.


Hermann Gürtler (Bolzano)
26.10.1887, Biala (Bielsko-Biała / Poland) - ?Cannobio? / Italie

Rigaudon pour piano Divertimento, flute & fagott
Pasquale Rinaldi, flute
Fernando Saracino, bassoon
KZ Musik Vol. 7 - 232524
Luca Schinai
Canti Dai Lager
Citta di Bolzano
Musica Blu
2005
Francesco Lotoro
KZ Musik Vol. 6
Membran 231789

ISBN 978-3-86735-473-8

 

Tutto passa e si scorda pour choeur
(Martinelli / Fred Raymond)
Bottega Corale Bolzano
Canti Dai Lager
Citta di Bolzano
Musica Blu
2005
Sangue e Libertà
Elsa Albonico
Il Bozzolo

 

Camp de Ferramonti di Tarsia


http://www.museoferramonti.org/

La construction du camp de concentration de Ferramonti di Tarsia (Calabre), a débuté en mai 1940.
Composé de 92 baraques, il a été le plus important camp de concentration fasciste italien, avec une population moyenne de 2000 prisonniers avec un pic de 2.700 internés atteint à l'été 1943.
Le camp était situé dans la Valle del Fiume Crati, à environ 6 km de la ville de Tarsia, dans une région marécageuse, malsaine et porteuse du paludisme.
Des juifs venant de nombreux pays y ont été rassemblés dès le 20 juin 1940. En 1941 des déportés d'Allemagne, de Pologne (transférés de Rhodes), de Slovaquie (embarqués à Bratislava, le 16 mai 1940 sur le "Pentcho") ont rejoint ceux de Ferramonti. Ils arrivaient au camp, menottés, après 6 km à pied depuis la gare de Mongrassano.
Il y avait dans le camp des activités artistiques, culturelles, religieuses (juive et chrétienne) et sportives. La culture a été particulièrement intense par le fait que de nombreux intellectuels y étaient détenus.
Des spectacles de théâtre, des concerts (choeur, orchestre), des expositions, des cours pour adultes, des conférences... ont été organisés.
À l'été 1943, une nouvelle catégorie d'internés, les anti-fascistes italiens, sont arrivés depuis d'autres lieux de détention. La malnutrition et la faim atteint Ferramonti. Le 14 Septembre 1943, le camp a été libéré par la Huitième Armée Britannique

La vie musicale était dirigée par le Maestro Lav Mirski (21 juin1893, Zagreb - 29 avril 1968, Osijek, Croatie), né Leo Fritz dans une famille juive, avait été, avant guerre, chef d'orchestre de l'Opéra de Osijek (Yougoslavie) dont il a été licencié en avril 1941 lors de la création de l'état croate indépendant. Tout d'abord déporté à Zagreb, il est interné à Ferramonti di Tarsia. Plus tard à Bari, Mirski dirige des ensembles symphoniques pour les forces alliées. Il a pu quitter l'Italie en 1943 et se rendre en Palestine, où, pendant trois ans (de 1944 à 1947) il a été le chef d'orchestre de l'Orchestre Symphonique et de l'Opéra Palestinien de Tel-Aviv. En outre, il contribue régulièrement à une station de radio de Jérusalem. (Avant la déclaration d'indépendance d'Israel de 1948). Lav Mirski retourne à Osijek en 1947 et occupe de nouveau le poste de directeur de l'Opéra, et contribuant à une renaissance de la vie musicale de Dravi (Mahrenberg).
Ses succès lui ont valu d'obtenir en 1956 le poste de directeur artistique du Théâtre National croate d'Osijek.

Kurt Sonnenfeld
(Vienne, 24 Février, 1921 - Milan, le 21 Mars 1997)
Farramonti Walzes, partition de Kurt Sonnenfeld, sur un texte allemand.
Fondazione Centro di Documentazione Ebraica Contemporanea (CDEC)
Fonds Israël Kalk, La Mensa dei Bambini
Kurt Sonnenfeld, est un compositeur juif autrichien de premier plan et de grande renommée en Italie, aux États-Unis et au Japon. Né en 1921, il fut l'élève du célèbre compositeur Edmund Eysler. Il a fui la persécution nazie en Autriche en s'exilant à Milan en Juillet 1939.
Les parents de Kurt Sonnenfeld ont été assassinés par les nazis dans le camp d'extermination de Maly Trostenets en Biélorussie. Ils sont morts, après un voyage épuisant d'un millier de kilomètres depuis Vienne, enfermés dans des camions à gaz, les camions de la mort, et asphyxiées par le monoxyde de carbone émis par les pots d'échappement. A 18 ans, Kurt Sonnenfeld avait déjà échappé à deux descentes de police, mais en 1940, il est définitivement arrêté à Milan et détenu, pendant des semaines, dans la prison de San Vittore. En Février 1941, s'en suivit la longue détention dans le sud de l'Italie dans le camp de concentration de Ferramonti-Tarsia (Cosenza). Il a survécu au paludisme dans cette vallée de la Calabre.
Dans ses mémoires il écrit : "C'était un lieu aride et désert, où le paludisme se propageait, qui était composé de plusieurs dizaines de baraques alignées et entourées de collines. Heureusement pour moi, j'ai été affecté à la baraque numéro 14, où il y avait déjà deux jeunes hommes, dont l'un nous a fait entendre chaque jour, le son de l'accordéon et de la guitare (...)".
Libéré en 1943, il retourne à Milan où il vit et travaille jusqu'à sa mort en 1997. La Bibliothèque du Conservatoire de Milan conserve le fonds "Locatelli-Sonnenfeld", corpus des manuscrits autographes du compositeur. On peut également y trouver les programmes des concerts instrumentaux, chanteurs solistes, chœurs, ballets et nombreux autres évènements musicaux.

Camp de Campagna


Camp d'internement de Campagna (ville près de Salerne dans l'Italie du Sud) établi par Benito Mussolini en 1940. (2)

Gianluca Petroni
Gli Ebrei a Campagna durante il secondo conflitto mondiale
Edizione Comitato "Giovanni Palatucci" (Campagna, 2001)

WalterWolff
Bad Times, Good People: A Holocaust Survivor Recounts
His Life in Italy During World War II
Whittier Publication (1999)
ISBN : 978-1-57604-091-1

Il était réservé aux juifs et aux étrangers et était composé de deux camps.
Le premier utilisait d'anciennes baraques, Concessione. L'autre nommé Camp de San Bartolomeo, était situé dans un ancien couvent attenant à l'Église de San Bartolomeo (1). (encore en service)
Il y avait environ 250 à 350 Juifs (uniquement des hommes) qui pouvaient rencontrer la population pendant la journée.
L'activité intellectuelle incluait lecture et musique. Les visites de familles étaient autorisées et la pratique religieuse pouvait se dérouler dans une synagogue (3) aménagée dans l'ancien couvent
Un couvre-feu était établi mais la nourriture était celle des autres habitants.


Camp de Concentration de Campagna, San Bartolomeo, 1940.
Quatuor à cordes (Walter Wolff 3ème à partir de la droite).
Trois internés jouent des instruments à cordes. (Walter Wolff, debout à gauche).
Archives personnelles de Walter Wolff. (2 Mai 1917 - 7 Juin 2007)

 

Camps de concentration italiens en Libye


Camps de El_Agheila et de Giado

Pendant la 2ème guerre mondiale, l'Allemagne, L'Italie et la France de Vichy  ont interné des milliers de Juifs des territoires qu'ils contrôlaient en Afrique du Nord. Actuellement, plus de 110 camps de travail forcé ont été identifiés au Maroc (30), Algérie (37), Tunisie (37), et Libye (7). Près de 100,000 personnes ont été internées dans les camps de concentration libyens : Giado, Suluq, El Magrun, Abyar, El Agheila, Sidi Aziz, Buqbuq.

Camp de Concentration de Giado (Jadu, جادو)

Après la 2ème retraite britannique de Libye vers l'Égypte achevée le 27 janvier 1942, les Italiens décrètent le nettoyage ethnique de la province (sfollamento). Le 7 février 1942, Benito Mussolini, Duce d'Italie, ordonne que les Juifs de Cyrénaïque soient évacués de la zone de guerre pour éviter que ceux-ci ne collaborent avec les Anglais. Entre mai et fin octobre, quelques 2600 personnes parmi les 3000 présentes, sont transférées par convois de 8 à 10 camions et après 5 jours de voyage, arrivent au Camp d'Internement de Giado. Il avait été construit par les autorités fascistes italiennes, sur le plateau de Tripolitaine dans le Djebel Nefoussa, à environ 240 Kms au sud de Tripoli. Le camp est administré par des officiers italiens. Les gardes sont italiens et arabes. Devant les conditions sanitaires miséreuses une épidémie de typhus éclate en décembre 1942. Lorsque les britanniques libèrent la camp en janvier 1943, 526 internés sont morts. Les autres seront fusillés pendant que les forces de l'axe tentent de s'enfuir.

 

Camp de Giado
Anonyme : D'après le Psaume 107
Hallelujah am niv'ra

Rav Shalom Bahbout, hazan
KZ Musik Vol.20 - MC2219

 

L'Holocauste en Hongrie


US Holocaust Memorial Museum

«In Memory of László Gyopár (1916–1944), István Székely, Ödön Taubner, László Weiner, fellow composition students at the Ferenc Liszt Hungarian Academy of Music during 1937-1940,
who lost their lives while serving in forced-labour units for Jews in the Hungarian Army during World War II».

A la suite de la publication des lois discriminatoires de 1938 à 1941, qui ont limité la participation juive dans l'économie et la société, certaines grandes institutions ainsi que les usines sont tenues de déclarer leurs employés juifs. Le 20 Novembre 1940 la Hongrie signe un traité avec l'Italie et le Japon, rejoignant ainsi officiellement les puissances de l'Axe dirigées par l'Allemagne nazie.
Les musiciens juifs sont contraints d'exercer leur art dans le cadre de l'OMIKE (Országos Magyar Izraelita Közművelődési Egyesület), Association Juive de Hongrie pour l'Éducation Nationale.
L'OMIKE a également mis en place une école de musique pour les étudiants et les professeurs dont les postes avaient été supprimés. Il a organisé des concerts de musique de chambre et d'orchestre ainsi que des représentations d'opéras. Souvent, les artistes étaient réquisitionnés pour les travaux forcés et devaient être remplacés. Des artistes tels que Dezső Ernster, Janos Starker, Robert Gerle, Viktor Adler, et Annie Fischer ont participé à ces concerts. De nombreux artistes non juifs, par solidarité avec leurs collègues, ont également participé à ces activités alors que cela leur était interdit.
En dépit des efforts développés pour sauver ces artistes, des dizaines de musiciens hongrois, et parmi eux 22 compositeurs, sont tombés, victimes des nazis et de leurs alliés. Leurs vies et leurs oeuvres ont été complètement oubliées, non seulement par leurs compatriotes, mais par la majorité des musicologues et des historiens.

La conscription des Juifs pour le travail forcé commence et 50.000 d'entre eux sont envoyés dans des "bataillons de travail forcé" (munkaszolgálatos). - Bereck (dans les Carpates à la frontière roumano-hongroise), Elöpatak (Transylvanie, aujourd'hui Vilcele, Roumanie), Volóc (aujourd'hui en Ukraine), Stanislav (aujourd'hui Ivano-Frankivsk, Ukraine).- Certains sont envoyés vers le front de l'est. Le taux de mortalité dans ces unités est équivalent à celui des déportés dans les camps de concentration et d'extermination. Dans la période qui suit l'entrée de la Hongrie en guerre contre l'Union soviétique en 1941 jusqu'à l'occupation de la Hongrie par l'armée allemande le 19 Mars 1944, la politique anti-juive hongroise a entraîné la mort, dans les déportations et les camps de travail forcé, de plus de 15000 membres de la communauté juive de Budapest. A la fin de la guerre, une centaine d'entre eux restaient en vie. Parmi ces "conscrits" se trouvaient des musiciens comme István Anhalt, György Justus, Sándor Kuti, György Ligeti, Sándor Rozsnyai, Rezső Seress, Janos Starker, Sándor Vándor, Lazlo Varga, László Weiner, Leó Weiner.

En 1944, sous la direction de Eichmann, quelques 470.000 Juifs vivent à l'intérieur des frontières "élargies" de la Hongrie (après l'annexion des parties de la Tchécoslovaquie, de la Roumanie et de la Yougoslavie). Entre mai et juin de cette année là, 173 trains ont déporté 401.000 Juifs, la plupart d'entre eux vers Auschwitz. Parmi eux 12.000 venaient de Budapest. En Mars 1944, les organisations juives sont dissoutes et remplacées, par décision de Adolph Eichmann, par un Conseil juif "Zsidó Tanacs". Les Juifs doivent porter l'étoile jaune. La liberté de circulation est limitée et de nombreux bâtiments sont  expropriés. Les licences professionnelles et les journaux juifs sont suspendus. Le 30 Juin 1944, les Allemands commencent à concentrer les Juifs dans certaines parties de la ville. En Juillet 1944, Adolph Eichmann ordonne la déportation à Auschwitz de 1200 Juifs qui avaient été emprisonnés au camp de Kistarcsa pour avoir tenté de quitter la ville sans autorisation.

En octobre 1944, les antisémites du parti hongrois "Arrow Cross", dirigé par Ferenc Szálasi, prennent le contrôle de la Hongrie. Le nouveau gouvernement commence immédiatement l'élimination des Juifs, tuant 600 personnes dans les premiers jours. Les documents et les certificats permettant aux juifs de rester dans la ville et d'y travailler ne sont plus valables. Le 20 Octobre 1944 Eichmann ordonne que tous les hommes âgés de 16 à 60 soient envoyés pour creuser des fortifications contre l'approche de l'armée soviétique. Près de 50.000 hommes effectuent ces marches de la mort. Trois jours plus tard, les femmes et les enfants ont été forcés de les rejoindre. Puis, ils sont transférés à la gare frontière à Hegyeshalom. Les autres Juifs furent concentrés dans deux ghettos.

À la fin du mois de Décembre 1944, il y avait environ 70.000 personnes dans le ghetto, des dizaines de milliers d'autres ont trouvé refuge dans le ghetto international, où les diplomates des pays neutres, tels que le Suisse Carl Lutz et le Suédois Raoul Wallenberg, leur délivrent des documents de protection. Les organisations sionistes ont également fourni des documents falsifiés afin de sauver des Juifs. Près de 100000 certificats de protection ont ainsi été délivrés à Budapest. 2748 Juifs ont été cachés dans des monastères et des églises. 76.000 ont été remis aux Allemands avant que l'armée soviétique ne prenne la ville le 17 Janvier 1945. En tout, plus de 50% des Juifs de Budapest ont péri dans l'Holocauste. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, il restait quelques 90.000 juifs à Budapest.

Diplomatie dangereuse,
Carl Lutz, l'homme qui a sauvé les juifs de Budapest

Theo Tschuy
Traduit de l'allemand par Jacques Lasserre
Editions Georg, 2005
ISBN : 2825708968

Holocaust City
The Making of a Jewish Ghetto

Tim Cole
Kindle Edition, Brunner-Routledge, 2003
ISBN : 0415929695

Les Justes des Nations,
de Raoul Wallenberg à Oskar Schindler

Daniel Pierrejean
Editeur Indépendant, 2007
ISBN : 2353351565

 

"Ősi Hittel, Becsulettel a Hazáért!"
"La foi antique et l'honneur de la patrie!"
OMIKE
Klein Mór, Kellér Andor,
Dr. Weiller Ernő, Ballagi Ernő (Auteurs)
Magda Horak, Budapest 1998
ISBN : 978-9-63812-846-1
Concert de l'OMIKE du 31 mars 1941
Conductor Frigyes Sándor
(Országos Magyar Izraelita Közművelődési Egyesület)
Association Culturelle Nationale Juive de Hongrie
1909-1944
Cendrier Juif de l'année 1942
Publié par l'OMIKE 

 

István Anhalt
12 avril 1919, Budapest
24 février 2012, Kingston, Ontario
György Justus
24 Avril 1898, Budapest
Janvier 1945, Budapest
Sándor Kuti
18 Mai 1908, Budapest, Hongrie
Avril 1945, Allemagne
György Ligeti
28 mai 1923, Diciosânmartin, Roumanie
(Dicsöszentmárton, en hongrois -
aujourd’hui Târnăveni)
12 juin 2006 à Vienne
Rezső Seress
Rudolf Spitzer ou Rudi Spitzer
3 novembre 1889, Budapest
11 janvier 1968, Budapest
         
Janos Starker
(Hébreu : יאנוש סטארקר‎)
5 juillet 1924, Budapest
28 avril 2013, Bloomington, Indiana
Interné sur l'île de Csepel
(Csepel-Sziget)
Sándor Vándor
1901, Miskolc, Hongrie
Novembre 1944
Camp Sopronbánfalva
Laszlo Varga
1893, Karcag, Jasz Nagykun Szolnok, Hongrie
?
László Weiner
9 Avril 1916, Szombathely
25 juillet 1944, Lukov
Leó Weiner
16 avril 1885, Budapest
13 septembre 1960, Budapest

 


"Az Elökelö Négyesfogat" "L'illustre Quatuor"
Sándor Rozsnyai (premier à gauche), compositeur (2 février 1896, Bucarest - 1944, Camp Sopronköhida).
Il ne porte pas l'étoile jaune parce que sa femme est chrétienne.
Cela ne l'empêchera pas d'être assassinée avec son mari
©László Karsai Ph.D.

In Memoriam
olokausz-áldozat magyar zeneszerzők
Hungarian Composers Victims of the Holocaust
Pál Budai (?-1944-1945?) : Short Dances from the Ballet “Doll Doctor” for 2 pianos
Elemér Gyulai (1904-1945) : Lullaby for mezzo-soprano & piano; Air for piano
György Justus (1898-1945) : Jazz Suite for piano
Sándor Kuti (1908-1945) : Sonata for violin solo; Serenade for String Trio
Sándor Vándor (1901-1945) : Air for cello & piano
László Weiner (1916-1944) : Duo for violin & viola
Hungaroton HCD 32597

 

Concerto for Flute, Viola, Piano and String Orchestra
Kaspar Zehnder, flute & conductor
Milan Radič, viola
Eva Aroutunian, piano
Cappella Istropolitana (Robert Mareček leader)
Arco Diva UP 0053-2 131
2012
Az der Rebe Elimelech
Ferenc Jávori (Piano)
I'm A Slave To Your Beauty
Hebrew, Sephardi & Yiddish Songs
Julia Fuzfa (Mezzo Soprano)
Hungaroton HCD 31811
Sonata for Viola and Piano
Yumiko Yamamoto, viola
Bruce Voight, piano
Centre of Harmony
2003
Duo for Violin & Viola
Sonata for Viola & Piano
String Trio, Serenade
Concerto for Flute, Viola, Piano & Chamber Orchestra
Hungaroton HCD 32607

2009
       
   
The Hungarian Viola
Sonata for Viola and Piano
Máté Szücs, viola
Oliver Triendl, piano
Hanssler Profil 14022
Rec. : 2013
Rel. : 11.8.2014
Through the Centuries, vol. 1
Duo for violin and viola (1939)
Annette-Barbara Vogel (violin)
Daniel Sweaney (viola)
Blue Green Recording BGR269
Rec. : Ontario, Sep. 2010; Florida, Jan. 2011
Rel. : 2013
   
László Weiner
(9 avril 1916, Szombathely - 25 juillet 1944, camp de travail forcé de Lukov)
   
Sándor Kuti
(18/05/1908 – ??/04/1945)
Sándor Rozsnyai
(Bucarest, 2/02/1896 - Sopronköhida, 1944)
Sonata for violin solo (Juillet 1944)
Giovanni Zonno, violon
KZ Musik Vol. 22 - MC2221
Dunapalota Rag
Bohém Ragtime Jazz Band
Hungarian Rag
MC: BC 5009
CD: TR-HSJR 2004

 (Tandem Records-Hungarian Society for Jazz Research)
1994
Dunapalota Rag
George Vukán, piano
CD: TR-HSJR 2001
(Tandem Records-Hungarian Society for Jazz Research)
1992
Jest Tylko Jedna Miłość
(Sandor Rozsnyai - Zenon Friedwald)
Mieczysław Fogg
Warner Music 07476 69369 (Poland)
2008
Odeon (Mx Wo1912)
1936
Chór Dana
Odeon 271261 (Mx Wo1920)
1936

 

Eagle Minds
Alan M. Gillmor
Selected Correspondence of Istvan Anhalt and George Rochberg
(1961-2005)
Wilfrid Laurier University Press (2007)
ISBN : 978-1554580187
István Anhalt
Budapest, 12 avril 1919 - Kingston, Ontario, 24 février 2012
Naturalisé canadien 1955
Pathways and Memory
De Robin Elliott, Gordon Ernest Smith
McGill-Queen's University Press - MQUP (2001)
ISBN : 978-0-77352-102-5

Élève de Kodály en 1936, il commence ses études à l'Académie de musique de Budapest de 1937 à 1941.
En 1942, il est assigné par l'armée hongroise à une unité de travaux forcés (petit village de Transylvanie roumaine, appelé Elöpatak).
Deux ans plus tard, il réussit à s'échapper et demeure caché jusqu'à la fin de la guerre dans las montagnes des Carpates.
Il est d'abord abrité dans un Monastère Silésien par le Père Supérieur János Antal, puis par des amis à Budapest, le violoncelliste Jeno De Kerpeley et son épouse Teresa.
Grâce à son insistance, en 1990, les De Kerpeley et le Père János Antal ont été reconnus comme Justes parmi les Nations par le Mémorial de Yad Vashem.
Il passe ensuite trois ans à Paris, étudiant la direction d'orchestre au Conservatoire avec Louis Fourestier et prenant des leçons particulières chez Nadia Boulanger (composition) et Soulima Stravinsky (piano).
Anhalt émigre au Canada en 1949 et est  nommé à la faculté de musique de l'Université McGill où il reste de 1964 à 1971.
En 1969, il est professeur invité à l'Université d'État de New York à Buffalo et, en avril 1972, il retourne à Budapest donner des conférences sur l'écriture vocale contemporaine à l'Académie de musique. Directeur de la faculté de musique de l'Université Queen's de 1971 à 1981, il prend sa retraite en 1984 avec le titre de professeur émérite.
http://www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/istvan-anhalt

 
Glenn Gould
Canadian Music from the 20th Century
CBS 32 11 0046
(LP)
1967
The Glenn Gould Edition
Glenn Gould Plays Contemporary Music

Sony Classical SMK52677
1992
Eitan Cornfield - Anhalt Documentary
The Tents of Abraham - A Mirage-Midrash

Kingston Symphony, Glen Fast
Phyllis Mailing - Foci
Kingston Symphony
Ensemble instrumental de Montréal
Istvan Anhalt
Centrediscs 229326
2004
 
Fantasia for Piano (1954)
Recording: 07/1967

 


Leó Weiner (1958)
(1885-1960)

Enregistrements de Leó Weiner chez Hungaroton

Három magyar népi tánc (1941)
Danses populaires hongroise pour piano
Style Hongrois
Works for Solo Piano
Eroica 3278
Jane Solose, piano
2005
Danses populaires hongroise pour violon et piano
Transcription de Tibor Ney
Hyperion CDA 67735
Hagai Shaham, violon
Arnon Erez, piano
2009
Danses populaires hongroise pour piano
István Kassai, piano
Hungaroton HCD 31777
Danses populaires hongroise pour piano à 4 mains
István Kassai, piano
(Playback)
Hungaroton HCD 31921

 


 Lajos Delej (27/12/1923, Berlin - 17/02/1945, Buchenwald) était un composteur Juif Hongrois.
Il est probable qu'il fut soumis au travail obligatoire lors de l'invasion allemande en mars 1944.
Il est par la suite affecté dans le "Ghetto International" de Raoul Wallenberg
Mais il est finalement arrêté par le parti pro-nazi hongrois "Arrow Cross".
Le jour de Noël 1944, il est déporté au Camp de Concentration de Buchenwald (mat. 25.786)
Il y décède le 17 Février 1945

Cello sonata : II. Scherzo
Janos Starker
Warner Legacy 0825646341252
(10 CDs Box Set)
06/10/2014

 

Chansons Juives de Cabaret dans les Camps de Travail Forcé

György Lóránt (b. 1921) et Sándor Adler (b 1907.) exécutés le 31 mars 1945 à Balf-Sopronbánfalva.
Jenő Heller (b. 1906) et György Róth (b. 1908) exécutes en février 1945 à Nagycenk.
Jenő Daszkál (A survécu à l'Holocauste) . Il a publié ces 8 chansons à la fin des années 1940.
Le destin de László Szenes reste inconnu.

Pamphlets du Duo László Szenes-Jenő Daszkál
Chansons "At Szentkirályszabadja", “Búcsúinduló” (Farewell March), Chœur "Minden elmúlik egyszer” (Everything Goes Away).
Écrits et interprétés dans le Théâtre du Camp de travail forcé de Szentkirályszabadja (près de Veszprém, Hongrie Centre-Ouest) lors de la construction d'un aéroport militaire

 

L'Holocauste en Yougoslavie (Serbie & Croatie)

Occupation fasciste de la Yougoslavie Camps de Concentration en Croatie et en Serbie
Cartes © Wikipedia
   

Entrée du Camp de Jasenovac
Croatie
Camp de Staro Sajmište
Serbie
Camp de Stara Gradiška
Croatie

Most prominent Jewish composers in Yugoslavia
Rikard Švarc (Richard Schwarz) (Zagreb, Croatia, 1897 – Jasenovac, 1943?)
Žiga Hirschler (Velika Trnovitica (near Bjelovar, Croatia), 21 Mars 1894 - Jasenovac, 1941)
Pavao Markovac (Zagreb, 5 IV 1903 -. Zagreb, le 17 Juillet 1941)
Oskar Jozefović (Karlstadt (Karlovac), Croatia, 22/09/1890 - Spalato (Split), Dalmatia, 11/06/1941, suicide)
Robert Herzl ( )
Erich Elisha Samlaich (Karlovčić, Serbia, 13/07/1913 - Jasenovac, 1944?)
Ladislav Greenbaum-Grinski (Virovitica, Croatia, 1904 - Camp de Staro Sajmište (Старо Сајмиште), Belgrade, Independant State of Croatia, 1941, Pendaison)
Borislav Ševa (Petrov Gaj (Peter's Forest near Prijedor), Bosnia (now part of Serbia), in 1918 - Piskavica, 2001) Survivant de Jasenovac

Egon Berger
Jasenovac. Un camp de la mort en Croatie
Éditions des Syrtes
Traduction du serbo-croate par Marko Despot
Préface de Veljko Djuric Misina
Postface de Luna Jurgenson
ISBN : 978-2-94052-326-9
2015
Philippe Bertinchamps
Staro Sajmište, un camp de concentration en Serbie
Éditions Non Lieu (2012)

Préface d’Esther Benbassa
Christopher R. Browning, Jovan Byford, Jasmina Ðokić, Bernard Lory,
Milan Koljanin, Menachem Shelach, Roland Vasic,
Marta Vukotić Lazar
ISBN : 978-2-35270-127-9

Ladislav Greenbaum-Grinski Žiga Hirschler Enriko Josif Oskar Jozefović Borislav Ševa

 

Bruno Bjelinski, born Bruno Weiss
1er Novembre 1909, Trieste, Monarchie Austro-Hongroise
(aujourd'hui Italie)
3 Septembre 1992, Zagreb, Croatie
Interné en Camp de Concentration en 1943.
Il s'en échappe et rejoint les Partisans sur l'île de Korčula.
Sonate pour Clarinette et Piano
Clarinet Recital
Crystal CD735

Michael Edwards, clarinette
Timothy Bach, piano
Enriko Josif
Psalmodie, pour flûte alto et harpe
Aleksandra Ivanović, Miodrag Azanjac, Josip Pikelj

Réclusion, pour orchestre symphonique
Belgrade Philharmonic Orchestra
Chef d'orchestre: Vasilij Sinajski

Invocations, pour ensemble de flûtes, deux cors et harpe
Ensemble de flûtes
Izudin Čavrković, Vladimir Polikarpov, cors
Ruzica Petrovic, harpe
Miodrag Azanjac, direction

Začarani klavír / Enchanted Piano
Croatia Records 5929413

Tamara Jurkić Sviben
2011
Rikard Švarc (Rikard Schwarz)
Suite pour enfants
Žiga Hirschler
Tri bizareske

 

Camp de Terezin (Theresienstadt) (Tchécoslovaquie)
       

 

Camp de Westerbork (Pays-Bas)